Le contrat de Verstappen ne contient pas de clause liée à Honda

Red Bull a assuré que la décision de Honda de se retirer de la Formule 1 n'ouvrait pas de clause dans le contrat de Max Verstappen pour pouvoir mettre fin à l'accord qui court jusqu'en 2023.

Le contrat de Verstappen ne contient pas de clause liée à Honda

Durant l'hiver 2019/2020, Max Verstappen a lié son avenir à Red Bull jusqu'en 2023, après avoir rejoint l'équipe courant 2016 et fait ses débuts en F1 pour la structure sœur Toro Rosso (depuis devenue AlphaTauri) en 2015. Toutefois, cet engagement sur un terme plutôt long a été pris bien avant la décision de Honda de se retirer, qui sera effective en fin d'année 2021.

D'aucuns se sont demandé si le Néerlandais possédait, dans son contrat, une clause lui permettant de pouvoir y mettre fin avant son échéance, si jamais Red Bull voyait la relation avec la firme japonaise cesser. Auquel cas, rejoindre une autre équipe de pointe comme Mercedes aurait alors été une possibilité.

Mais Christian Horner, le directeur de Red Bull Racing, a balayé une telle suggestion. "Il n'y a pas de clause de ce genre dans son contrat", a-t-il déclaré pour ServusTV. "Les contrats entre le pilote et l'équipe sont privés, mais il n'y a assurément pas de clause liée au moteur dans le contrat de Max."

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"Il est compétitif, il se sent très à l'aise au sein de l'équipe et croit fermement dans le programme Honda. Je pense qu'il voit également que Honda a avancé le moteur de 2022 à 2021. C'est bien sûr encourageant. Donc nous allons faire un autre pas en avant l'an prochain. Il est impatient à ce sujet, et il a encore un long chemin à faire jusqu'en 2022."

"Renault a changé"

Même si la nouvelle du retrait de Honda est connue au sein de la direction de la firme autrichienne depuis un certain temps, il n'y a pour le moment pas eu de discussions sérieuses avec de potentiels futurs fournisseurs. Plusieurs pistes sont évoquées, mais si Red Bull maintient sa présence en F1 la plus crédible semble à ce jour être celle d'une fourniture Renault, de gré ou de force.

La fin de la précédente relation entre Red Bull et le Losange avait parfois été houleuse, au terme d'un partenariat qui avait pourtant glané quatre titres mondiaux chez les constructeurs et quatre autres chez les pilotes entre 2010 et 2013. Toutefois, Horner semble indiquer que l'arrivée à la tête du constructeur français de Luca de Meo a déclenché un changement dans l'atmosphère et sur sa propre vision de la compagnie.

"Nous devons désormais commencer à réfléchir au partenaire moteur pour 2022. Nous avons besoin de clarté d'ici la fin de l'année. Bien entendu, il faut envisager toutes les possibilités, toutes les options. Mais au final, [le grand patron de Red Bull, Dietrich] Mateschitz doit décider de la manière de procéder. Mais il est important pour nous d'avoir suffisamment de puissance pour défier Mercedes dans les années à venir."

"Évidemment, je comprends pourquoi les gens pensent que nous allons parler à Renault. Depuis la séparation, Renault a changé. Le nouveau conseil d'administration apporte beaucoup d'air frais et quelques changements. Les choses avancent."

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Une autre solution pourrait être d'obtenir auprès de Honda la propriété intellectuelle du moteur pour que Red Bull ou une autre firme construise et développe le concept. Toutefois, Horner se montre assez sceptique : "Le coût pour faire venir un nouveau motoriste sous l'empire de la réglementation actuelle est simplement bien trop élevé."

"Donc il n'y aura aucun nouveau motoriste tant qu'un nouveau moteur, possiblement en 2026, n'arrivera pas sur le marché. Les coûts de développement sont immensément importants. La FIA et Liberty prennent ce problème à bras-le-corps. Ils ont fait du bon travail sur le châssis. Désormais, nous avons besoin de moteurs homologués et d'un plafond budgétaire pour les unités de puissance."

Avec Jonathan Noble et Markus Lüttgens

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