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Jack Miller proche d'une décision pour son avenir après le MotoGP

Alors que les rumeurs se multiplient quant à son éventuel passage en WorldSBK, Jack Miller donne quelques indications sur la direction qu'il pourrait en effet prendre la saison prochaine.

Jack Miller, Pramac Racing

Photo de : Alexander Trienitz

Jack Miller s'est fait une raison : il n'y aura plus de place pour lui sur la grille MotoGP la saison prochaine. Bien que la nouvelle n'ait pas encore été officialisée, l'Australien sait que son guidon actuel chez Pramac est promis au jeune Izan Guevara, tandis que Toprak Razgatlioglu conservera son poste, comme prévu. Yamaha a également fait son choix pour son équipe d'usine, où Jorge Martín sera associé à Ai Ogura.

Alors que se profile la fin d'un marché intense, Miller fait partie de ceux qui n'ont pas réussi à échapper à la vague de nouvelles arrivées en provenance, principalement, du Moto2. Il a néanmoins entamé des discussions avec Yamaha afin d'assurer son avenir différemment et, à son arrivée à Silverstone cette semaine, il a clairement indiqué qu'il pourrait rejoindre le WorldSBK.

Lorsqu'il lui a été demandé s'il discutait avec Yamaha au sujet de 2027, le pilote de 31 ans a répondu sans détour : "Dans d'autres championnats, oui. On parle avec tout le monde et on essaye de comprendre quelle est la meilleure voie pour moi en vue de la suite. Je suis impatient de voir. J'espère avoir des nouvelles à vous donner dans les prochaines semaines. Et si ça n'est pas le cas, eh bien tant pis."

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Jack Miller, qui court depuis 12 ans dans la catégorie MotoGP après l'avoir rejointe directement depuis le Moto3, est pressenti pour remplacer Xavi Vierge dans les dérivées de la série la saison prochaine. Interrogé pour savoir si Yamaha et lui étaient sur la même longueur d'onde dans les négociations, il a réaffirmé son souhait de continuer à travailler avec le constructeur japonais, avec lequel il a décroché deux podiums aux 8 Heures de Suzuka.

"Je pense qu'on est sur la même longueur d'onde", a-t-il déclaré. "J'ai beaucoup apprécié de travailler avec Yamaha. C'est indéniable. Il y a à peine quelques semaines, on était à Suzuka : je ne le ferais pas si je n'aimais pas travailler avec eux. Je collabore avec les Japonais et l'ensemble de la direction impliquée."

"Il y a bien sûr certaines choses [à régler]. Je ne sais pas qui divulgue des informations aux médias, mais on dirait qu'à chaque fois que l'on discute, ça finit dans la presse. Je pense que leur bureau est sur écoute. En tout cas, on va bien voir ce que l'on peut faire avec eux."

Une expérience avec Michelin à exploiter en WorldSBK ?

2027 sera une année de bouleversement pour le MotoGP, avec l'entrée en vigueur d'un nouveau règlement technique et l'arrivée d'un nouveau manufacturier. Mais alors que Michelin va céder la place à Pirelli en Grand Prix, le mouvement inverse se produira en WorldSBK. Ce changement pourrait profiter à ceux qui seront alors d'anciens pilotes de Grand Prix, habitués aux pneus français, et ce même si les spécifications ne seront pas exactement les mêmes.

"Après avoir discuté avec Piero [Taramasso, responsable deux-roues chez Michelin Motorsport, ndlr] et avoir compris quel était le projet au niveau des pneus là-bas, je me dis qu'après avoir fait ces 11 ou 12 dernières années avec Michelin, je peux apporter certaines informations", a souligné Jack Miller.

"En même temps, la Ducati est extrêmement performante là-bas, alors il faut également comprendre ce que l'on va faire, quelles mesures seront prises [chez Yamaha] pour essayer de battre ces gars-là. Ils ont quand même remporté toutes les courses cette année !"

Jack Miller, Pramac Racing

Jack Miller court pour Pramac Racing depuis la saison dernière.

Photo : Gold and Goose Photography / Getty Images

Ce n'est pas la première fois que Jack Miller est confronté à un avenir incertain. Souvent lié pour une seule saison à ses équipes, il s'est également retrouvé sur la sellette il y a deux ans en perdant son guidon chez KTM. Le championnat avait toutefois facilité la conclusion d'un accord avec Yamaha afin de conserver un représentant australien sur la grille.

Cette fois-ci, cependant, il est probable qu'il n'y ait pas de solution en MotoGP pour Miller, qui a bien vu le vent tourner. "Au fond, on garde toujours ça quelque part au fond de soi. C'est un sentiment très étrange, très bizarre", a-t-il admis.

"Et surtout qu'en ce qui me concerne, j'ai toujours été plutôt doué, tout au long de ma carrière, pour sortir un lapin de mon chapeau à la dernière minute. C'est pour ça que je dis que je ne sais pas vraiment si j'ai envie de me lancer. Mais en même temps, je ne suis pas naïf, je sais que ça va arriver."

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À l'heure de ce probable départ, Jack Miller admet pourtant un regret : celui de ne pas avoir véritablement pu s'exprimer au guidon de la Yamaha, avec laquelle il a obtenu une cinquième place pour meilleur résultat mais a surtout partagé une période de galère alors que la marque a chuté en fond de classement.

"J'ai l'impression de piloter mieux que jamais", a-t-il déclaré. "Mais malheureusement, le niveau des pilotes est tellement incroyable que si tu n'as pas le bon package… Ce package, je l'ai déjà eu par le passé, et je n'ai pas su faire ce qu'il fallait pour le conserver. C'est comme ça, c'est tout."

"J'ai eu la chance d'avoir pu faire le travail que j'ai fait ici et de m'être construit la carrière que j'ai eue. Et j'ai hâte de voir ce que l'avenir me réserve et ce que je pourrai faire là-bas."

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