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Les pilotes divisés sur le nouveau format pour 2027

Pecco Bagnaia et Luca Marini accueillent favorablement le nouveau format des week-ends en 2027, mais Álex Márquez et Pedro Acosta redoutent un danger accru, et Fabio Quartararo déplore le manque de temps en piste.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Photo de : Gold and Goose Photography / Getty Images

Le nouveau format de week-end des week-ends du MotoGP était au cœur des discussions entre les pilotes avant le GP d'Indonésie, au lendemain de l'annonce par le championnat d'une série de modifications du programme qui entreront en vigueur la saison prochaine.

Le changement le plus significatif est l'introduction d'une séance de qualifications dédiée à la course sprint. La plupart des pilotes s'accordent à dire que ce nouveau format augmentera leur charge de travail et leur stress, bien que les avis divergent fortement sur ces ajustements.

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Pecco Bagnaia est l'une des voix les plus influentes du paddock et l'un des rares pilotes à assister régulièrement aux réunions de la Commission de sécurité le vendredi, où les pilotes rencontrent les dirigeants du MotoGP, notamment le PDG Carmelo Ezpeleta et son fils Carlos. Le pilote Ducati a de nouveau pointé du doigt la faible participation à ces réunions pour expliquer sa position sur le nouveau format.

"Si au lieu de quatre, nous avions été 20 pilotes, nous aurions pu influencer la décision, mais avec si peu de monde, c'est très difficile", a déclaré Bagnaia, l'un des rares pilotes à accueillir favorablement ces changements : "J'aime bien. je pense que c'est une bonne chose. Je trouve que c'est une amélioration, même si ce qui ne me plaît pas, c'est la disparition du warm-up le dimanche. Ce serait bien de le conserver."

Le double champion du monde a ajouté que les pilotes demandaient depuis longtemps deux séances de qualifications, depuis l'introduction des sprints : "Nous avons toujours demandé deux séances de qualifications."

Bagnaia a également souligné que les quatre pilotes présents lors de la dernière réunion de la Commission de sécurité à Motegi n'avaient émis aucune objection lorsque les changements leur ont été expliqués : "Les quatre qui étaient présents, nous avons discuté du sujet, tout était clair et nous en avons compris les raisons. Nous avons simplement demandé à rajouter le warm-up."

Acosta craint des carrières plus courtes

Pedro Acosta a quant à lui livré une évaluation bien différente de ces changements et s'est demandé si les pilotes avaient réellement eu leur mot à dire dans cette décision. "Peu importe ce que l'on pense, on ne nous a pas donné le choix", a déclaré le pilote KTM. "Ils nous l'ont imposé comme ça, tout simplement."

"Si vous prenez la liste des pilotes sur la grille, essayez d'en trouver quatre qui n'ont pas été blessés de toute l'année. Il y en a peu, très peu qui n'ont pas eu de blessure. Je ne sais pas si éliminer le warm-up quand on a chuté le samedi est une bonne idée, je ne sais pas si mettre 22 pilotes dans la même séance de qualifications de 15 minutes est une bonne idée."

Pedro Acosta s'oppose aux changements

Pedro Acosta s'oppose aux changements

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

"Nous avons déjà suffisamment de séances dans lesquelles nous prenons énormément de risques avant d'en ajouter une autre, tout en conservant tous les sprints. Je pense que nous devrions tous nous calmer un peu sur ce sujet, car les carrières des pilotes sont de plus en plus courtes."

Acosta a justement attribué son absence aux réunions de la Commission de sécurité au calendrier de plus en plus chargé : "Je n'y vais pas parce qu'il n'y a pas le temps. Nous avons de plus en plus de choses à faire et de plus en plus de stress, et je pense que nous devrions aller dans le sens inverse, se poser un instant et se dire que le pilote a besoin de se calmer, parce que sinon, là-dedans [il montre sa tête, ndlr] ça ne va plus très bien."

Pour Acosta, une solution consisterait à réduire le nombre de courses sprint en s'inspirant de la Formule 1, qui introduit elle aussi deux séances de qualifications lors de certains événements : "Nous pourrions avoir la moitié des sprints, car nous savons tous sur quels circuits il y a du spectacle et sur lesquels il n'y en a pas."

Ils nous en demandent toujours plus.

Álex Márquez s'est montré tout aussi critique vis-à-vis du processus ayant conduit à ces changements, en rappelant que les équipes avaient joué un rôle majeur dans leur mise en place.

"La décision a été prise entre le championnat et les équipes", a-t-il précisé. "Les pilotes n'y sont pour rien. On l'accepte parce que c'est comme ça. Mais il y aura plus de moments dangereux pendant les week-ends. Ils nous en demandent toujours plus. C'est le nouveau championnat : soit vous l'acceptez, soit vous partez."

"Ça ne me réjouit pas, car au final il y a 22 courses, 22 sprints et deux séances de qualifications par week-end. Nous n'étions déjà pas d'accord pour disputer autant de courses, et nous avons toujours voulu réduire le nombre de sprints de moitié, voire plus. Mais rien ne changera, peu importe à quel point nous nous plaignons."

Fabio Quartararo (Yamaha Factory Racing)

Fabio Quartararo (Yamaha Factory Racing)

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Fabio Quartararo est également mécontent de certains aspects du nouveau format. Le Français passera de Yamaha à Honda la saison prochaine et n'a pas encore testé les nouvelles motos de 850cc ni les pneus Pirelli qui seront introduits en 2027.

"Je pense que si on veut copier la Formule 1, on peut regarder combien ils ont de minutes en piste", a souligné Quartararo. "Ils ne sont pas en piste tout le temps, contrairement à nous. On s'arrête, on repart... Si on ajoute 30 minutes, on sera un peu plus calmes. Je pense que ça serait bien que les EL2 durent une heure. Ça serait la même chose pour tout le monde."

"Ensuite, pour moi ce n'est pas un souci d'avoir une séance de qualifications en plus. Mais même les essais libres seront comme des qualifications, pour bien comprendre quoi faire. Ce serait sympa s'avoir plus de minutes [de séances]."

Contrairement à Bagnaia, Quartararo a indiqué qu'il n'était pas particulièrement préoccupé par le retrait du warm-up du dimanche : "Je m'en fiche."

Luca Marini faisait partie des pilotes présents à la réunion de la Commission de sécurité au cours de laquelle Ezpeleta a expliqué le nouveau format, et il s'est montré plus positif face à ces changements.

"C'est une proposition des équipes pour améliorer encore le spectacle et essayer de gagner en popularité", a expliqué le pilote Honda. "Et je pense qu'au final, cela peut être un changement positif. Avoir deux séances de qualifications est quelque chose que nous demandions depuis que la course sprint a été intégrée au format. C'est assez intéressant."

"J'ai le sentiment que nous faisons ce qu'il faut pour que le MotoGP puisse beaucoup grandir. J'espère que les fans aimeront aussi et comprendront que ce championnat est le meilleur au monde."

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