Leader pendant 14 tours, Bagnaia se rapproche de son objectif
Pecco Bagnaia a décroché un quatrième podium de suite à Brno. Si la victoire est restée hors de portée, il a le sentiment d'avoir franchi un nouveau cap.
Pecco Bagnaia a réalisé à Brno ce qui est son meilleur week-end depuis bien longtemps. Bien que la victoire ait fini par lui échapper dimanche, il sera resté en tête jusqu'à six tours de l'arrivée et a finalement sauvé sa place sur le podium. Cela s'ajoute à sa victoire de samedi dans la course sprint, pour lui rapporter au total 28 points de plus au championnat.
Et c'est surtout un boost moral pour le pilote italien, qui retrouve une certaine stabilité dans la performance. Ce quatrième podium d'affilée est aussi pour lui le 63e en MotoGP, ce qui est à la fois un joli clin d'œil à son numéro de course et un chiffre qui le place parmi les dix plus gros scores jamais vus dans la catégorie reine - dont le troisième pour un pilote italien.
De quoi contribuer au sourire qu'il affichait dimanche au moment de répondre aux questions du site officiel du MotoGP et des journalistes présents en conférence de presse.
C'est ton quatrième podium consécutif, à chaque fois sur la troisième marche. On imagine que tu en veux plus, bien entendu, mais était-ce le maximum que tu pouvais faire aujourd'hui ?
Oui, je pense. Je pense qu'on peut être satisfaits de cette journée. J'ai réussi à mener la course à partir du deuxième tour et jusqu'à six tours de l'arrivée, et mon rythme était assez bon. Je savais qu'il me manquait un ou deux dixièmes pour gagner, mais ça a suffi pour terminer troisième, alors je suis content.
Il faut que je m'améliore quand je suis derrière quelqu'un. Dans les premiers tours, j'arrive à être compétitif, rapide, j'arrive à suivre et à dépasser, mais dès que mon pneu commence à se dégrader, je n'y arrive plus. Il m'en manquait un peu, ma moto s'est mise à beaucoup sous-virer et j'ai dû ralentir pour avoir de l'air frais. Mais je suis plutôt satisfait, on se rapproche. Cette fois, j'ai tenu jusqu'à six tours de l'arrivée avec un bon potentiel, alors on peut s'estimer satisfaits.
Francesco Bagnaia, Ducati Team
Photo de: Lukas Kabon / Anadolu via Getty Images
Qu'est-ce qui t'a manqué face à Marc Márquez et Ai Ogura ?
Il m'a manqué les trois tours lors desquels ils m'ont dépassé. Mis à part ça, je me suis senti assez à l'aise et j'étais content de ma course, mais quand ils m'ont dépassé, je me suis mis à être trop en difficulté. La prochaine fois, je vais travailler là-dessus. Je crois qu'il ne fera pas aussi chaud à Assen, mais il faut qu'on s'améliore là-dessus.
Il y a sûrement beaucoup de positif à retirer de ce week-end, avec la victoire du sprint et une grande partie du Grand Prix passée en tête ?
Je suis content. On s'améliore, on se rapproche du rythme. [...] Je n'ai pas eu de vibrations comme hier, mais plus une sensation de flottement, et franchement j'ai eu un peu de mal. Par contre, quand j'étais en tête, c'était mieux. Mais quand Marc m'a dépassé, je me suis mis à avoir beaucoup de difficultés avec l'avant et j'ai dû les laisser filer. Une fois que je me suis retrouvé à une seconde, une seconde et demie, j'ai recommencé à attaquer et le rythme était bon. Pas suffisant, mais juste assez pour monter sur le podium.
L'année dernière, j'ai perdu beaucoup de confiance et j'ai besoin de reconstruire ma vitesse.
Tu dis qu'il te manquait un ou deux dixièmes : selon toi, où se trouvent-ils ?
Comme je l'ai dit jeudi, je dois réfléchir un peu trop quand je pilote, or quand on réfléchit, on perd généralement un petit peu. Quand on pilote de façon naturelle, les choses viennent plus facilement. Mais ça fait partie du processus. L'année dernière, j'ai perdu beaucoup de confiance et j'ai besoin de reconstruire ma vitesse. J'ai le sentiment qu'on progresse là-dessus, on se rapproche, on travaille bien.
Fabio Di Giannantonio poussait très fort dans les deux derniers tours : tu étais malgré tout confiant de pouvoir garder la troisième place ?
Oui, mais quand j'ai fait 1'53"4, qui était mon meilleur temps, et qu'il m'a repris quatre ou cinq dixièmes, je me suis dit 'bon, il est très fort !'. Je savais néanmoins que ça suffirait parce que j'avais suffisamment d'avance. Dans les derniers tours, j'ai juste essayé d'être précis et de bien finir la course.
Tu sembles te rapprocher du pilotage que tu avais en 2024 : quel aspect de la moto te permet de le faire ?
Je préfère ne pas me comparer avec 2024, c'était il y a deux ans. Je pense que je suis aujourd'hui un meilleur pilote qu'il y a deux ans. C'est vrai que mes sensations avec la moto étaient géniales, mais je trouve que je me suis amélioré dans mon adaptation à la moto.
C'est vrai que je ne me sens pas à 100% bien avec cette moto, mais on progresse et je pilote différemment. J'essaye de m'améliorer. Par rapport à 2024, je me suis beaucoup amélioré dans les virages à gauche. Aujourd'hui, j'ai pu dépasser Marc sur la gauche ! [...] Je commence à mieux piloter, je pense que je travaille mieux dans le stand et les résultats arrivent. Je n'en suis toujours pas là où je voudrais mais on s'en approche.
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