D'une promotion abandonnée à l'incertitude : Viñales agacé d'être à la merci de KTM
Une clause dans le contrat de Maverick Viñales l'oblige à attendre la fin du mois avant être libre de s'engager avec la concurrence. KTM lui a promis une promotion dans l'équipe officielle avant de le plonger dans le doute.
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
S'il y a une chose claire dans l'histoire de KTM en MotoGP, c'est que sa gestion des relations avec les pilotes n'a pas toujours été son point fort. Johann Zarco, Raúl Fernández ou encore Remy Gardner ont tous quitté la marque autrichienne dans la douleur, après de longues luttes pour être libérés de leurs engagements.
Aujourd'hui, c'est Maverick Viñales qui se trouve dans une situation incertaine. KTM a le pouvoir d'activer une option pour le maintenir chez Tech3 ou le libérer, or cette clause contractuelle l'empêche de discuter avec un autre constructeur avant la fin du mois.
Si KTM décide de se priver de lui, Viñales sera dans une situation délicate pour trouver une place sur la grille, puisque le marché a vite bougé et que peu de guidons restent disponibles. Ce jeudi à Brno, l'Espagnol n'a pas caché sa frustration, car il est passé en quelques mois d'une promotion quasi certaine dans l'équipe d'usine à cette situation très précaire.
"J'ai toujours exprimé ma loyauté envers KTM", a souligné Viñales. "Cet hiver, on m'a dit que je serais dans l'équipe d'usine, puis [on m'a dit que] je serais chez Tech3, et maintenant je ne sais même pas où je me situe. J'aurais pu signer pour une autre équipe malgré les restrictions dans mon contrat, mais je ne l'ai pas fait."
Maverick Viñales ignore s'il pilotera encore une KTM en 2027.
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
"J'ai un contrat qui dit que je dois attendre une date spécifique", a-t-il rappelé. "Je ne casse aucun accord. Je dois juste attendre parce qu'il n'y a pas d'autre option."
Viñales ne songe qu'au MotoGP, et prévient qu'il mettra probablement fin à sa carrière s'il ne reste pas dans le championnat : "Je ne me vois pas en WorldSBK. En compétition, c'est en MotoGP que je voulais faire quelque chose. Si je pars, ce sera pour profiter de la vie."
Il y a une grosse pression pour faire des résultats à court terme. Je dis "Je ferai des résultats quand ça ira".
Viñales est à la merci des décisions de KTM et sait qu'il n'est pas dans la meilleure situation pour faire ses preuves puisqu'il se remet petit à petit d'une grosse blessure à l'épaule gauche. Il a manqué les courses de Jerez et du Mans après une opération pour retirer une vis, et n'est pas encore à son plein potentiel.
"J'aurais pu définir mon avenir cet hiver, pas maintenant. L'équipe me demande des résultats à un moment où je suis blessé. Peut-être que je ne suis pas à mon meilleur niveau aujourd'hui mais que je le serai dans deux mois."
"Quand on a un pilote blessé, il faut lui faire confiance", a ajouté Viñales. "Je sais que je vais revenir à 100%, mais je ne sais pas si ce sera demain ou en octobre. Je n'ai plus aucune source d'inflammation, maintenant c'est une question de [temps]. Actuellement, je [soulève] 5 kg, peut-être que le mois prochain ce sera six, sept, huit… Je ne peux pas soulever 15 kg par magie. Je peux essayer mais je vais me faire mal."
Maverick Viñales ne peut pas s'exprimer pleinement sur la KTM.
Photo de: Stephen Blackberry/NurPhoto via Getty Images
Maverick Viñales estime avoir déjà fait ses preuves l'an dernier, avec une adaptation rapide à la KTM avant de se blesser, et considère qu'il n'est pas approprié de le juger à la lumière de ses résultats actuels, avec une condition imparfaite.
"Comme je l'ai dit la dernière fois, je n'ai personne à convaincre. Quand j'étais à 100%, à mi-saison, jusqu'à la blessure, j'étais la référence chez KTM. Ils doivent comprendre que cette moto n'est pas une moto de série."
"Si je monte sur une moto de série, je suis en pleine forme pour la piloter. Mais cette moto demande une force différente. Et la seule façon d'acquérir cette force, c'est en étant ici. Mais on ne roule que six jours par mois, donc c'est dur d'adapter sa condition au MotoGP."
"Comme je l'ai dit, je n'ai personne à convaincre. Je veux être bon, faire de bonnes courses pour moi. Et l'avenir, je ne sais pas. C'est très dur à savoir mais il y a une grosse pression pour faire des résultats à court terme."
"Je dis 'Je ferai des résultats quand ça ira'. Je suis à trois dixièmes, mais à cause de ça, pas parce que je ne sais plus piloter. Au final, les équipes essaient de faire le meilleur pour elles-mêmes. C'est tout."
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