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Le GPDA veut sa place à la table des négociations en F1

Lewis Hamilton estime que l'association des pilotes de Grand Prix, le GPDA, devrait avoir une place aux côtés des instances lors des réunions décisives pour la Formule 1.

Pilotes et écuries se réunissent en hommage à Eddie Jordan

Photo de : Simon Galloway / Motorsport Images

S'appuyant sur la polémique opposant les pilotes de Formule 1 au président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, concernant la répression des écarts de langage, Lewis Hamilton estime que le GPDA doit aspirer à avoir plus de pouvoir. Malgré une situation qui tend à se résoudre, le dialogue entre les deux parties n'est pas au beau fixe, quand il n'est pas inexistant, selon George Russell, l'un des directeurs de l'association des pilotes de Grand Prix.

Le conflit larvé entre les pilotes et la FIA dure depuis de longs mois maintenant, puisqu'il a également concerné le port des bijoux il y a trois ans, par exemple. Dans le mode de gouvernance actuel de la Formule 1, la consultation des pilotes n'est pas incluse de manière officielle, point sur lequel Lewis Hamilton veut du changement.

"Le GPDA est aujourd'hui très uni", plaide le septuple champion du monde. "Au fond, on veut pouvoir travailler plus étroitement avec la FIA. Je pense que tout le monde veut collaborer pour améliorer la F1. Bien sûr, la communication avec eux a parfois été compliquée au fil du temps."

"Le problème, c'est qu'on n'a pas de vrai pouvoir de décision à la table des discussions, et selon moi, ça doit changer. Si on regarde d'autres sports, certains ont des syndicats, c'est peut-être quelque chose qui devra arriver un jour. Comme je l'ai dit, on ne cherche pas à contrôler quoi que ce soit, on veut juste être plus impliqués, et que nos voix soient entendues. Parce que si des décisions sont prises par des gens qui n'ont jamais été à notre place, c'est important d'avoir aussi le point de vue des pilotes. C'est tout ce qu'on essaie d'apporter."

Lewis Hamilton veut plus de pouvoir pour les pilotes.

Lewis Hamilton veut plus de pouvoir pour les pilotes.

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

Le pilote britannique trouve un écho certain chez son ancien coéquipier, George Russell, qui a mesuré ces derniers mois à quel point le rôle du GPDA avait été détourné de sa raison d'être originelle. Il aspire à renouer avec cet objectif tout en pesant plus.

"J'ai l'impression qu'on vit une période sans précédent depuis 18 mois, avec tout ce qui a changé et ce qui se passe en ce moment", explique le pilote Mercedes. "À la base, quand le GPDA a été fondé, ce n'était pas vraiment pour parler de politique. C'était pour parler de sécurité, d'améliorations du sport, et de la qualité des courses. Personnellement, je me retrouve à discuter de sujets que je n'avais pas du tout prévu d'aborder."

"Mais on est dans une période où on ne se concentre plus vraiment sur les raisons pour lesquelles on est ici. On est là pour courir, pour offrir le meilleur spectacle possible au public, avoir les voitures les plus rapides, les plus sûres, avec la meilleure technologie, le meilleur ingénierie – et au lieu de ça, on parle d'amendes, de sanctions, d'insultes… Donc oui, peut-être que quelque chose doit changer. On est ouverts à ça, mais au final, on veut simplement le meilleur pour la F1."

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