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Márquez désarmé après son "premier vendredi difficile" sur la Ducati

Pour la première fois depuis son arrivée sur la Ducati, Marc Márquez devra passer par la Q1 au GP de France. C'est également la première fois qu'il peine à exploiter cette moto, ce qu'il ne parvient pas encore à expliquer.

Chute de Marc Marquez, Gresini Racing

Coup d'arrêt dans l'ascension de Marc Márquez avec la Ducati. Alors qu'il estimait à Jerez en avoir terminé avec son adaptation avec la machine italienne, où il a décroché son premier podium en course principale à son guidon, le #93 n'a pas réussi à se qualifier directement pour la Q2 au Mans, alors qu'il y était parvenu à chaque course depuis le début de la saison.

Neuvième en EL1, Márquez a effectué un changement sur sa moto qui n'a peut-être pas été efficace et il a été plus en difficulté au cours des Essais. Il a connu une chute en début de séance, reconnaissant qu'il surpilotait pour essayer de compenser un certain manque de sensations, et était hors du top 10 avant d'entamer la phase de time attack dans les dernières minutes. Il n'a pas pu l'intégrer, payant notamment l'annulation d'un tour à cause d'un drapeau jaune, et a conclu la journée en 13e position.

Márquez va maintenant se plonger dans les données des autres pilotes Ducati pour essayer de comprendre ce qui lui a posé problème ce vendredi, et notamment pourquoi il était en difficulté avec l'arrière, un vrai problème avec une Desmosedici très sensible sur ce point. Le pilote Gresini s'attend à une Q1 difficile, avec de gros concurrents pour prendre les deux dernières places en Q2.

Comment s'est passée ta journée ?

C'est le premier vendredi qui a été difficile. Les autres étaient assez faciles, j'avais un bon rythme, c'était facile d'entrer en Q2, mais c'est le premier vendredi où on a eu plus de mal. Ça peut arriver. Maintenant, il faut réagir et essayer de comprendre ce que l'on a fait, où j'ai plus souffert avec mon pilotage et essayer de progresser pour demain.

Jusque-là, tu disais que tes chutes ne venaient pas d'un surpilotage. Était-ce le cas aujourd'hui ?

Aujourd'hui oui, c'était la première chute en surpilotant. Vous pouvez voir les images, je me battais avec la moto, je n'étais pas assez doux, je n'étais pas assez doux dans les trajectoires et j'ai pris trop d'angle dans cette chute. J'avais du mal à rester sur la trajectoire et après j'ai pris trop d'angle. Il faut comprendre pourquoi et comment progresser demain.

Marc Marquez, Gresini Racing

Marc Márquez

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Tu as chuté en sollicitant beaucoup l'avant, comme sur la Honda ?

Oui, j'ai du mal parce que je pousse plus sur l'avant et que je ne sens pas l'arrière, donc on doit comprendre comment avoir de meilleures sensations à l'arrière. Sur cette moto, il faut beaucoup de sensations, il faut beaucoup profiter du potentiel de l'arrière, sinon on a du mal. C'est ce qu'il s'est passé aujourd'hui.

As-tu senti des différences entre les deux motos ?

Non, c'était très similaire entre la première et la deuxième moto. Il y avait une grosse différence par rapport à ce matin : ce matin, on a essayé une chose et on a décidé de prendre une direction, maintenant on a quelques interrogations et il faudra peut-être faire un pas en arrière pour essayer d'avoir une meilleure compréhension pour demain. Ce matin, dans le premier relais je me sentais bien, c'était peut-être le meilleur roulage pour le pilotage, j'étais plus doux, donc il faut voir ce dont on a besoin.

Je ne trouve pas encore les meilleurs trajectoires, la bonne vitesse pour le tracé. C'est juste que j'attaque trop.

Les difficultés viennent-elles seulement du tracé ou es-tu tendu concernant ton avenir ?

J'en suis à 13 ou 14 ans en MotoGP, donc je ne sens pas cette pression. C'est juste le premier vendredi où on a du mal et ça peut arriver, maintenant il est temps de réagir. Je ne m'attendais pas à souffrir ici, au Mans, mais ça peut arriver donc on doit comprendre où l'on perd du temps et ce que l'on doit faire.

Étais-tu à l'aise sur la moto après cette chute ?

Non. Par exemple, lors du test de Jerez, je pilotais très facilement et j'étais super bien. Ici, pour une raison ou une autre, je ne trouve pas encore les meilleurs trajectoires, la bonne vitesse pour le tracé. C'est juste que j'attaque trop et peut-être que quand on ne vois pas les chronos, on attaque à des endroits où on se sent bon, alors qu'on est déjà rapide à cette endroit. Maintenant, il faut travailler sur les points faibles et voir ce que l'on peut faire.

Marc Marquez, Gresini Racing

Marc Márquez

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Vas-tu t'appuyer sur les données des autres pilotes Ducati ?

C'est sûr que ça peut beaucoup aider. On a beaucoup de Ducati plus rapides que nous donc on doit comprendre où on est et essayer de trouver le bon équilibre pour moi, pour mon pilotage et il faudra peut-être aller dans la direction de certains d'entre eux. On va faire des analyses ce week-end.

Une course pluvieuse pourrait-elle t'avantager dimanche ?

Si c'est comme aujourd'hui, oui ! [rires] Mais maintenant, je suis totalement concentré sur cette Q1, qui est la séance la plus dure du week-end. Ce ne sera pas facile d'être en Q2, parce qu'il y a Bastianini, qui est super rapide. Il y a des pilotes comme Binder, on sait comment il fait les time attack. Il faut une bonne compréhension et faire au mieux pour être rapide  dans ce time attack.

C'était la première fois qu'on te voyait en colère avec la Ducati...

Oui, parce que j'avais du mal. Je n'étais pas en colère mais je sentais cette frustration avec le dernier pneu, parce qu'évidemment j'ai juste fait un tour pour voir, après il y a eu un drapeau jaune, et dans le suivant j'ai fait une erreur. J'étais en colère contre mes erreurs parce que je savais que c'était ma dernière chance. Ces deux derniers tours étaient importants pour moi et pour le pneu, et je n'ai pas pu en profiter.

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