Formule 1
C
GP d'Émilie-Romagne
18 avr.
Course dans
43 jours
C
GP du Portugal
30 avr.
Prochain événement dans
55 jours
09 mai
Prochain événement dans
61 jours
C
GP du Canada
13 juin
Course dans
100 jours
C
GP d'Autriche
04 juil.
Prochain événement dans
117 jours
C
GP de Grande-Bretagne
18 juil.
Course dans
134 jours
C
GP de Hongrie
01 août
Course dans
148 jours
C
GP de Belgique
29 août
Course dans
176 jours
C
GP des Pays-Bas
05 sept.
Course dans
183 jours
12 sept.
Course dans
190 jours
C
GP de Russie
26 sept.
Course dans
204 jours
C
GP de Singapour
03 oct.
Prochain événement dans
208 jours
10 oct.
Course dans
218 jours
C
GP des États-Unis
24 oct.
Course dans
233 jours
C
GP de Mexico
31 oct.
Course dans
240 jours
07 nov.
Course dans
247 jours

McLaren est "un peu devenu Dark Vador" pendant son déclin

Pour Zak Brown, PDG de McLaren, l'équipe s'est un peu transformée en "Dark Vador" lors de ses années difficiles et devait redevenir une organisation plus "chaleureuse".

McLaren est "un peu devenu Dark Vador" pendant son déclin

La saison 2012 est la dernière lors de laquelle McLaren a pu prétendre aux titres mondiaux. À cette époque, l'écurie était emmenée par son duo de pilote Champions du monde, Lewis Hamilton et Jenson Button. Si ce dernier allait rester au sein de la structure, dont il est le dernier vainqueur en date justement lors du GP du Brésil 2012, Hamilton était lui en partance vers le partenaire historique de Woking, à savoir Mercedes.

La suite de l'histoire est connue : pendant que McLaren amorçait son déclin et ses multiples crises, précipités par des guerres internes et la collaboration désastreuse avec Honda à partir de 2015, Mercedes s'envolait et allait dominer les premiers chapitres de l'ère turbo hybride en empochant les 14 titres mis en jeu entre 2014 et 2020, six d'entre eux revenant à Hamilton. Au sortir du partenariat avec Honda, McLaren dirigé depuis 2016 par Zak Brown en lieu et place de Ron Dennis a entrepris un travail de fond en renouvelant une partie de sa direction, en se réformant et en réorientant sa communication.

Lire aussi :

Passant d'une équipe traditionnellement austère et tournée vers une certaine forme d'élitisme sous le commandement de Ron Dennis, et ce jusqu'au choix de ses partenaires commerciaux, une ouverture a été notée sous Brown avec la volonté d'offrir une image moins guindée et plus en lien avec l'air du temps. Cela s'est symboliquement d'abord traduit par le retour à la couleur orange pour les livrées et l'identité visuelle de l'écurie mais ensuite plus concrètement dans la volonté de créer un environnement sain, allégé, dont la traduction la plus visible a bien entendu été la mise en avant de la bonne entente entre Lando Norris et Carlos Sainz, visages du renouveau après la chape de plomb des années Dennis/Honda/Alonso.

Dans un entretien pour Motorsport.com, Zak Brown se souvient de son arrivée, initialement au poste de directeur exécutif : "Ce dans quoi je suis arrivé était une équipe qui était sur le déclin dans quasiment tous les domaines. Le sponsoring de l'époque de Vodafone, Johnnie Walker, GSK et ExxonMobil était réduit à une monoplace presque vierge. Sur les résultats, les faits sont les faits : nous étions neuvièmes du championnat [en 2015 et 2017]. Cela se traduisait par un personnel très mécontent, donc quand vous vous promeniez dans les ateliers, les têtes étaient basses."

"Je ne pense pas que c'était la faute d'une personne en particulier, il ne s'agit pas de blâmer les gens. Mais vous aviez un jeu de chaises musicales au niveau du leadership, qui commençait tout en haut. Il y avait une bataille bien documentée et publique entre actionnaires. Cela se traduisait par un environnement très malsain. Ce que j'ai essayé de faire, c'est de trouver les bonnes personnes pour les bons postes, de simplifier l'organisation, de me concentrer sur l'organisation et d'essayer qu'elle soit plus chaleureuse."

"Être un peu plus comme Luke Skywalker"

Même s'il affirme être un "grand admirateur" de Ron Dennis, qu'il qualifie "d'ami et clairement de légende de la discipline", il estime que l'écurie se devait d'être plus réceptive concernant ce que l'extérieur attendait d'elle et de la marque. "J'ai toujours eu la sensation que McLaren c'était Star Wars, mais nous étions un peu devenus Dark Vador, et je pense que nous devions être un peu plus comme Luke Skywalker."

"Donc, cool, Star Wars, mais nous avons vraiment essayé de tourner l'attention de l'équipe et de la marque vers ce que les gens voulaient de la part de McLaren. [Comme peindre] la voiture en papaye, car c'est que ce que les fans voulaient. Je crois qu'en mettant les bonnes personnes aux bons endroits, en nous concentrant sur l'organisation et en apportant de l'énergie du changement, nous commençons désormais à voir que tout fonctionne."

En 2020, McLaren a réalisé sa meilleure performance depuis 2013 en terminant troisième du championnat constructeurs et en signant deux podiums. Pour 2021, l'écurie bénéficiera de l'apport du moteur Mercedes, le partenariat historique se renouant donc après six années de séparation, même s'il s'agira d'une simple relation client/motoriste.

