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Réactions
MotoGP GP d'Allemagne

Jorge Martín a chuté en tête : "Pas la fin du monde !"

Jorge Martín s'est présenté avec un calme olympien devant le parterre de journalistes qui l'attendaient pour décrire sa chute survenue en tête d'un Grand Prix qu'il dominait et a offert sur un plateau à son principal rival pour le titre.

Chute de Jorge Martin, Pramac Racing

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Victime d’une chute au premier freinage du 29e des 30 tours de course du Grand Prix d’Allemagne, qu’il menait avec une demi-seconde d’avance sur Pecco Bagnaia, Jorge Martín a commis la plus lourde des erreurs ce dimanche et laissé filer les commandes du championnat du monde des pilotes à son rival, juste avant la trêve estivale. Autant qu’un coup dur mathématique, c’est au moral que heurte ce score lourd, peu représentatif du niveau affiché par l’Espagnol ce week-end.

Le Grand Prix s’était jusqu’alors déroulé comme il le fallait pour le Madrilène : parti de la pole position, après une victoire en sprint la veille, le pilote Pramac était parvenu à maintenir la tête au départ en résistant à Oliveira, avant que Bagnaia ne se porte aux commandes avec un dépassement au terme du deuxième tour.

Sans jamais lâcher son rival, Martín a ensuite choisi le septième tour pour s’emparer de nouveau du leadership et ouvrir la voie, tandis que Bagnaia rétrogradait au troisième rang, derrière la seconde Pramac de Franco Morbidelli : un scénario de rêve se profilait ainsi pour le fier #89, en capacité de choisir quel rythme adopter tout en disposant d’une protection relative de son équipier.

Une course sous contrôle

L’avance de Martín sur Bagnaia montera même jusqu’à 1"4 aux commandes du GP, au onzième tour ; Bagnaia semblait alors seulement en capacité de résister à ses trois poursuivants qu'étaient Oliveira et les frères Márquez. À la mi-course, l’Italien commencera cependant à faire de nouveau monter le rythme, se portant en deuxième position. S’ensuivront une douzaine de tours lors desquels les deux prétendants au titre enregistreront des temps très similaires, laissant constamment entre eux un écart oscillant dans la zone des huit dixièmes de secondes.

VIDÉO - Le résumé du GP d'Allemagne MotoGP

C’est dans l'avant-dernier tour, alors que cet écart se réduisait centième par centième pour passer plus proche de la demi-seconde, que Martín a de nouveau commis l’erreur cruciale de chuter en tête de la course, laissant la voie royale à Bagnaia pour moins de deux tours avec une confortable avance de près de cinq secondes sur les frères Márquez, trop heureux de se retrouver là.

"Je ne peux pas vous expliquer la chute, elle est difficile à comprendre et je ne l’ai pas encore analysée, donc… Je vais prendre le temps, je préfère analyser à froid ce qui s’est passé", a déclaré un Martín extrêmement posé en rencontrant les journalistes dans le paddock du Sachsenring. "Je ne souhaite pas regarder maintenant car ça ne sert à rien et c’est bien d’avoir du temps. Nous en sommes à la moitié du championnat et ce n’est pas la fin du monde. On verra la prochaine fois."

Martín se sentait "fantastiquement bien"

Martín ne s'en cache pas : il n'a actuellement pas d'explication pour sa chute et ne l'associe en aucun cas à une supposée pression mise par Bagnaia à ce stade tardif de la course. Mais plus que cette déclaration, c'est le calme avec lequel le pilote Pramac détaille, froidement, son ressenti, qui détonne dans un tel moment-clé du championnat.

"Il est certain que ça m’a surpris : je contrôlais plutôt bien et le rythme était rapide. Je pense que j’ai piloté parfaitement. Je contrôlais vraiment bien. Je gérais les pneus avant et arrière et je me sentais fantastiquement bien, bien mieux qu’en essais et en qualifications. Je me sentais dans un super moment quand j’ai chuté."

"Je pense que c’est une journée vraiment importante dans ma carrière car il faut apprendre quelque chose de ça. Je pense que les chutes de Jerez, du Mugello et d’ici sont exactement les mêmes… Il y a quelque chose, je ne sais pas si c’est dans mon style, ma tête ou quoi, mais il y a quelque chose qui me fait chuter. Je dois donc prendre le temps d’analyser, apprendre, et me relever."

Jorge Martín évolue désormais à 10 points du leader du championnat, après avoir vu Bagnaia remporter les quatre derniers GP en date le dimanche. 

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