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Zarco impuissant face aux Aprilia en fin de course : "C'était impossible"

Longtemps cinquième au GP d'Espagne, Johann Zarco a finalement cédé dans les derniers tours pour reculer au septième rang, incapable de contenir les fulgurantes Aprilia de Raúl Fernández et Ai Ogura en fin d'épreuve.

Johann Zarco, Team LCR Honda

Photo de: Pierre-Philippe Marcou / AFP Via Getty Images

Dans un Grand Prix d'Espagne dominé par les Aprilia et les Ducati - qui monopolisent les six premières places -, le titre honorifique de "meilleur des autres" est revenu à Johann Zarco. Le Français a conclu une course solide au septième rang, au terme d'une prestation combative face aux machines italiennes.

Parti deuxième, Zarco a rétrogradé au quatrième rang au départ, avant de céder encore face à Jorge Martín puis Fabio Di Giannantonio. Remonté cinquième après la chute de Marc Márquez, il a longtemps tenu cette position, repoussant les attaques de Pedro Acosta, Enea Bastianini ou encore Raúl Fernández pendant une grande partie de l'épreuve.

Mais alors qu'un top 5 - voire un top 4, avec un Jorge Martín un temps en difficulté - semblait à sa portée, le Français a perdu du rythme en fin de course. Il n'a finalement pas pu contenir les deux Aprilia du team Trackhouse, Raúl Fernández et Ai Ogura, particulièrement incisifs dans les derniers tours.

"Il faut faire beaucoup de choses pour être cinquième !", souriait Johann Zarco après l'arrivée au micro de Canal+. Loin d'être déçu de sa septième place, il ajoutait "Partir deuxième et s'accrocher au maximum, c'est la course que je voulais faire. À chaque fois que quelqu'un me passait, j'essayais de rester derrière lui pour creuser l'écart avec ceux de derrière. Et ça se passait plutôt bien."

J'ai vu le dernier tour d'Ogura : il était en 38'1, alors que moi j'étais en 39'2 au bout de ma vie.

Johann Zarco n'a rien pu faire face aux Aprilia en fin de course.

Johann Zarco n'a rien pu faire face aux Aprilia en fin de course.

Photo de: MotoGP Sports Entertainment Group

"J'étais pas mal derrière Martín, je n'arrivais pas à me rapprocher de lui, mais j'ai senti qu'à un moment, il avait du mal aussi. Du coup, je me suis dit que ça pouvait le faire. Et je crois qu'à cinq ou quatre tours de la fin, le pneu a commencé à vraiment chuter et la moto s'est mise à énormément bouger..."

"Vu que ça bouge, ça ralentit moins bien, j'essaie de compenser dans le virage mais je glisse davantage. Et du coup je pense que j'ai perdu au moins quatre dixièmes au tour pendant deux tours."

"Raúl est revenu, Ogura est revenu. Pareil, je me disais la même chose qu'en début de course : ils me passent et j'essaie de bien rester derrière eux, mais c'était impossible. J'ai vu le dernier tour d'Ogura : il était en 38'1, alors que moi j'étais en 39'2 au bout de ma vie. Ce n'était pas faisable."

Johann Zarco se félicite tout de même d'avoir pu survivre dans ce top 5 pendant si longtemps, ce qui lui a permis d'être attentif aux motos et au pilotage de ses adversaires afin de récolter le plus d'informations.

Les Ducati et Aprilia ont encore largement dominé à Jerez.

Les Ducati et Aprilia ont encore largement dominé à Jerez.

Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

"Mais je suis bien content parce qu'on voit de belles choses sur des courses comme ça", a-t-il ajouté toujours sur Canal+. "En fait ce sont les références parfaites quand on est dans les cinq premiers, pour voir où on perd, où on peut gagner peut-être, où on se sent bien, ça permet d'être en confiance et ça permet de faire des beaux pas [en avant]."

Une Honda capable de titiller les Italiennes ?

Même si cette septième place reste encourageante, Johann Zarco en est conscient : elle doit beaucoup à sa deuxième position sur la grille, obtenue lors de qualifications disputées dans des conditions particulières.

La Honda demeure en retrait face aux Ducati et aux Aprilia. Interrogé sur la possibilité de combler cet écart, le Français explique "Je crois que, avec des réglages, on peut [réduire l'écart]. En tout cas, j'espère".

"C'est vrai que, ce matin pendant le warm-up, on [réglait] des petites choses et on pouvait facilement reculer. Donc c'est pour ça qu'on ne peut pas dire que notre équilibre est déjà parfait, parce que moi je sens qu'il peut y avoir des petites choses à faire [pour progresser encore]. Et en même temps le pilote qui s'habitue à la machine, ça peut toujours faire une belle différence." 

"On a progressé quand même depuis deux ans, même par rapport à l'an dernier, la moto est plus performante. Mais, il y a ce 'mais' qui fait que, dixième après dixième à chaque tour, à un moment, on ne peut plus tenir."

"Ils y en a qui pensent que c'est de l'aéro, parce qu'on voit qu'à ce niveau la Honda est quand même différente des Aprilia ou des Ducati. Mais l'aéro ne va plus bouger cette année, c'est pour ça qu'à mon avis, ça va aider à se concentrer que sur du réglage et du pilotage." 

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