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MotoGP GP d'Australie

Miller et Viñales auraient préféré jauger les conditions eux-mêmes

Jack Miller et Maverick Viñales regrettent de ne pas avoir eu la possibilité de faire un tour de reconnaissance pour évaluer les conditions de piste avant la course sprint, qui a été annulée par la direction de course.

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Alors que l'attente est parfois longue avant de savoir si une épreuve sera maintenue ou pas en cas de conditions météo défavorables, la direction de course s'est rapidement décidée ce dimanche. Après le drapeau rouge qui a mis fin à la course du Moto2, le sprint du MotoGP – repoussé à ce dimanche justement pour assurer la tenue de la course principale samedi – a été annulé une demi-heure avant le départ.

Avec une forte pluie et des rafales de vent de plus en plus puissantes, les instances dirigeantes ont estimé qu'elles n'avaient "pas d'autre choix" que de renoncer à la course sprint, une décision rapide que regrette Jack Miller. Le pilote local aurait aimé avoir l'opportunité de reprendre la piste, quatre heures après le warm-up, pour jauger les conditions.

"Je ne suis pas d'accord avec la décision, on aurait dû essayer, au moins pour faire quelques tours", a commenté Miller auprès de DAZN, diffuseur du MotoGP en Espagne. "Oui, il y a du vent, mais ce sont les conditions. Quand il y a du vent sur l'autoroute, on continue à rouler."

Miller s'est rattrapé en signant de nombreux autographes et en offrant ses bottes à de jeunes spectateurs, mais il a regretté que ces derniers n'aient pas pu assister à la course sprint : "Ce n'est pas du tout facile de venir voir des motos dans ces conditions. Je suis déçu mais j'espère qu'on pourra faire la course l'an prochain."

Maverick Viñales est allé dans le sens de l'Australien, sans savoir si la décision prise à été la meilleure tout en reconnaissant le besoin de faire primer la sécurité. "C'est très difficile de dire si c'est bien ou pas", a connu le leader du warm-up. "Me concernant, on aurait pu faire un tour de reconnaissance pour voir la piste et annuler la course si c'était nécessaire. C'est tout. On avait les informations des pilotes Moto2, ils disaient que c'était impossible, donc je ne sais pas. Ce n'est pas entre nos mains."

Maverick Vinales, Aprilia Racing Team

Maverick Viñales a mené le warm-up avant la dégradation des conditions

"Je ne sais pas si je suis déçu parce que la sécurité doit être la priorité, mais ce sont toujours des situations très difficiles pour la direction de course", a ajouté Viñales. "J'imagine que quand on met un drapeau rouge en Moto2, ça n'a pas de sens de nous faire partir dans les mêmes conditions."

Un tour de reconnaissance "n'était pas une option"

Les pilotes ont majoritairement soutenu la décision mais lorsque les responsables du championnat sont venus à la rencontre des patrons d'équipe, des opinions variées ont été exprimées. "Évidemment ce n'était pas unanime [mais] je pense que la sécurité passe avant tout", a estimé Davide Tardozzi, le patron de l'équipe Ducati officielle, à TNT Sports, qui retransmet les courses au Royaume-Uni.

Mike Webb a confirmé que tous les points de vue avaient été pris en compte mais qu'il est vite apparu impossible de renvoyer les pilotes en piste. "Nous avons eu une réunion peu de temps avant de prendre la décision, avec tous les patrons d'équipe", a rappelé le directeur de course. "Loris [Capirossi, délégué sécurité de Dorna Sports] et Carlos [Ezpeleta, directeur sportif] ont discuté avec les pilotes du MotoGP dans leurs garages pour recueillir leurs opinions."

"Comme vous pouvez l'imaginer, il y avait tout un large éventail d'opinions parmi les pilotes, selon qui ils sont, leur situation personnelle, ou autre. C'était très varié. Nous avons parlé aux équipes pour leur dire 'voici les options, c'est la situation actuellement'."

"Rien que l'idée de faire un tour de reconnaissance et de lancer une course, avec des conditions météo significativement plus mauvaises que quand on a mis le drapeau rouge [en Moto2], n'était pas une option. On ne pouvait pas le faire."

Avec Oriol Puigdemont

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