Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

Comment les remplaçants de Lambiase et Marko dessinent le futur de Red Bull

Formule 1
Comment les remplaçants de Lambiase et Marko dessinent le futur de Red Bull

Ce que l'abandon de Russell nous a appris sur le fond plat Mercedes

Formule 1
GP de Belgique
Ce que l'abandon de Russell nous a appris sur le fond plat Mercedes

Nakagami de retour en tant que wild-card pour Honda

MotoGP
Nakagami de retour en tant que wild-card pour Honda

L'avenir d'Alonso en F1 se jouera sur le règlement, pas sur Aston Martin

Formule 1
L'avenir d'Alonso en F1 se jouera sur le règlement, pas sur Aston Martin

Morbidelli a "accepté" sa dégringolade au championnat

MotoGP
Morbidelli a "accepté" sa dégringolade au championnat

McLaren avec l'aileron Macarena et un gros package d'évolutions en Hongrie

Formule 1
GP de Hongrie
McLaren avec l'aileron Macarena et un gros package d'évolutions en Hongrie

Mercedes n'a toujours pas trouvé l'origine des problèmes de déploiement de Russell

Formule 1
GP de Belgique
Mercedes n'a toujours pas trouvé l'origine des problèmes de déploiement de Russell

Mercedes invente ses propres "Papaya Rules" pour Antonelli et Russell

Formule 1
GP de Belgique
Mercedes invente ses propres "Papaya Rules" pour Antonelli et Russell

Jorge Martín résiste alors que la tension atteint son paroxysme

Alors qu'il aura peut-être une chance de titre dès Sepang, Jorge Martín montre qu'il parvient à résister à la pression. Malgré une tension extrême dans les conditions compliquées du GP de Thaïlande, il a atteint son objectif de coller au plus près de Pecco Bagnaia.

Jorge Martin, Pramac Racing

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Les week-ends passent et Jorge Martín tient bon. S'il n'a pas été en mesure de gagner cette semaine, en Thaïlande, il a néanmoins récolté de très gros points, encore une fois, affichant une résistance à toute épreuve qui lui permet de commencer à rêver au titre.

Les écarts au classement général confirment ce que tout le monde pressentait, c'est-à-dire que cela se jouera entre l'Espagnol et Pecco Bagnaia, tous les autres candidats étant désormais exclus mathématiquement. Mais à l'heure de jouer la revanche de 2023, c'est bel et bien Martín qui a l'avantage et il semble cette fois parfaitement résister à la pression.

La pluie qui l'a réveillé tôt, ce dimanche matin, avait pourtant de quoi le déstabiliser. "Il pleuvait fort. Mais je suis resté très calme, très relax aujourd'hui, et je me suis senti très bien au warm-up", explique-t-il. "La seule chose à laquelle j'ai pensé, c'est que j'avais peur qu'à l'heure du départ, il ne soit pas clair si la course allait être sèche ou mouillée. Je voulais faire comme Pecco aujourd'hui, ça faisait partie de notre stratégie."

Lire aussi :

Le pilote Pramac avait en effet prévenu qu'il prendrait les mêmes pneus que son adversaire afin de se calquer autant que possible sur sa performance. Une stratégie qui est forcément tombée à l'eau au vu des conditions, mais Martín s'est adapté, en s'appuyant sur une préparation minutieuse qui lui avait permis d'envisager tout ce qui l'attendait.

"Avant la course, il était important pour moi d'avoir tous les scénarios clairs [en tête]. Je pense qu'on a fait une très, très grosse erreur à Misano 1. Pas parce que je suis rentré au stand, car ça n'était pas si dingue, il pleuvait beaucoup, mais en n'ayant pas clarifié les scénarios", analyse-t-il en repensant aux 19 points cédés à Bagnaia quand il a décidé de changer de moto à l'apparition d'une légère averse au GP de Saint-Marin.

Ce qu'il veut véritablement à présent, c'est marquer son rival à la culotte. "Je me bats contre Pecco. Peu importe si je termine dixième ou 15e, ce qui est important c'est de terminer proche de Pecco. J'ai donc essayé d'avoir tous les scénarios assez clairement en tête, les cartographies si la piste séchait ou si plus de pluie arrivait. [Je veux] juste être un meilleur pilote chaque jour et tout éclaircir."

