Interview
MotoGP GP d'Allemagne

En quête de sensations, Zarco doit oublier ses podiums récents au Sachsenring

Johann Zarco a bien conscience du fait qu'il ne doit pas prendre ses résultats récents sur le circuit allemand du Sachsenring comme une base pour ses aspirations en course avec la Honda cette année...

Johann Zarco, Team LCR Honda

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Auteur de deux podiums avec Ducati sur les deux derniers GP disputés en date sur le tracé allemand du Sachsenring, Johann Zarco sait bien qu'il se présente cette année dans une configuration bien différente au guidon d'une Honda avec laquelle il a même admis au terme de la dernière épreuve en date ne même pas s'autoriser à viser une arrivée dans le top 10. 

L'état d'esprit du Cannois reste néanmoins excellent en arrivant en Allemagne, l'actuel 19e du championnat ayant la capacité de mettre de côté certains aspects difficiles de sa situation actuelle, comme la dure réalité d'écarts entre le vainqueur de chaque GP et lui, qui semble s'accroitre course après course en 2023. Le pilote LCR Honda se prépare à une course longue dans laquelle il espère avant tout recevoir de bonne sensations de sa moto pour mener le groupe des pilotes Honda. 

Lire aussi :

Dans quel état d'esprit te présentes-tu sur cette manche allemande ?

Je ne vais pas trop me prendre la tête techniquement, et ça m’a fait du bien de quand même sentir de l’évolution personnelle pendant le GP, de faire un dimanche plutôt correct [aux Pays-Bas, ndlr]. Il ne faut pas regarder l’écart avec le premier, sinon… Enfin, si, il faut le regarder, justement, pour faire le point ; mais en tant que pilote, pour juger une performance, là, actuellement, il ne faut pas se baser sur ça, sinon c’est trop compliqué !

Du coup, curieux de voir comment la moto peut se comporter. Le changement de météo peut un peu perturber, parce que ce virage 11 à droite, si l’on veut attaquer et qu’il fait froid, il y aura sûrement des chutes, et ce n’est pas le meilleur endroit pour chuter… A voir !

Mais je suis content d’enchaîner, entre les tests [pour sa course d'endurance] de Suzuka, la course d’Assen et cette course-là ; et ensuite je repars encore à Suzuka. C’est prendre le moindre roulage comme si j’étais un jeune pilote, qui ne peut que progresser en quatre semaines.

On annonce 24°C samedi, 18°C dimanche, est-ce que c’est un gros problème ?

Maintenant que l’on connait bien les pneus, tout ça, on arrive bien à s’adapter. Mais c’est vrai que ça peut créer de petites surprises, un truc qu’on n’a pas prévu. Un pilote qui peut être très rapide peut avoir moins de constance pendant la course selon le pneu qu’il choisit. Ça peut beaucoup faire varier le choix de pneus et être moins préparé, oui.  C’est vrai que le samedi, on prépare beaucoup pour le dimanche, mais là avec 10°C de moins… Après, je vis le moment, hein, je ne peux pas l’anticiper !

Johann Zarco, Pramac Racing, sur le podium en Allemagne (2023)

Johann Zarco, Pramac Racing, sur le podium en Allemagne (2023)

Photo de: Alexander Trienitz

Tu avais bien marché ici la saison dernière. Est-ce qu’avec cette moto, tu sens encore les circuits sur lesquels tu es bien, où tu arrives à tirer quelque chose de la Honda ?

Non, non, je n’arrive pas à sentir ça... Mais dans le passé, quand j’arrivais avec la Ducati, ce n’est pas parce que j’avais bien fonctionné [auparavant] que j’y arrivais bien en piste. Et c’est ça qui m’a appris à essayer d’arriver neutre. Après, il y a certains circuits qui peuvent mieux s’adapter que d’autres [à la Honda], mais je me rends compte que non, je ne peux pas me tenir à ça.

Après, c’est vrai qu’ici, ça a fait deux podiums sur les deux dernières années, de bons souvenirs ! On verra ce que ça donne. J’espère me sentir bien, car la course, c’est 30 tours, et si on peut avoir un feeling plutôt bon, quel que soit l’écart, ça permet de rester concentré et de faire une bonne course.

Un circuit qui tourne à gauche : toi, indépendamment de la Honda, c’est un style que tu aimes bien ou pas ?

Non, je suis mieux sur les circuits à droite ; en tout cas pendant la période Ducati, j’étais mieux sur les virages à droite. Et des fois, je vois même sur la Honda que j’ai tendance à être plus à l’aise à droite, à mieux coucher la moto. Mais maintenant que je le sais, j’arrive quand même à rectifier le tir. Ce n’est pas comme Marc [Márquez] qui a vraiment une grande différence à gauche et est vraiment très fort.

Rejoignez la communauté Motorsport

Commentez cet article
Article précédent Bagnaia entend poursuivre sa série victorieuse en Allemagne
Article suivant Aleix Espargaró renonce au week-end au bout de 3 tours

Meilleurs commentaires

Abonnez-vous gratuitement

  • Accédez rapidement à vos articles favoris

  • Gérez les alertes sur les infos de dernière minute et vos pilotes préférés

  • Donnez votre avis en commentant l'article

Motorsport Prime

Découvrez du contenu premium
S'abonner

Édition

France France