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Un succès important pour Fernández : "Je pleurais un peu dans le dernier virage"

Alors que son avenir en MotoGP est incertain, Raúl Fernández accueille avec émotion sa victoire lors du sprint au GP d'Italie. L'Espagnol a fait les bons choix tout au long de la journée et se réjouit que Trackhouse l'ait suivi pour chacun d'entre eux.

Raúl Fernández s'est offert un peu plus qu'une simple victoire ce samedi au Mugello. Le pilote Trackhouse connaît des résultats très inconstants mais il a déjà prouvé sa valeur en remportant le GP d'Australie l'an passé, avant d'avoir parfois plus de mal à se battre avec les leaders.

Lors du sprint au GP d'Italie, il a pris le pouvoir face à Marco Bezzecchi au départ mais a été doublé par Marc Márquez au premier virage, avant de s'emparer de la tête quelques virages plus loin. Il n'a plus lâché la première place, même si Jorge Martín s'est rapproché après une petite erreur.

Alors qu'il sait qu'il doit faire ses preuves en ce moment, Fernández n'a pas caché son émotion. "Je pleurais un peu dans le dernier virage", a-t-il confié face à la presse internationale, dont Motorsport.com, en jugeant ce succès à part, dans un contexte qui a changé depuis sa victoire à Phillip Island.

"Je pense que c'est une victoire très différente. Ce n'est pas la victoire dans le Grand Prix mais c'est important dans le moment actuel. Ce n'est pas la plus belle. Ce n'était pas facile."

Raúl Fernández n'a pas été réellement menacé par Jorge Martín.

Raúl Fernández n'a pas été réellement menacé par Jorge Martín.

Photo de: Gold and Goose Photography / Getty Images

"C'est très important pour moi parce que cette fois, ma famille et mon frère [Adrián Fernández, qui roule en Moto3] sont avec moi. Ils me soutiennent toujours quand la situation n'est pas idéale, ils me font confiance, ils sont à mes côtés. C'est important. On a fait un très bon travail aujourd'hui ce week-end, on a aussi fait un très bon travail en Catalogne mais c'était parfait aujourd'hui."

"Je suis super ému parce que quand les résultats ne viennent pas et que tu continues à travailler, tout finit par arriver", a ajouté Fernández. "Ça a été la clé. Je ne peux pas dire à 100% quelle est la situation. Je crois vraiment en l'équipe, elle fait un très bon travail et ils me font toujours confiance."

Quand il dit ne pas pouvoir tout dire, Fernández parle-t-il de son avenir ? "Peut-être. Je ne peux rien dire", a-t-il simplement répondu. Sa présence chez Trackhouse après la saison 2026 est en tout cas incertaine, ce qui donne une dimension particulière à ce sprint dominé.

"Je fais de mon mieux, je vais faire de mon mieux", a promis Fernández. "Je ne vais pas penser à l'année prochaine."

Raúl Fernández n'est pas certain de rester chez Trackhouse en 2027.

Raúl Fernández n'est pas certain de rester chez Trackhouse en 2027.

Photo de: Gold and Goose Photography / Getty Images

"Comme je l'ai dit hier et jeudi, j'ai eu une très bonne discussion avec Justin [Marks, le propriétaire de l'équipe]. Je ne sais pas, je suis très professionnel. Jusqu'en 2026, je serai un pilote Trackhouse et je ferai le meilleur pour eux, parce qu'ils le méritent."

Un succès venu récompenser de bons choix

Cette confiance mutuelle a été déterminante dans la victoire de Raúl Fernández ce samedi. Dans la matinée, l'Espagnol a dû passer par la Q1 et il y a été le plus rapide, ce qui lui a permis de passer en Q2, où il a pris la piste avec un pneu medium à l'arrière, un choix inhabituel en qualifications. Mais Trackhouse a accepté sa stratégie et il a pris la deuxième place.

"Ce matin, après les qualifications, j'ai décidé de prendre le medium arrière et personne n'a questionné ma décision. C'était complètement l'inverse, ils m'ont fait confiance, ils m'ont soutenu. C'est incroyable d'avoir une équipe comme ça avec soi."

Fernández a encore opté pour le medium avant le sprint, ce que Martín a été le seul autre pilote à faire. Le tendre poussait trop sa moto vers l'avant dans les phases de freinage : "C'est exactement ça."

"Tout le monde pouvait choisir le medium", a relevé Fernández, encore une fois ravi que Trackhouse l'ait suivi dans sa stratégie : "Quelle qu'en soit la raison, on a cru en mes sensations, l'équipe a cru en mes sensations. Ça a été la clé."

Raúl Fernández a vite pris le commandement lors du sprint.

Raúl Fernández a vite pris le commandement lors du sprint.

Photo de: Gold and Goose Photography / Getty Images

Ces bons choix ont mené Raúl Fernández à la victoire, avec pour seule alerte sa petite erreur en fin d'épreuve : "Quand Jorge est revenu, c'est parce que j'ai fait une erreur et j'ai surchauffé le pneu arrière. J'ai essayé de préparer la cartographie au milieu du tour et je suis sorti large dans l'Arrabbiata 2. J'ai fait une erreur."

"Quand j'ai vu que j'avais fait une erreur et que Jorge revenait, j'ai décidé de tout préparer, de rouler de nouveau à mon rythme. Si en roulant à mon rythme, Jorge m'avait doublé, je n'en aurais pas eu plus parce que j'étais à 100%. Je me suis détendu, j'essayais de prendre du plaisir."

Raúl Fernández estime que la maturité prise au cours des derniers mois a été récompensée ce samedi. "Il faut toujours essayer d'être un meilleur pilote", a-t-il souligné, en se félicitant d'avoir réussi à ajuster son approche : "Quand on fait des erreurs, il faut en tirer les leçons. Parfois, plus jeune – je suis encore jeune parce que j'ai 25 ans – on fait beaucoup d'erreurs mais il faut apprendre des erreurs."

"Je me souviens d'une discussion avec Davide [Brivio, le patron de Trackhouse]. Il m'a expliqué qu'on peut faire une erreur mais pas la refaire, parce qu'il faut apprendre. C'est peut-être la même chose dans ma personnalité : j'essaie d'être calme, de ne pas m'énerver. J'essaie d'être une meilleure personne."

Fernández a vécu cette folle journée sans être en excellente forme. Comme Fabio Di Giannantonio vendredi, il été le plus performant tout en ayant des maux de ventre.

"J'ai mal à l'estomac. Je n'ai pas trop mangé depuis ce matin. Je suis très mal à l'aise au niveau du vendre maintenant, je ne sais. Je vais voir les médecins pour voir comment bien récupérer pour demain parce qu'il est important de bien manger et de bien préparer la course pour demain."

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