"Inconduisible" : Verstappen compare la Red Bull à une voiture de rallye
Seulement huitième du sprint du GP du Qatar, Max Verstappen a vécu une course très difficile au volant d'une Red Bull "inconduisible".
Photo de : Zak Mauger / Motorsport Images
C'est un petit évènement dans la saison 2024 de F1 : ce samedi, en terminant huitième du sprint, Max Verstappen a signé sa plus mauvaise place à l'arrivée d'une course cette année, hors abandon.
Le Néerlandais avait d'ailleurs largement dominé l'exercice des courses courtes cette année, avec quatre victoires et une quatrième place. Toutefois, à Losail, les choses ont vite pris une tournure inhabituellement compliquée : surpris au départ par Lewis Hamilton, le quadruple champion du monde a été en souffrance au volant de la RB20, commettant plusieurs fautes et perdant dans les premiers virages deux places supplémentaires face à Nico Hülkenberg et Pierre Gasly.
Neuvième et donc hors des points en début de course, il a tout de même sauvé l'honneur en dépassant le Français au quatrième des 19 tours, sans progresser davantage par la suite et sans jamais parvenir à inquiéter la Haas. Au sortir de son cockpit, le pilote Red Bull s'est montré mécontent de l'équilibre de sa RB20 et en particulier au départ sur les pneus froids.
J'aurais mieux fait de rouler avec mon père à Spa en rallye, nous aurions eu plus de chances d'être compétitifs là-bas.
"Je n'avais pas d'adhérence. L'équilibre est terrible. Avec des pneus froids, on souffre encore plus. J'avais l'impression d'être dans une voiture de rallye", a déclaré Verstappen à Viaplay. "J'aurais mieux fait de rouler avec mon père à Spa en rallye [son père Jos dispute en effet le Rallye de Spa ce week-end, ndlr] - nous aurions eu plus de chances d'être compétitifs là-bas, je pense. C'est vraiment terrible, c'était inconduisible."
La particularité des GP sprints version 2024 est la réouverture du parc fermé après le sprint, ce qui va offrir à Verstappen l'opportunité d'effectuer des changements d'ici les qualifications de ce samedi, même s'il ne se fait pas d'illusions : "Nous pouvons changer beaucoup de choses [avant les qualifications], mais nous ne pouvons pas résoudre ce problème. Nous allons changer certaines choses, mais je ne m'attends pas à des miracles."
VIDÉO - RÉSUMÉ : Les meilleurs moments du sprint au GP du Qatar
Le directeur de l'écurie autrichienne, Christian Horner, a reconnu que sa structure avait "une montage à gravir" pour essayer d'être compétitive lors de la course de ce dimanche, même si elle pourra compter sur les données récoltées par Sergio Pérez lors de cette séance d'essais grandeur nature.
"C'est extrêmement inhabituel pour [Verstappen]. Vous avez pu voir que nous n'avions pas pu faire monter les pneus en température. Le temps que les pneus se mettent en route, le groupe de tête avait disparu", a déclaré Horner à Sky Sports.
"Nous avons du travail à faire. Nous avons réussi à récolter des données avec la voiture de Checo grâce aux changements que nous avons apportés en la sortant du parc fermé. J'espère que cela nous aidera cet après-midi, mais nous avons une montagne à gravir."
"On peut renverser la vapeur. Je me réjouis que la voiture sorte du parc fermé et que nous puissions la modifier. Je pense que nous savons dans quels domaines nous pouvons apporter des changements, donc voyons si nous avons une autre occasion [de faire mieux] dans les deux heures qui viennent."
Avec Ronald Vording et Jake Boxall-Legge
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