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Morbidelli veut croire en ses chances de rester en MotoGP

Menacé par plusieurs pilotes, Franco Morbidelli a bien entendu le message de Valentino Rossi : le guidon restant chez VR46 sera attribué sur la base des résultats.

Franco Morbidelli, VR46 Racing Team

Photo de : Pierre-Louis Le Mouëllic

À mesure que les accords sont scellés dans les coulisses des Grands Prix, l'avenir de certains s'obscurcit sur la grille MotoGP. Le jeu de chaises musicales est vieux comme le championnat : dès lors qu'un pilote est recruté d'une autre catégorie, un autre doit lui faire de la place.

À ce stade de l'année, on tient pour acquis qu'au moins 14 des 22 places sont d'ores et déjà attribuées, si ce n'est plus. Parmi les pilotes actuels le flou perdure pour Álex Rins, Jack Miller, Brad Binder, Luca Marini et Franco Morbidelli. Ces deux derniers ont toutefois la particularité d'être tous deux cités parmi les candidats à un guidon Ducati chez VR46, et c'est le patron de l'équipe lui-même qui l'a confirmé pendant le week-end de Barcelone.

Valentino Rossi a tout d'abord insisté sur le critère auquel il tient fermement pour celui qui fera équipe avec Fermín Aldeguer - dont le transfert de Gresini à VR46 ne fait plus aucun doute à défaut d'être officiel : "Pour notre deuxième pilote, on a besoin au moins d'un pilote italien dans l'équipe."

Questionné par Sky Sport MotoGP, diffuseur italien du championnat, quant au choix qui serait donc possible entre Luca Marini, Nicolò Bulega et Celestino Vietti, le Docteur avait alors réagi : "Il ne faut pas oublier Morbidelli. C'est notre pilote et il a eu un début de championnat très difficile, mais il faut dire que les vieilles Ducati - la sienne et celle d'Aldeguer - sont plus en difficulté. Je pense qu'il y a plus de différence par rapport aux nouvelles."

Valentino Rossi, VR46, sur la grille

Valentino Rossi

Photo de : Gold and Goose Photography / Getty Images

On sait Luca Marini bien perçu chez Honda, mais en difficulté aujourd'hui avec le recrutement de Fabio Quartararo et, selon toute probabilité, du pilote Moto2 David Alonso. L'équipe satellite du HRC restera composée de Johann Zarco et Diogo Moreira, et les efforts de Tokyo pour fournir une troisième équipe se sont arrêtés au choix de Tech3 de rester avec KTM.

Nicolò Bulega, quant à lui, est vu comme le choix de Ducati, qui sait sa pépite du WorldSBK en quête expresse d'un guidon en MotoGP. Or, un pilote aujourd'hui sous contrat pour développer la 850cc et qui domine si outrageusement son propre championnat qu'il n'a laissé passer aucune des 15 victoires possibles cette saison ne peut assurément pas être ignoré.

Celestino Vietti, pour sa part, est un des protégés de la VR46 Riders Academy, et comme le concède Valentino Rossi, sa troisième place actuelle en Moto2 le place aussi incontestablement dans le radar.

"Comme je le leur dis tout le temps, le plus important ce sont les résultats", a ainsi affirmé Valentino Rossi. "Jusqu'à la semaine dernière, Vietti n'était même pas dans la liste et puis il a fait la pole [et il l'est]. Quant au MotoGP, ça change tous les jours, tous les week-ends, alors ce qui est important c'est de terminer devant. Celui qui sera le plus en forme pendant ces week-ends et montrera qu'il est le plus rapide sera le favori."

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Morbidelli pressent un duel avec Marini

Et le patron n'a donc pas l'intention d'oublier Franco Morbidelli, lui aussi membre de son Academy, et même le premier à l'avoir fait briller sur la scène mondiale, et déjà en place dans l'équipe. Si ses performances ont jusqu'ici joué contre lui, Morbidelli a bien entendu le message que Rossi est venu porter à Barcelone : le choix devra être motivé par les résultats.

"Si ce qui compte, c'est celui qui est le plus rapide, alors en ce moment c'est moi parce que je cours en MotoGP", déduisait-il lors d'un point presse cité par GPOne, alors qu'il vient de réaliser à Barcelone son meilleur week-end depuis le début de la saison avec une septième place au sprint, une dixième dimanche et une deuxième place sur la grille de départ. Avant cela, c'est surtout sa troisième position dans le sprint de Jerez qui sort du lot dans ses performances 2026.

Luca Marini, Honda HRC

La menace viendra-t-elle de Luca Marini ?

Photo de : Pierre-Louis Le Mouëllic

"Luca aussi court en MotoGP, et en ce moment il est devant moi au championnat. Si on analyse la vitesse, alors ce sera peut-être un duel entre nous, pilotes MotoGP",a poursuivi Morbidelli, arrivé dans la catégorie en 2018. "Je ne veux pas entrer dans les détails du mercato parce que je n'ai pas de poids sur ce sujet. La seule chose sur laquelle je peux peser, c'est sur le travail sur je fais en piste, et c'est ce que j'essaye de faire au mieux."

Marini pense avoir encore "quelques semaines"

Fidèle à lui-même, Luca Marini affiche de son côté son immuable sérénité et refuse de beaucoup commenter le sujet de son avenir. Tout au plus a-t-il concédé qu'il regardait "bien sûr" ce qui se met en place autour de lui et reste attentif à l'évolution du grand puzzle qu'est la grille MotoGP.

"Oui, bien sûr. Mais en réalité, il y a d'autres choses qui doivent se mettre en place avant de définir ma situation", a également précisé le pilote italien en début de week-end, sans vouloir trop en dire sur le moment si ce n'est qu'il ne s'agissait "pas de places, mais d'autres choses". On comprendrait peu de temps après que la nouvelle qu'il attendait concernait le nombre de Honda que l'on verra sur la grille 2027, ce qu'a clarifié l'accord Tech3-KTM.

"On verra, il y a le temps. De toute façon, les dernières places seront décidées sous peu. Il y a le temps, quelques semaines", a précisé Luca Marini. "Mais on discute en tout cas. On verra comment ça se termine. Mais on n'est qu'en mai. À mon avis, cette année, tout ne sera pas défini avant juillet ou août."

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