Djeddah "encore plus dangereux" que Spa selon Verstappen
La mort de Dilano van 't Hoff a mis en lumière le danger que peut revêtir la piste de Spa-Francorchamps, mais d'après Max Verstappen, le péril est encore plus grand à Djeddah.
Le week-end dernier, les 24 Heures de Spa-Francorchamps ont été endeuillées par la mort de Dilano van 't Hoff lors de la course annexe de Formule Régionale. Dans des conditions très pluvieuses, le Néerlandais de 18 ans a heurté le mur dans la ligne droite de Kemmel avant de revenir sur la piste et d'être percuté de plein fouet. Cela n'était pas sans rappeler l'accident fatal à Anthoine Hubert quatre ans plus tôt en Formule 2, à quelques hectomètres de là, en haut du Raidillon – alors sur le sec.
La sécurité est donc remise en question sur la piste ardennaise, et Max Verstappen ne nie pas que ce soit nécessaire, mais le natif de Belgique estime qu'il y a encore plus périlleux au calendrier de la Formule 1 : "C'est sûr que c'est un virage assez dangereux, mais nous nous rendons aussi à Djeddah, où le premier secteur est à mon avis encore plus dangereux. Je suis content que rien ne soit arrivé pour l'instant dans ce secteur, car quand on passe dans les virages 6, 7, 8, s'il y a un accident là, ça peut être pareil – tout est en aveugle, on ne sait pas ce qui arrive."
"Je me rappelle là-bas au début de l'année, j'étais agacé par mon ingénieur car j'ai gêné Lando [Norris], et je sais ce que ça fait. C'est super dangereux quand ça se produit."
Max Verstappen (Red Bull)
Selon le pilote Red Bull, le circuit ne peut être tenu pour seul responsable de la mort de Van 't Hoff. "Bien sûr, la montée d'Eau Rouge est en aveugle, mais cet accident s'est produit plus loin. Je pense que la seule chose qui peut éventuellement être améliorée, c'est faire plus de place pour éloigner les barrières, car pour l'instant on dirait que dès qu'on a un accident, on percute le mur, on rebondit et on se retrouve sur la piste assez facilement."
"À Spa, les changements déjà faits ont clairement créé bien plus d'espace, mais ce sera toujours un virage dangereux. Mais nous nous rendons sur beaucoup de circuits où il y a des virages dangereux, où l'on ne dira probablement rien jusqu'à ce qu'il y ait un accident. Forcément, le sujet est maintenant abordé, mais je trouve ça un peu injuste de rejeter la faute sur la piste, car je crois que la première chose à étudier est la raison pour laquelle ils ont relancé la course."
Quant à Sergio Pérez, il voit dans cet incident la preuve que la direction de course ne doit pas se laisser influencer par l'extérieur, alors que cette épreuve de Formule Régionale a tragiquement été relancée pour un seul tour.
"Pour moi, le plus important, ce sont les conditions de piste", souligne le Mexicain. "Je pense que les directeurs de course sont probablement parfois influencés par les fans et les réseaux sociaux, par des gens qui sont assis chez eux et qui pensent qu'il est possible de rouler, mais c'est la visibilité qui est le plus important."
"Les accidents peuvent se produire, mais il ne peut pas y avoir des situations où les pilotes sont tout bonnement aveugles en allant à fond, car c'est là que ces gros accidents peuvent se produire dans n'importe quel championnat. S'il faut retarder le départ ou ne pas prendre le départ quand la piste est très humide, fort bien. Il faut faire le nécessaire pour la sécurité de tous les pilotes."
Propos recueillis par Filip Cleeren
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