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Audi adopte un aileron arrière inversé qui s'inspire d'Alpine

La semaine dernière à Bahreïn, l'Audi R26 arborait un aileron arrière dont la conception rappelait celle utilisée par Alpine sur le plan de l'aérodynamique active, signe d'une orientation technique claire pour maximiser l'efficacité du système.

L'aileron arrière de L'Audi R26

Photo de: Audi

Les règlements techniques 2026 de la Formule 1 poussent les équipes à maximiser l'efficacité aérodynamique, favorisant des solutions toujours plus innovantes. Audi a justement travaillé dans ce sens et a fait évoluer la philosophie de son aileron arrière depuis le shakedown de Barcelone : le flap s'abaisse désormais selon un principe similaire à celui utilisé par Alpine.

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Les contraintes de gestion d'énergie imposées par les groupes hybrides ont fait de l'efficacité aérodynamique un enjeu central cette saison. Le nouveau règlement offre ainsi une plus grande liberté de conception aux ingénieurs, notamment en matière d'aéro active, utilisée sur la quasi-totalité des lignes droites. Celle-ci permet de réduire la traînée et, par conséquent, de soulager le moteur en limitant la consommation d'énergie.

Plusieurs configurations d'ailerons arrière ont ainsi été observées lors des essais de pré-saison. Le concept de Ferrari qui se retourne à 180° en constitue l'illustration la plus spectaculaire : une solution audacieuse qui pousse très loin l'interprétation du règlement.

D'autres pistes techniques tout aussi intéressantes ont néanmoins émergé, comme celle d'Alpine, dont l'aileron pivote autour du bord d'attaque, ou encore celle d'Audi, qui s'ouvrait initialement de manière oblique.

Nico Hülkenberg lors des essais hivernaux.

Nico Hülkenberg lors des essais hivernaux.

Photo de: Giuseppe Cacace - AFP - Getty Images

L'écurie d'Enstone a été la première équipe à explorer une voie conceptuelle totalement inédite par rapport à ce que le DRS permettait jusqu'ici, poussant ses rivales à analyser de près les bénéfices et les limites de cette approche. 

Audi a repris cette solution lors de la deuxième semaine d'essais à Sakhir, en modifiant l'actionneur chargé de contrôler l'élément mobile de l'aileron.

Dans sa version initiale, le système Audi soulevait le premier élément tandis que le second restait passif, se contentant d'accompagner le mouvement du flap principal. Désormais, à l'image du concept d'Alpine, le fonctionnement est inversé : l'actionneur agit sur le second élément, qu'il pousse vers le bas, pendant que le premier reste fixe.

Cette évolution a été rendue possible grâce à l'implantation de l'axe de rotation sur le premier flap - et non sur le second - un choix déjà présent dans la conception d'origine. Cette architecture offre ainsi la possibilité d'ajuster la cinématique d'ouverture sans devoir repenser l'ensemble du système.

Comparaison de l'aileron arrière de l'Audi R26 : désormais, la commande est reliée au second élément et le pousse vers le bas lorsque l'aileron actif s'ouvre.

Comparaison de l'aileron arrière de l'Audi R26 : désormais, la commande est reliée au second élément et le pousse vers le bas lorsque l'aileron actif s'ouvre.

Photo de: Audi

Cette solution offre plusieurs avantages aérodynamiques, notamment lors de la phase de transition, en améliorant la stabilité au freinage initial. Elle impose toutefois des contraintes importantes que les équipes doivent gérer avec précision.

Alors que le DRS classique s'ouvrait à vitesse relativement faible et revenait automatiquement à sa position initiale sous la pression de l'air, les ailerons arrière d'Alpine et d'Audi fonctionnent à l'inverse. L'actionneur doit fournir un effort beaucoup plus important pour vaincre la traînée et déplacer le flap.

Le système d'Alpine apparaît relativement complexe, avec plusieurs points de fixation, tandis que celui d'Audi semble plus simple, reposant sur un unique point d'attache sur le flap supérieur. Un choix ingénieux qui illustre une fois de plus comment les règles 2026 stimulent la créativité et l'ingéniosité des ingénieurs.

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