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Martín : "Si Marc n'avait pas été devant moi, je serais tombé"

Jorge Martín avoue avoir été à maintes reprises proche de tomber pendant le GP de Thaïlande. C'est finalement la chute de Marc Márquez, devant lui, qui l'a aidé à éviter la correctionnelle.

Son approche agressive avait déjà surpris certains observateurs samedi lors du sprint, et aujourd'hui encore, Jorge Martín a choisi de ne pas être sur la retenue pour le début de la course principale, en Thaïlande, dont il a pris les commandes au prix d'un départ canon.

Le pilote espagnol a pourtant été rappelé à l'ordre à maintes reprises alors que l'épreuve s'est déroulée sur une piste mouillée et que les chutes se sont multipliées. Il admet d'ailleurs qu'il aurait certainement mordu la poussière lui aussi s'il n'avait pas vu Marc Márquez tomber sous son nez.

"Le début a été très bon, mais dès que je suis parti, j'ai vu que je n'avais pas les mêmes sensations que celles du warm-up. J'avais beaucoup de mal à l'accélération, l'arrière glissait beaucoup", explique Martín au site officiel du MotoGP, lui qui a bouclé les quatre premiers tours en tête. Puis, au cinquième tour, il a risqué gros et s'est trouvé dans l'obligation de passer hors piste pour rester sur ses roues, ce qui a permis à Pecco Bagnaia et Marc Márquez de le dépasser.

 

"J'avais beaucoup de mal à mettre la puissance au sol sur l'angle, je glissais beaucoup, alors que ce matin c'était parfait. Je sentais que tout ne fonctionnait pas bien. J'ai essayé de prendre mon rythme mais j'ai freiné un peu plus tard dans le virage 3 et j'ai élargi. Je me suis souvenu de la chute de Pedro [Acosta] hier, alors quand j'ai élargi je me suis dit 'OK va sur le bleu !'. J'ai redressé la moto et j'ai tiré large. J'aurais peut-être pu refermer le virage et garder la position, mais c'était trop risqué."

"Ensuite, j'ai essayé de rester proche d'eux parce que je pensais à une potentielle attaque en fin de course", poursuit le pilote espagnol, qui s'est maintenu à 1"7 du leader jusqu'à la sortie de Márquez, à la mi-course. Une chute du pilote Gresini qui lui a finalement sauvé la mise.

"Quand Marc est tombé, j'ai perdu l'avant comme lui mais j'ai pu me rattraper et j'ai juste élargi", explique-t-il. "Quand Marc a perdu l'avant, j'étais entré [dans le virage] à la même vitesse que lui alors je me suis dit que j'allais perdre l'avant. Ça a été le cas mais j'avais vu qu'il était tombé et, grâce à ça, j'ai pu anticiper un peu et me rattraper."

"Je pense que si Marc n'avait pas été devant moi, je serais tombé. Évidemment je suis désolé pour lui, mais grâce à cette chute, j'ai pu anticiper un peu ça", poursuit le pilote Pramac, pour qui cette grosse chaleur dans le virage 8 n'a pas été un cas isolé.

 

"Je me suis fait beaucoup de chaleurs pendant la course. J'étais tout le temps très proche de la chute, donc tout le temps prêt à me rattraper", avoue-t-il. "Il n'y a pas eu que là, il y a eu quelque chose comme 15 moments où je suis passé tout près et jù e me suis rattrapé. J'ai souvent été très, très proche de la chute. Je prenais des risques pour essayer d'être proche de Pecco au cas où il fasse une erreur."

Une fois installé à la deuxième place, Martín a compté les tours, impatient d'en finir et désireux de valider son résultat sans chercher à trop en faire. "À partir de là, j'ai juste contrôlé mon avance sur Jack [Miller] et Pedro [Acosta] qui revenaient fort", explique-t-il. Et d'assumer les risques pris en début d'épreuve, alors que son seul objectif est de se positionner proche de Bagnaia dans l'optique du championnat : "Je suis agressif, c'est sûr, j'essaye de terminer devant Pecco. Je pense que même sans toutes ces erreurs, j'aurais terminé deuxième [par rapport à lui] aujourd'hui parce que Pecco était plus fort que moi. C'était très bien de terminer deuxième aujourd'hui."

Ce résultat offre effectivement une première balle de match à Jorge Martín pour le prochain Grand Prix et, plus largement, il a l'assurance que finir deuxième de toutes les courses restantes, en format sprint et long, lui garantit le titre.

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