Miller, "le meilleur coéquipier possible" pour Razgatlioglu à ses débuts ?
Rookie en MotoGP, Toprak Razgatlioglu peut compter sur le soutien de son coéquipier, Jack Miller, qui lui prodigue ses conseils en plus de partager avec lui une certaine idée du show à livrer à moto.
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Pour accompagner ses premiers pas en MotoGP, Toprak Razgatlioglu peut compter sur l'équipe Pramac, dans laquelle il semble avoir réussi à bien s'intégrer - les baklavas du premier test y ont sans doute contribué ! - et sur un coéquipier très attentif en la personne de Jack Miller.
Les deux nouveaux acolytes sont apparus proches lors du premier Grand Prix de la saison, affichant une véritable coopération favorable au Turc. On les a vu reconnaître la piste ensemble, accompagnés notamment par leur team manager et leurs chefs mécaniciens. Tous ont pris le temps de décortiquer le tracé pour Razgatlioglu, avec une analyse détaillée et des conseils de Miller quant au pilotage et aux repères à avoir pour freiner et accélérer.
"Je suis très content de travailler avec Jack", s'est réjoui Razgatlioglu au micro du site officiel du MotoGP pendant le week-end thaïlandais. "C'est un gars très spécial et je pense que c'est le meilleur coéquipier possible. On s'amuse bien ensemble, et j'espère aussi qu'on progressera ensemble. On fait vraiment un travail d'équipe."
Ce soutien de l'Australien pour son nouveau voisin de stand n'est pas passé inaperçu chez Pramac, et Gino Borsoi y voit toute l'expression de son expérience, lui qui est arrivé dans la catégorie en 2015.
"Il est très fort cette saison, c'est un autre Jack Miller, un Jack Miller 2.0 !", observe le team manager italien. "Ce sont de très bons coéquipiers. L'ambiance dans le stand est très bonne, ils travaillent très bien ensemble. C'est bien pour nous et bien pour Yamaha, et j'espère qu'on va pouvoir continuer comme ça."
L'autre aspect de ce duo, c'est la part d'amusement qu'ils insufflent dans le stand Pramac. Malgré un contexte compliqué pour Yamaha et ses équipes avec les débuts d'un V4 encore très modeste, Razgatlioglu et Miller ont fait le show avec leurs stoppies lors du grand lancement de la saison à Kuala Lumpur, puis dans une improbable course de tuk-tuk organisée après le warm-up à Buriram, où ils ont gratifié le public d'acrobaties qui n'appartiennent qu'à eux.
"J'apprécie beaucoup le temps que je passe avec Toprak", se réjouit Miller, qui semble avoir trouvé un alter-ego dans la passion qu'il investit dans le pilotage. "C'est bien d'avoir un gars normal, qui a une énorme passion pour la moto, et pour tout ce qui a deux roues. On voit bien l'amour qu'il a pour son boulot."
Toprak Razgatlioglu a aussi trouvé d'autres alliés chez Yamaha, car on a pu voir Fabio Quartararo venir le rassurer pendant les essais d'avant-saison ou encore Álex Rins s'enquérir régulièrement de ses difficultés tout au long du premier Grand Prix. Andrea Dovizioso, dont le Turc a hérité de l'ancien chef mécanicien, est aussi un soutien attentif qui lui prodigue de précieux conseils.
L'ADN du MotoGP commence à rentrer
Maintenant, il faut que ce partenariat et, plus largement, l'apprentissage de Razgatlioglu portent leurs fruits. Le Turc a beaucoup de choses à apprendre, de certaines pistes jusqu'aux caractéristiques de la moto en passant par les pneus, et il ne cache pas avoir encore du mal à adapter son pilotage. En Thaïlande, il a néanmoins couru près des autres pilotes Yamaha, ce qui représente déjà un certain accomplissement.
"Je pense que Toprak a fait un très bon travail", jugeait Paolo Pavesio, directeur exécutif de Yamaha Motor Racing, à la fin du week-end thaïlandais. "Je suis content parce qu'il a pu être très proche des autres pilotes Yamaha, qui sont la référence pour lui maintenant."
Toprak Razgatlioglu est épaulé par Alberto Giribuola.
Photo de : Qian Jun / MB Media via Getty Images
"Je pense que cela a été un parcours très intéressant pour Toprak parce qu'après tellement d'années à avoir tant de succès en WorldSBK, il cherchait clairement comment rapprocher sa MotoGP d'une Superbike", a également expliqué le responsable au site officiel du championnat.
"Nous l'avons soutenu car nous pensions aussi que c'était correct pour lui d'avoir cette opportunité, et par rapport à Sepang on peut voir qu'il a remis les ailettes à l'arrière, que son guidon redevient plus normal. Il a appris que pour piloter une MotoGP il faut faire certaines choses de la manière dont les font les 21 autres pilotes."
"Mais ça fait partie du parcours et je suis content car il a réussi à le comprendre par lui-même. Nous l'aidons beaucoup, avec tous ceux qui l'entourent et notamment Giribuola, Dovi aussi qui a passé pas mal de temps. C'est la touche positive du week-end !"
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