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Quartararo a été chercher "la limite absolue" pour accrocher la Q2

Qualifié en Q2 pour la seconde fois de la saison 2024 de MotoGP, Fabio Quartararo a expliqué avoir piloté sa Yamaha à la limite de ses capacités.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Au guidon d'une Yamaha qu'il qualifie lui-même de "standard", c'est-à-dire qui n'a pas évolué depuis le Grand Prix d'Espagne malgré la palanquée de pièces essayées lors du test de Jerez, Fabio Quartararo s'est offert et a offert aux nombreux supporters tricolores déjà présents autour du Circuit Bugatti du Mans la surprise d'une qualification directe pour la Q2 ce samedi, et ce avec un chrono à quatre dixièmes de la meilleure marque du jour.

Il a fallu pour parvenir à cette 10e place bien choisir ses gommes puis se faire violence, comme il l'a expliqué ce vendredi en fin de journée : "J'ai tout donné. La fenêtre que l'on a pour que la moto soit comme ça est très étroite. Je pense qu'on a fait un excellent choix avec le pneu dur à l'avant. J'ai attaqué à la limite absolue. Quand j'ai fait le premier time attack, je pense que j'étais déjà huitième, donc j'ai dû attaquer encore plus et j'ai amélioré. C'était à la limite mais plus que la qualification directe en Q2, on est à moins de deux dixièmes du troisième donc c'est positif." En réalité le Français est à 0"213 de la troisième place occupée par Pedro Acosta.

Interrogé sur l'influence du public dans une telle performance, il a expliqué : "C'est difficile parce qu'au final on donne toujours 100%, mais c'est sûr que quand on voit autant de fans, on essaie toujours de faire un petit peu mieux. Je pense qu'aujourd'hui, clairement on a poussé à 100% de nos capacités et je pense que c'était cool de le faire."

Une performance d'autant plus étonnante qu'elle ne doit rien à une évolution de la M1 depuis Jerez. Aussi, quand il lui est demandé de mesurer les progrès effectués pour se hisser dans le top 10, le Champion du monde 2021 de répondre : "Malheureusement, aucun pour le moment, parce qu'on roule avec la moto standard, et il faut faire un pas en avant, surtout au niveau de l'adhérence, pas seulement pour la motricité mais aussi en entrée de courbe."

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Toutefois, au moment de chercher une explication au mieux noté sur le circuit sarthois, Quartararo pointe la progression naturelle effectuée ces dernières années, notamment côté moteur et holeshot device : "Pour nous, clairement, par rapport au passé, on tourne beaucoup moins bien qu'avant, mais il y a beaucoup plus d'accélération. On a du dernier virage jusqu'au premier, du virage 6 au 7, du 7 au 8, du 8 au 9, donc ce sont des accélérations où le moteur est beaucoup plus puissant."

"Le holeshot device est mieux qu'il y a deux ans. Je prends il y a deux ans comme référence, parce que l'année dernière on était aussi plus lents. Le moteur fait énormément, mais si on avait le turning de 2022 et le moteur de cette année, je pense que les deux Yamaha seraient beaucoup plus haut [dans la hiérarchie]."

Quand il lui est rapporté que son équipier Álex Rins s'est plaint d'un manque de grip, Quartararo de renchérir : "L'adhérence est notre principal problème parce qu'on a vu que c'était un cauchemar avec le medium ce matin, pas sur la moto mais avec le pneu. Dès qu'on a un peu plus grip, notre moto se comporte totalement différemment donc il faut comprendre pourquoi avec plus de grip, la moto a totalement changé parce qu'avant, on avait l'habitude de perdre un peu de performance, mais pas autant que maintenant. Actuellement, c'est la principale chose à améliorer, le grip, et le turning."

Reste à savoir si la M1 a encore le potentiel pour lui offrir mieux que la dixième place lors des qualifications de ce samedi, lui qui goûtera donc à la Q2 pour la deuxième fois après le Portugal : "Je ne sais pas s'il en reste [dans la moto] mais demain, je donnerai tout ce que j'ai pour me qualifier à la meilleure position. Mais évidemment, demain on sera très, très proches de notre limite. On va essayer de ne pas la dépasser ! [rires]"

Avec Vincent Lalanne-Sicaud

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