Un nombre de chutes en baisse en 2024
La saison MotoGP 2024 aura été marquée par une baisse du nombre d'accidents enregistrés dans le cadre des Grands Prix. Voici dans le détail ce qu'il faut retenir de ces chiffres.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Au cours des 20 week-ends de Grand Prix qui ont composé la saison 2024, les pilotes MotoGP ont cumulé 335 chutes. Le nombre d'accidents auxquels nous avons assisté cette année est le même qu'en 2022, dernière saison ayant précédé l'introduction des courses sprint. À comparaison plus égale, ce sont 23 de moins qu'en 2023, saison pratiquement identique dans son programme à l'exception d'une course sprint disputée en moins à l'époque.
Pour 2024, la moyenne est de 16,75 chutes par week-end, contre 17,9 en 2023. Cette réduction intervient alors que les records de vitesse n'ont eu de cesse d'être battus et qu'avec l'introduction d'un nouveau pneu arrière, beaucoup de pilotes se sont plaints d'une sensation de poussée sur l'avant pouvant les déséquilibrer.
Par rapport à 2023, peu de pilotes ont subi des blessures ayant entraîné des forfaits. Alors que la saison passée, aucun Grand Prix n'a pu se disputer avec l'intégralité des titulaires présents, cette fois ils n'ont été "que" cinq à manquer des Grands Prix dans leur intégralité, en l'occurrence Miguel Oliveira, Fabio di Giannantonio, Aleix Espargaró, Álex Rins et Joan Mir (ce dernier pour maladie et non pour blessure), auxquels se sont ajoutés quelques renoncements à prendre le départ d'une course mais dans une moindre mesure que l'an dernier.
Qui est tombé le plus en 2024 ?
Dans le détail des décomptes officiels, le pilote étant tombé le plus souvent est le rookie Pedro Acosta sur la KTM, avec 28 chutes à son compteur : c'est le plus gros score de l'année, toutes catégories confondues. Vient ensuite Marc Márquez (24), passé de la Honda à la Ducati cette année, puis Álex Márquez (21) qui, comme son frère, pilotait la GP23, réputée plus sujette à cette sensation d'arrière poussant sur l'avant. On trouve ensuite les autres pilotes KTM, Jack Miller (20), Brad Binder et Augusto Fernández (19 chacun), ainsi qu'Aleix Espargaró sur l'Aprilia (19).
Alors que Pecco Bagnaia a qualifié cette saison de "championnat d'erreurs", les statistiques apportent donc une vision différente. D'ailleurs, le pilote italien est tombé neuf fois au cours des Grands Prix, ce qui fait de lui l'un des titulaires étant le moins parti à la faute, avec Fabio Quartararo (9), Raúl Fernández (8), Takaaki Nakagami (7), Luca Marini (4) ainsi que Miguel Oliveira (6 chutes, mais absent de 4 GP). Seulement, sept des chutes de Bagnaia ont été observées en course (GP ou sprint) et c'est cela, et non leur fréquence, qui a donc pu donner cette perception.
Pecco Bagnaia fait partie des pilotes qui sont le moins tombés.
Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images
Au rang des marques, Ducati compte logiquement plus de chutes que les autres en ayant aligné plus de pilotes. Pour avoir une vision fiable, il convient de se pencher sur les moyennes, et on retrouve alors KTM au sommet de ce classement. Avec six pilotes alignés pour 84 participations au total, le constructeur autrichien a connu une moyenne de 1,10 chute par GP. La moyenne de Ducati est de 0,82, alors que les marques japonaises sont loin derrière avec 0,53 pour Honda et 0,48 pour Yamaha.
Où est-on le plus tombé ?
En ce qui concerne les circuits, la palme revient évidemment aux deux pistes ayant accueilli deux Grands Prix : Barcelone (79) et Misano (77). Mais si l'on décrypte les chiffres en isolant chaque manche, c'est au GP d'Espagne, à Jerez, qu'on est le plus souvent tombé, et ce sans surprise puisque l'on se souvient des conditions météo qui l'avaient largement perturbé, au mois d'avril, contribuant à faire grimper le nombre de chutes à 74. Mandalika et Phillip Island viennent ensuite dans la liste, avec 67 et 64 chutes respectivement au cours de leur week-end de Grand Prix.
Les responsables du championnat livrent également le détail des chutes par virage, et là c'est le virage 4 de Phillip Island qui a causé le plus de dégâts avec 29 accidents à lui seul. Il en avait déjà provoqué 22 l'an dernier, seulement devancé par le premier virage du circuit de Buddh, qui n'était plus au calendrier cette année. Le virage 13 de Jerez a quant à lui causé 23 chutes et le virage 3 du Red Bull Ring 19.
Si l'on comptabilise les trois catégories des Grands Prix ensemble, la saison 2024 affiche 885 chutes, soit le plus faible nombre depuis dix ans, à l'exception de 2020 où seuls 14 Grands Prix avaient pu être disputés. Cette baisse revient aussi aux catégories Moto2 et Moto3, où le nombre total d'accidents est tombé à son plus bas niveau depuis que le championnat a commencé à comptabiliser officiellement ces statistiques, en 2010. Cela pourrait s'expliquer par le changement de manufacturier pneumatique, Pirelli ayant remplacé Dunlop dans les deux catégories cette année.
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires