L'adieu à Phillip Island expliqué : "Dix ans qu'ils devaient améliorer les installations"
Le président de la FIM, Jorge Viegas, a justifié l'abandon de Phillip Island par le MotoGP, en pointant du doigt les difficultés d'accès et l'absence de travaux de modernisation.
Photo de: Rob Gray / Polarity Photo
Phillip Island a-t-il réagi trop tard pour avoir une chance de conserver le MotoGP ? La semaine dernière, le championnat a annoncé qu'il allait quitter la piste pour organiser le GP d'Australie à Adelaïde, sur un circuit en partie urbain et connu pour avoir accueilli la Formule 1 dans les années 1980 et 1990.
Auparavant, le MotoGP a tenté de déplacer l'épreuve sur le circuit de Melbourne, lui aussi célèbre pour sa course de F1, en profitant du fait que l'organisateur de l'épreuve était le même que pour le MotoGP, Australian GP Corporation. Mais l'État du Victoria, où se trouvent Melbourne et Phillip Island, a opposé un refus, en souhaitant maintenir l'épreuve en place, jugée importante pour la région.
Le Victoria se disait prêt à "contribuer à un financement supplémentaire" pour assurer l'avenir de Phillip Island en MotoGP. Une promesse visiblement déjà faite à maintes reprises par le passé, sans concrétisation. C'est en tout cas ce qu'a a expliqué Jorge Viegas, président de la Fédération internationale de motocyclisme (FIM).
"Ça fait dix ans qu'ils devaient améliorer les installations, et tous les ans ils disaient 'ouais, ouais, ouais, on va le faire'", a déclaré Viegas à Australian Motorcycle News. "Mais ça ne s'est jamais concrétisé, et maintenant c'est fini, parce qu'Adélaïde a fait une bonne proposition."
Le MotoGP va faire une dernière visite sur le circuit de Phillip Island cette année.
Photo de: William West - AFP - Getty Images
Comme son nom l'indique, Phillip Island est situé sur une île, avec un nombre limité d'infrastructures hôtelières, si bien que les pilotes sont souvent logés dans des maisons de location. La position du circuit complique son accès, avec presque deux heures de route depuis Melbourne.
Si l'on ajoute à ça des installations vieillissantes, et une météo parfois capricieuse avec une épreuve placée à la fin de l'hiver austral, le GP d'Australie a eu du mal à attirer le public. L'épreuve est celle qui a connu la quatrième plus faible affluence en 2025, et même la troisième plus basse en ne comptant que la journée du dimanche, avec 37 192 spectateurs.
Même s'il assure qu'il ne s'agit "pas d'un adieu définitif", la situation n'était plus tenable selon Viegas : "Tout le monde aime cette piste. J'aime m'y rendre, mais si on veut inviter des gens, si on veut faire quelque chose de différent, il n'y a pas d'hôtels, il n'y a rien. C'est très difficile."
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