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Márquez : "Tout le monde s'y attendait mais j'ai toujours été prudent !"

Marc Márquez a vite retrouvé ses marques ce vendredi au GP d'Argentine, en battant le record de la piste alors qu'il n'y avait plus roulé depuis 2019. L'Espagnol a pourtant voulu rester prudent et sent qu'il peut encore améliorer sa Ducati.

Marc Marquez, Ducati Team

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Six ans après sa dernière visite à Termas de Río Hondo, les retrouvailles ont été excellentes pour Marc Márquez. Privé de ce GP d'Argentine successivement par le Covid, ses blessures et l'annulation de l'an passé, l'Espagnol a voulu aborder le week-end avec une certaine prudence. Quand ont débuté les EL1, sur un circuit encore partiellement humide, il a donc calmement patienté dans son garage et a ensuite enchaîné les tours à un rythme modéré.

"Au début, c'était un peu bizarre", a reconnu Márquez. "Dans le premier relais, vous avez vu que cela prenait du temps. Quand j'ai pris la piste, j'ai un peu oublié les attentes. Je me suis dit 'OK, ça fait six ans que je n'ai pas roulé ici, c'est la première fois avec la Ducati. Je veux comprendre les réactions de la moto'. J'ai oublié tout ça, je suis resté un moment 15e puis 10e, puis j'ai attaqué et la vitesse était là. Au début, au niveau des références, le corps sentait que cela faisait six ans que je n'avais pas roulé ici."

Mais les réflexes sont vite revenus et Márquez a pu réaliser le meilleur temps dans les deux séances du jour. Pas véritablement une surprise pour les observateurs après sa démonstration au GP de Thaïlande, mais pas une évidence pour un pilote qui se sentait totalement privé de repères : "Tout le monde s'y attendait mais j'ai toujours été prudent ! En particulier parce que je savais qu'on aurait plus de travail."

"Puisque c'est la première fois que je roule avec la Ducati ici, je n'avais pas de réglages de base pour mon pilotage, qui est un peu particulier avec le frein moteur. Les gars de l'électronique ont travaillé énormément entre la première et la deuxième séance. En EL1, j'étais rapide mais pas constant parce que c'était dur d'anticiper les réactions de la moto."

"J'étais plus constant dans la deuxième séance. On pourra encore progresser demain parce que je crois qu'il faut encore changer certains paramètres pour mon pilotage. La clé du week-end sera l'adaptation aux conditions. Il y aura toujours plus de gomme en piste et ce sera de plus en plus rapide."

Marc Marquez, Ducati Team

Marc Márquez

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Dans ces conditions, Márquez ne juge pas son avantage ce vendredi suffisant pour se reposer sur ses lauriers : "C'est faible, trop faible. J'aimerais avoir une plus grosse avance, mais on est en MotoGP, ce n'est jamais suffisant ! Oui, on a un bon rythme avec les deux pneus arrière, on a un bon time attack, mais demain sera la journée la plus importante, surtout les qualifications. L'un des éléments clés sera d'être en première ligne."

Malgré cette approche prudente, Márquez a amélioré le record de la piste ce vendredi, qu'il avait lui-même établi il y a 11 ans. "Il était temps !", s'est amusé le pilote Ducati, qui ne s'attend absolument pas à ce que le 1'37"295 du jour tienne aussi longtemps : "Je pense que demain, on va rouler dans les 1'36. Je ne sais pas qui mais si on veut être sur cette première ligne, si la piste continue à évoluer comme on l'a vu en EL2, je pense qu'un 1'36 sera possible. Mais on ne sait jamais. Mon objectif n'est pas de faire le record de la piste, c'est de gagner des courses et de prendre des points."

Márquez ne se sent pas changer de statut chez Ducati

Pendant que Marc Márquez vit un début de saison idéal, Pecco Bagnaia rencontre plus de difficultés sur la seconde Desmosedici officielle. Après avoir été recruté par Ducati, Márquez a souvent fait de son coéquipier la "référence" en raison de son expérience dans l'équipe et des dernières quatre saisons qu'il a toutes conclues aux deux premières places du championnat. Les événements des dernières semaines n'y changent rien.

"Le fait que Pecco soit celui avec le plus d'expérience et deux titres dans ce garage, c'est une réalité. Au final, il a cette expérience dans le garage. Au cours de la pré-saison en particulier, on a partagé beaucoup de commentaires et on était toujours d'accord. Pendant un week-end de course, chacun travaille avec son équipe, pour ses propres résultats mais on verra."

"Pour le moment, Pecco reste... pas le numéro un, mais celui qui a le plus d'expérience dans le garage. Quand je regarde ses données, je regarde comment il travaille sur la moto parce qu'il la connaît très bien."

Marc Marquez, Ducati Team, Francesco Bagnaia, Ducati Team

Marc Márquez voit toujours Pecco Bagnaia comme la référence chez Ducati.

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Cette différence d'expérience est encore plus parlante ce week-end. À Buriram, Márquez pouvait s'appuyer sur l'expérience prise sur la Ducati l'an passé puis lors des tests de pré-saison, alors qu'il est arrivé à Termas de Río Hondo dans un certain flou. Tout roule pour le moment mais l'Espagnol ne s'attend pas à vivre une saison sans le moindre accroc.

"Chaque circuit est différent et sans qu'on s'y attende, viendra un jour où l'on aura du mal. C'est là qu'il faudra comprendre comment souffrir. Pour le moment, on a encore exactement les mêmes réglages qu'en Thaïlande et ça fonctionne, donc l'équilibre de la moto est super bon. On ne touche à rien, on joue juste sur l'électronique. Demain, on va peut-être commencer à faire de petits changements mais pour le moment je me sens bien. La moto est prévisible donc c'est l'un des éléments les plus importants."

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