Pol Espargaró juge "impossible" les "dangereux" GP sur deux jours

Pour Pol Espargaró, le constat est sans ambiguïté : le MotoGP ne peut pas aller vers une organisation des Grands Prix sur deux jours après l'expérience faite à Termas de Río Hondo.

Pol Espargaro, Repsol Honda Team

Photo de: MotoGP

Andrea Dovizioso se disait curieux de découvrir un format sur deux jours qu'il avait lui-même proposé par le passé, Pol Espargaró en est d'ores et déjà un pourfendeur. À Termas de Río Hondo, les concurrents du MotoGP se plient à un Grand Prix d'Argentine au planning plus resserré que jamais, conséquence des ennuis logistiques provoqués par le retard du fret aérien en fin de semaine.

Dans une saison elle aussi condensée, avec pas moins de 21 Grands Prix au calendrier, les événements ont inévitablement remis sur la table la question d'organiser les week-ends sur deux jours, en marge de ce test grandeur nature organisé en Argentine par la force des choses.

Samedi, les pilotes n'ont disposé que de deux heures d'essais libres, réparties sur deux séances EL1 et EL2, avant d'enchaîner rapidement avec les qualifications. Contraint de passer par la Q1 avant d'accrocher une belle quatrième place sur la grille de départ lors de la Q2, Pol Espargaró n'a franchement pas aimé cette situation "stressante". L'Espagnol y voit clairement un danger pour les pilotes.

"C'était très stressant", souffle-t-il. "La journée était stressante en elle-même, nous n'avions pas besoin d'y ajouter d'autres choses. Mais j'ai chuté, je suis passé par la Q1, je n'avais pas assez de pneus pour la Q2. Putain, tout est allé de travers, mais avec une fin heureuse. Mais tout n'était pas bon, c'était super stressant."

"Prendre des décisions au dernier moment pour changer la moto a finalement fonctionné. Mais c'était serré, tout était serré, en dernière minute. Ce programme, certains y pensaient pour l'avenir et se disaient que ça allait peut-être marcher. Pour moi, c'est impossible. Pas moyen de courir comme ça, c'est très stressant et très dangereux car nous attaquons à la limite avec ces motos, avec très peu de connaissance du circuit, de la moto en piste, et des pneus. C'est difficile."

Pol Espargaró lors des qualifications en Argentine, samedi.

Pol Espargaró lors des qualifications en Argentine, samedi.

Sur un plan plus personnel, cette journée aux allures de montagnes russes vécue hier par Pol Espargaró est "difficile à croire", mais l'avoir conclue sur une excellente note a regonflé sa confiance.

"Avant la Q1, j'ai fait le premier run après la chute en EL2, j'ai fait 1'39"3", explique-t-il. "Nous ne savions pas si je pourrais me qualifier, mais nous avons continué à nous battre et à travailler, et avec le second pneu nous avons attaqué à la limite et j'ai failli tomber dans le dernier virage à cause d'un énorme guidonnage."

"Mais ce chrono m'a donné les sensations dont j'avais besoin pour croire en moi, la moto a commencé à être meilleure avec les changements que nous avons faits pour la Q2. La piste avait plus d'adhérence, et plus il y a de grip, plus je suis rapide, et je pense que je tire un plus gros avantage que les autres de cette situation. J'ai finalement pu me qualifier quatrième, mais c'était dur."

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