Quartararo épargné par la dégradation des pneus : "Pour une fois que ça marche"
Neuvième du sprint au Japon, Fabio Quartararo a échappé aux problèmes de dégradation des pneus qui ont touché plusieurs de ses rivaux. Un constat inhabituel pour le pilote Yamaha.
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Fabio Quartararo a terminé neuvième du sprint du Grand Prix du Japon. Parti 12e, le Français a comme beaucoup profité de l'accrochage entre Pedro Acosta, Álex Márquez et Fabio Di Giannantonio dans le premier tour, qui l'a directement propulsé dans le top 10.
Il a ensuite passé sa course à suivre l'intense bataille entre Johann Zarco et Raúl Fernández devant lui, sans parvenir à s'y mêler. Une lutte acharnée qu'il a décrite comme si "un championnat du monde était en jeu".
Contrairement à la plupart des pilotes, Fabio Quartararo n'a pas souffert avec ses pneus. De nombreuses gommes ont surchauffé au point de terminer dans un état déplorable à l'arrivée, contraignant même Pecco Bagnaia à abandonner.
Un constat qui a surpris le pilote Yamaha lui-même, habitué à voir sa machine dégrader les pneus. Néanmoins, cet avantage pourrait finalement ne pas lui servir pendant la course principale. Michelin pourrait en effet imposer les pneus les plus durs à tous les pilotes afin d'éviter une abrasion trop importante sur le tracé fraîchement resurfacé de Motegi.
"Pour une fois que pour nous ça fonctionne assez bien", a plaisanté Quartararo. "Sincèrement, les chronos étaient bons. J'ai fait tous les tours à la fin. J'ai amélioré mes chronos."
"Je ne sais pas encore ce que Michelin va décider [d'imposer] concernant les pneus. Pour moi, le tendre aurait pu être utilisé pour la course, honnêtement. Si on a le choix, je pense que je choisirai le tendre pour la course. Mais voyons quel sera le plan."
Fabio Quartararo (Yamaha Factory Racing)
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Lorsque Quartararo suivait Johann Zarco et Raúl Fernández, il adoptait des trajectoires assez différentes de celles de ses deux adversaires. Le Français a expliqué pourquoi il était contraint d'adopter ce comportement lorsqu'il se retrouve dans le sillage d'un autre pilote.
Il cherche notamment à éviter de rester directement dans l'aspiration afin de conserver un maximum d'efficacité au freinage, une phase dans laquelle il estime pouvoir compenser une partie des lacunes de sa Yamaha.
"Ça dépend surtout des phases de freinage. Le temps que je gagne, c'est pratiquement uniquement au freinage. On sait que la moto ne tourne pas. On n'a pas énormément de grip et on n'a pas de puissance. C'est là où je peux gagner du temps", a-t-il confié.
"C'est surtout pour ça qu'au freinage, je me décale. Je n'essaie jamais d'être vraiment derrière pour essayer d'avoir le plus de performance au freinage. C'est pour ça que je me décale énormément. Mais même dans les virages, je tourne toujours un peu plus large. On a vraiment du mal à tourner."
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