Zarco : "Honda semble me vouloir plus que Ducati"

Honda ou Ducati ? Ducati ou Honda ? Deux voies semblent s'ouvrir à Johann Zarco, qui analyse avec calme les avantages et inconvénients des options dont il dispose pour courir en MotoGP en 2024.

Johann Zarco, Pramac Racing

Si certains parviennent à rester pleinement concentrés sur les performances à livrer en piste, les courses du mois d'août prennent aussi une tournure très politique pour d'autres pilotes. D'importants guidons sont encore à pourvoir pour la saison 2024 et un jeu de dominos pourrait se mettre en place avec l'une ou l'autre des décisions les plus attendues.

Marco Bezzecchi se sait en position de force, lui qui martèle son souhait de rester chez VR46, son "plan A", mais pourrait devoir rejoindre Pramac Racing s'il souhaite une Ducati officielle, le constructeur ayant maintes fois et fermement réaffirmé que la répartition de son parc resterait inchangée l'an prochain. "Je pense pouvoir vous donner à Barcelone la décision précise que j'aurai prise", indiquait jeudi celui qui occupe la troisième place du championnat.

S'il a véritablement le pouvoir de prendre cette décision, Bezzecchi pourrait influer sur l'avenir de Franco Morbidelli, que l'on sait en lien avec VR46 et qui pourrait aimer récupérer la place laissée vacante par son collègue, mais aussi celui de Johann Zarco. Actuellement chez Pramac, le Français devrait changer d'équipe si Bezzecchi opérait ce transfert.

Y aurait-il alors une autre place pour Zarco dans le clan Ducati ? Difficile à dire, tant elles commencent à se raréfier : VR46 a donc encore un guidon à attribuer mais plusieurs prétendants ; Gresini aussi, avec une décision attendue quant au sort de Fabio Di Giannantonio d'ici les deux à trois prochaines manches, mais plusieurs candidats parmi lesquels des pilotes venus du Moto2.

Paolo Campinoti, patron de Pramac Racing, voudrait garder un line-up inchangé, et Paolo Ciabatti, directeur sportif de Ducati Corse, a lui-même affirmé son souhait de conserver Johann Zarco. "On est en train de discuter avec les équipes et les pilotes, et j'espère qu'on va trouver une solution pour garder Johann chez nous", a notamment indiqué ce dernier à Silverstone, souhaitant avancer d'ici au GP d'Autriche de cette semaine.

Gino Borsoi avec ses pilotes Jorge Martin et Johann Zarco, Pramac Racing

Johann Zarco sur le podium du GP d'Allemagne avec son coéquipier Jorge Martín et leur team manager Gino Borsoi.

Mais le Français va-t-il vraiment attendre que la situation se clarifie chez Ducati ? Car, en attendant, il a déjà une offre en main, celle de l'équipe satellite Honda, le team LCR, qui cherche à remplacer Álex Rins. Zarco connaît la structure, il y a fait un passage court mais remarqué fin 2019 après avoir quitté KTM avec pertes et fracas, et avant d'être recueilli chez Ducati où il s'est reconstruit.

"Ça ne m'inquiète pas, j'aurai le choix"

Au micro de Canal+, jeudi, Johann Zarco s'est montré serein malgré le manque d'avancées ces derniers jours. "On savait de toute façon qu'entre Silverstone et l'Autriche il y aurait peu d'échanges, du coup on attend ce week-end", a-t-il indiqué.

"Honda semble me vouloir plus que Ducati. Après, Ducati ça performe et c'est de la très bonne moto, du coup il peut y avoir ce choix pour continuer à jouer la gagne", a analysé le pilote français. Et plutôt que se voir dans une position instable, Zarco retient le bon côté des choses : "Ça ne m'inquiète pas. Dans tous les cas, j'aurai le choix et ça, c'est quand même beau."

Tout au long de sa carrière, le pilote français a su faire des choix audacieux, comme serait celui de quitter Ducati pour Honda, compte tenu des grandes difficultés connues actuellement par le constructeur japonais. Mais à 33 ans, il peut aussi vouloir relever un nouveau défi ou tout simplement se laisser séduire par un groupe où son travail serait potentiellement mis plus en valeur qu'il ne l'est actuellement.

En 48 départs sous les couleurs du team Pramac depuis 2021, Johann Zarco a décroché 12 podiums et trois pole positions. Son team manager Gino Borsoi a réitéré vendredi matin, au micro du site officiel du MotoGP, tout le bien qu'il pense de son apport : "Bien sûr, si [Bezzecchi] vient chez nous je serai content, mais si on peut rester comme ça je serai content aussi, car que pourrais-je demander de plus à mes gars ? Nous sommes premiers au championnat des équipes et ils ont fait un travail incroyable."

"En tant que team manager, je dois dire que la saison est encore longue, particulièrement pour Zarco, qui peut encore en montrer plus qu'actuellement. Avec un peu plus de temps, je pense qu'il pourra être prêt à se battre pour une première victoire", a affirmé Gino Borsoi. Reste à voir si le pilote français préférera ces louanges à l'offre concrète formulée par LCR.

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