Zarco : "Dall'Igna m’a dit de lui faire confiance, je lui fais confiance"

Le Français est prêt pour la reprise, les idées claires quant à la tâche qui l'attend dans une équipe qui s'est renforcée pour l'accueillir.

Zarco : "Dall'Igna m’a dit de lui faire confiance, je lui fais confiance"

Dans un peu plus de deux semaines, Johann Zarco reprendra la piste au cœur du peloton MotoGP. Une nouvelle étape pour celui qui a hâte de tourner la page après une année 2019 éprouvante, et une nouvelle aventure qui lui apporte à nouveau des perspectives d'avenir au sein de l'élite.

Après une fin de saison mouvementée, qui s'est terminée par les négociations portant sur son arrivée dans le giron Ducati, c'est serein que Zarco avait finalement pu partir en vacances le mois dernier. L'option Avintia lui avait dans un premier temps fait faire la moue, cependant le Français avait fini par être convaincu par Gigi Dall'Igna en personne et par les garanties techniques que le patron lui a apportées. "D’abord, une moto 2019 et des techniciens qui sont payés par Ducati dans l’équipe Avintia", souligne-t-il à présent dans un entretien accordé à Moto Journal. "Ça bénéficie à toute l’équipe Avintia, même à Rabat, parce qu’au total, ce sont cinq techniciens qui sont au sein du team désormais."

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Le courant est indéniablement bien passé entre le pilote français, cabossé par une année compliquée et les doutes que son passage chez KTM ont fait naître chez lui, et le patron du groupe italien, prêt à casser les codes pour recruter un double Champion du monde sur le carreau et le remettre sur de bons rails. "Il m’a dit de lui faire confiance, je lui fais confiance", résume Zarco, séduit par le changement de statut d'Avintia. Désormais doté d'une Ducati de 2019, il est conscient que de bonnes performances joueraient en sa faveur s'il veut recevoir des évolutions en cours de saison. "Luigi m’a dit qu’il n’était jamais loin et restait très attentif aux performances. Il m’a rappelé la période où Iannone roulait bien sur la Pramac, alors que Crutchlow était sur l’officielle. Il a dit que Iannone a alors bénéficié des mêmes pièces que la moto d’usine."

Des excuses auprès d'Avintia

Ce contexte bien plus qualitatif que ne l'était la situation de l'équipe Avintia jusqu'à l'année dernière, couplé à ces perspectives d'avenir, ont rapidement convaincu le pilote que rejoindre le team espagnol était la bonne voie à suivre, balayant les craintes qu'il avait pourtant exprimées sans détour lorsque cette option est née. "Mes craintes du départ, on les a effacées, ou du moins bien atténuées quand Ducati s’est engagé franchement. Le nom du team reste Avintia, mais ce n’est pas la situation qu’on connaît", souligne-t-il.

Et Johann Zarco démontre si besoin était qu'avec sa franchise va de pair sa capacité à s'excuser si ses mots sont parfois trop forts : "J’en ai parlé avec les mécanos d’Avintia et à Ruben [Xaus, team manager]. Je leur ai dit : 'Excusez-moi si je n’ai pas dit de jolies paroles' et ils m’ont répondu : 'Non, non, tu n’avais pas tort. Dans la situation dans laquelle on était, c’était normal de ne pas nous vouloir nous'. Et là, les mécanos sont motivés à 300%. Ils disent : 'On est contents, ça nous met un coup de boost'. On s’est tous vus à l’usine Ducati, et le fait qu’ils étaient là faisait plaisir à voir."

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Une visite à Borgo Panigale a en effet fini de rassurer le #5 avant l'entrée dans les vacances. Un passage dans le Saint des saints pour découvrir les coulisses du programme Ducati et faire notamment la connaissance de son nouveau chef mécanicien, Marco Rigamonti, ancien bras droit d'Andrea Iannone. Le Cannois a également fait table rase de ses "affaires antérieures" avec son ancien manager, Laurent Fellon. "Il faut tourner la page. Mais je vois que le fait d’avoir bien libéré ma tête pendant l’hiver, et là, d’avoir conclu cet accord me fait du bien", assure-t-il.

Jean-Michel Bayle, lui non plus, ne sera plus de la partie, du moins pour le moment. Arrivé dans l'entourage de Zarco afin de le soutenir dans le challenge KTM, l'ancien pilote pourrait reprendre à ses côtés un programme de coaching, mais plus tard, si les performances et, par conséquent, les ambitions du #5 retrouvent leur niveau d'antan. "D’abord, il faut que je me remette à niveau. [Si j'ai] le niveau de jouer un titre, il peut être là pour supporter, jouer sur des détails. Mais là, ce n’est pas l’objectif des six prochains mois. J’ai déjà une grosse part du boulot à faire par moi-même. Il va tellement dans le détail et il a déjà fait tellement de choses que ce n’est pas le moment", reconnaît Zarco.

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