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Pressions imposées : "une question de sécurité" selon Michelin

Face aux craintes des pilotes, Michelin défend le nouveau règlement visant à contrôler la pression du pneu avant, y voyant un impératif pour la sécurité, et minimise ses conséquences sur les courses.

Piero Taramasso, Michelin

Michelin recommande une pression minimale pour le pneu avant à chaque course, entre 1,88 et 1,90 bar selon les circuits, et cette préconisation doit bientôt devenir une obligation. L'an passé, des pilotes ont parfois roulé sous les pressions souhaitées par Michelin mais ils se défendaient de chercher à gagner en performance, car si un pneu moins gonflé est susceptible d'améliorer l'adhérence, leur but était surtout d'anticiper la montée en température de la gomme – et donc celle de la pression – quand ils se trouvent dans le sillage d'un rival, ce qui rend le pneu plus glissant.

Évoquant un impératif de sécurité, les pilotes demandent donc à abaisser la pression minimale qui sera bientôt imposée, puisqu'ils assument de s'élancer avec une pression plus basse que celle qui est prévue, mais craignent que cela ne mène à des pénalités quand la règle entrera en vigueur.

Michelin objecte que le minimum fixé répond lui aussi à des critères de sécurité pour préserver l'intégrité du pneu, et estime qu'il n'aura pas de réelle influence sur les courses, puisque des sanctions ne tomberont que si un pilote dispute plus de la moitié de l'épreuve avec une pression jugée trop basse.

"Le point minimum est fixé, il le connaissent très bien", a précisé Piero Taramasso, responsable de la compétition deux-roues de Michelin, au micro de Canal+. "Il faut le respecter parce que c'est une question de sécurité, c'est un chiffre minimum qui garantit l'endurance du pneumatique, sa tenue pour toute la course. Il faut le respecter et on demande de le faire pendant la moitié de la course, ce n'est pas non plus une chose impossible. Comme je le dis, c'est la façon de travailler que l'on a depuis cinq, six ou sept saisons. Cela ne change rien pour les équipes et pour les pilotes."

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Pour mesurer cette pression, la FIM teste depuis le début de la saison des capteurs qui envoient les informations à la direction de course en temps réel. Le but était de mener des évaluations avant de mettre la règle en application ce week-end, en Espagne, mais il a été décidé de repousser cette introduction. Taramasso assure que les systèmes de mesure sont fiables et que seuls des détails restent à régler.

"Le règlement et les sanctions associés auraient dû commencer ici. Ça a pris un peu de retard, simplement pour des problèmes techniques. Il fallait mettre au point tous les logiciels, tous les algorithmes, toutes les données qui seront [collectées] en temps réel. C'est un peu compliqué. Cela va peut-être prendre une ou deux courses de plus. Ce sera peut-être mis en place au Mugello."

"Mais le système fonctionne, il est fonctionnel à 100%. On va l'essayer ici, normalement, et après on décidera si ce sera introduit ou pas. Comme je le dis toujours, cela ne va pas changer la méthode de travail, c'est la même façon de travailler. C'est juste qu'il y aura un contrôle en temps réel avec des pénalités associées."

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