Une deuxième place qui vaut de l'or !

Une deuxième place qui vaut de l'or !

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Malgré le stress des conditions, malgré des erreurs et de grosses chaleurs, le pilote espagnol a réussi à valider une précieuse deuxième place. Il n'a donc cédé que cinq points à Bagnaia aujourd'hui, et seulement trois sur l'ensemble du week-end, ce qui lui laisse 17 longueurs d'avance avant les deux derniers Grands Prix. Rien n'est joué, mais l'avantage est clairement dans son camp et il aura peut-être une chance de titre dès le week-end prochain.

"Je suis très content. On a fait un super week-end, j'étais très rapide sur le sec et, aujourd'hui, sur le mouillé, finir sur le podium en ne perdant que cinq points c'est très bien. La vision globale est belle parce que j'avais 21 points [d'avance] avant le Japon et j'en ai 17 aujourd'hui, donc en trois courses on n'a perdu que quatre points. Il faut qu'on continue sur cette lancée."

Je ne souhaite à personne de ressentir ce que j'ai ressenti avant la course.

"On a atteint notre objectif, qui était de perdre le moins de points que possible. Il doit prendre plus de risques en ce moment. J'étais très calme avant la course. Dans l'heure qui a précédé, c'était un peu plus imprévisible et j'avais peut-être un peu plus peur, mais tout s'est bien passé", se félicite-t-il. "Croyez-moi, ça a été une course très longue. Dans les trois derniers tours je ne pensais qu'à une chose, [je me disais] 'putain, je voudrais juste courir sur le sec !'. J'aurais voulu qu'on coure sur le sec, je pensais avoir quelque chose de plus par rapport à Pecco."

"C’était une course très compliquée. Je ne souhaite à personne de ressentir ce que j'ai ressenti avant la course. Je pense que ça n'est pas très bon d'être dans notre peau, à Pecco ou moi, à ce stade du championnat et avec ces conditions ! Mais j'ai vraiment gardé mon calme et la course s'est bien passée."

Le respect pour un adversaire de grand talent

Soulagé de voir le drapeau à damier, Martín a tout de suite compris qu'il avait franchi un autre pas vers le sacre. "J'étais très concentré aujourd'hui. Je me disais que le simple fait de monter sur le podium était un gros challenge, alors ne concéder qu'une place à Pecco, c'était très bien et j'étais très content", assure-t-il. "Aujourd'hui c’était comme un grand examen final parce que finir dans ces conditions, se battre pour le championnat et prendre tellement de risques, c'est super et ça me donne encore plus de confiance pour l'avenir."

Martín a beau avoir l'avantage, il sait aussi qu'il est sans cesse tiré vers le haut par Bagnaia, un adversaire à l'égard de qui il dit toute son admiration. "Même si Pecco a été un peu lent au warm-up, je savais qu'il allait être super rapide dans la course, il est tout le temps difficile à battre, c'est un grand champion et c'est un plaisir pour moi de me battre avec lui à ce stade du championnat", souligne-t-il. "Il était super fort aujourd'hui, on voit bien que c'est un grand champion. Il n'est pas triple champion du monde pour rien, il est fort dans toutes les conditions. J'ai essayé de suivre son rythme et au final, ne perdre que trois points, c'est un très bon week-end, croyez-moi."

Avec deux Grands Prix restants et une première balle de match qui se dessine, est-il tendu ? "Ça fait six ou sept courses que je ressens la tension", répond l'Espagnol. "J'essaye d'apprendre dans toutes les situations et je crois que ce week-end j'ai encore appris quelque chose de plus. Je suis très content et j'ai une grande confiance par rapport à la manière dont j'ai couru hier [en attaquant, ndlr]. Je crois que c'est mon style, c'est ça que je veux emmener en Malaisie. C'est ce qui m'a mené jusqu'ici alors je vais essayer d'attaquer et de devancer Pecco."

Lire aussi :

VIDÉO - Le résumé du Grand Prix de Thaïlande

Article précédent Morbidelli désolé pour Quartararo : "J'ai fait une erreur"
Article suivant Comment Márquez a exploité sa pénalité à son avantage

Meilleurs commentaires

Dernières actus