Lire aussi :

Au rang des changements importants en interne qui ont aidé à remettre la structure sur les rails, l'on compte les arrivées de James Key au poste de directeur technique et surtout d'Andreas Seidl comme directeur de l'écurie. Pour l'avenir, le groupe américain MSP Sports Capital a investi cet hiver dans la firme et le quartier général de Woking va être progressivement remis au goût du jour, notamment avec la construction d'une nouvelle soufflerie. Enfin, Daniel Ricciardo est venu remplacer Carlos Sainz et apporte avec lui son expérience de la victoire.

"Nous avons tout ce dont nous avons besoin désormais, qu'il s'agisse des pilotes, du team principal, du directeur technique, de l'unité de puissance, des sponsors, des investisseurs, des ressources, des [projets] d'investissement, mais il va falloir plus de temps pour que ça prenne", ajoute Zak Brown.

"Si vous prenez les deux plus récentes dominations : Mercedes, il leur a fallu un petit peu de temps pour construire cette dynamique, ensuite une fois au niveau, ils sont difficiles à déloger. Avant cela, c'était Red Bull. Il leur a fallu un petit peu de temps pour y arriver. Donc c'est une affaire de dynamique. Je pense que la nôtre est bonne, mais il y a encore un long chemin à parcourir."

Avec Luke Smith

partages
commentaires
Daniel Ricciardo prend ses marques chez McLaren

Article précédent

Daniel Ricciardo prend ses marques chez McLaren

Article suivant

Quand les contrats des pilotes de F1 s'avèrent périlleux

Quand les contrats des pilotes de F1 s'avèrent périlleux
Charger les commentaires

À propos de cet article

Séries Formule 1
Équipes McLaren
Auteur Fabien Gaillard
Aston Martin : plus qu'une livrée verte, une structure à la Ferrari Prime

Aston Martin : plus qu'une livrée verte, une structure à la Ferrari

La présentation de l'Aston Martin était sans doute la plus attendue cette saison, alors que les nombreux changements apportés à l'équipe s'étendent bien au-delà d'un simple travail de peinture sur la livrée. Mais il est vrai que l'équipe n'aura pas à opérer un redémarrage et peut construire sur de solides fondations.

Les approximations qu'Ocon devra éviter avec Alpine et Alonso Prime

Les approximations qu'Ocon devra éviter avec Alpine et Alonso

Depuis son retour en F1, Esteban Ocon a connu une période difficile. De nouveaux défis l'attendent, puisqu'il a été rejoint par le double Champion du monde Fernando Alonso dans la nouvelle équipe Alpine. STUART CODLING établit une feuille de route à suivre pour franchir ce cap avec succès.

Formule 1
3 mars 2021
L'évolution récente des volants de Formule 1 Prime

L'évolution récente des volants de Formule 1

Les volants de Formule 1 ont drastiquement changé au fil des années, les pilotes disposant désormais de plus de contrôle, ce qui leur permet d'apporter les changements les plus subtils et de prendre l'avantage sur leurs rivaux.

Formule 1
2 mars 2021
L'impact qu'ont déjà les nouveaux investisseurs de McLaren Prime

L'impact qu'ont déjà les nouveaux investisseurs de McLaren

L'accord conclu par McLaren avec MSP Sports Capital l'an dernier non seulement aide l'écurie à financer la rénovation de ses infrastructures, ce dont elle avait bien besoin, mais est également un signe de l'avenir de la Formule 1.

Formule 1
1 mars 2021
La F1 à quatre roues directrices qui a failli rouler en Grand Prix Prime

La F1 à quatre roues directrices qui a failli rouler en Grand Prix

Pour la beauté du geste avant l'interdiction définitive de nombreuses aides en 1994, Benetton voulait faire rouler en Grand Prix sa B193C en fin de saison 1993, ce qui aurait fait d'elle la première voiture à quatre roues directrices à prendre un départ en F1...

Formule 1
28 févr. 2021
Pourquoi Ferrari met fin à 50 ans d'absence au sommet de l'Endurance Prime

Pourquoi Ferrari met fin à 50 ans d'absence au sommet de l'Endurance

Revenant dans la catégorie reine de l'Endurance après 50 années d'absence, Ferrari va s'engager en catégorie "Le Mans Hypercar" en 2023. La marque italienne dément tout lien avec le plafond de dépenses de la F1, mais il ne s'agit assurément pas d'une coïncidence...

WEC
28 févr. 2021
Pourquoi la Red Bull 2021 n'a pas que quelques autocollants en plus Prime

Pourquoi la Red Bull 2021 n'a pas que quelques autocollants en plus

À première vue, la nouvelle Red Bull pour la saison 2021 de F1 semble très similaire à la monoplace de l'an passé, mais un examen attentif révèle qu'il y a en réalité beaucoup de choses intéressantes.

Formule 1
24 févr. 2021
Ce que révèle la manière dont Alfa Romeo a dépensé ses jetons Prime

Ce que révèle la manière dont Alfa Romeo a dépensé ses jetons

Comme les autres monoplaces présentées jusque-là, l'Alfa Romeo C41 dévoilée ce lundi en Pologne s'apparente davantage à une évolution qu'à une révolution.

Formule 1
23 févr. 2021