Pérez n'est pas encore "super à l'aise" avec la Red Bull RB20
Sergio Pérez a expliqué à Djeddah qu'il ne se sentait pas encore "super à l'aise" au volant de la Red Bull RB20, même s'il commence à percer ses secrets.
Sergio Pérez a terminé la première course de la saison 2024, à Bahreïn la semaine passée, en deuxième position, à 22 secondes de son équipier Max Verstappen, après avoir démarré de la cinquième place sur la grille. À Djeddah, le Mexicain a débuté le GP d'Arabie saoudite en signant le cinquième temps des EL2.
Même si son écurie affiche une certaine confiance dans l'alliance entre lui et sa RB20, Pérez a expliqué qu'il y a encore une certaine marge de progression de son côté : "En ce moment, disons que je ne suis pas super à l'aise avec la voiture, mais je la comprends beaucoup mieux", a-t-il déclaré lorsqu'il lui a été demandé de comparer ses sensations avec celles au volant de la RB19. "En tant qu'équipe, je pense que nous comprenons mieux comment maximiser les performances de la voiture. Je pense donc que c'est une bonne chose pour nous."
Concernant l'écart à l'arrivée avec Verstappen à Sakhir, Pérez le met en partie sur le compte de sa position de départ, qui l'a obligé à débuter la course dans le peloton et à se battre pour se hisser au second rang : "La course a été bonne dans l'ensemble, mais les qualifications n'ont pas été parfaites. Je n'ai pas réussi à tout mettre en place."
"J'aurais dû être sur la première ligne, ou troisième ; et nous parlons d'environ un dixième [d'écart]. Donc, je pense qu'il faut juste régler des choses, en course également, car nous n'avions pas la bonne configuration avec nos réglages. Nous n'avons pas été très bons dans la gestion des pneus."
Sergio Pérez, Red Bull Racing
Photo de: Shameem Fahath
Pérez a remporté l'an passé le GP d'Arabie saoudite depuis la pole position, même si cela était arrivé lors d'un week-end où Verstappen avait connu un problème technique en qualifications. Si le Mexicain ne veut pas laisser son équipier développer une dynamique de victoire dès l'entame de la campagne 2024, il pense qu'il n'est pas souhaitable de se fixer des objectifs précis sur le nombre de succès ou sur une piste en particulier. Il préfère bâtir les fondations pour s'affirmer sur l'intégralité de la longue saison qui vient de débuter.
"Il reste 23 courses et on ne peut pas se battre pour un championnat en ne gagnant qu'une seule course. Je pense qu'il est important que nous comprenions ce que nous aurions pu faire de mieux à Bahreïn et que nous en tirions des leçons. Il faut vraiment que nous maintenions cette trajectoire ascendante et que nous devenions plus compétitifs course après course, parce que tout le monde va faire un pas en avant par rapport à Bahreïn. Nous devons donc en faire deux."
Concernant la domination affichée par son écurie à Sakhir, Pérez n'est pas certain qu'elle reflète exactement l'état des forces en présence. Il ne perçoit pas un avantage aussi net qu'il y a un an en faveur de Red Bull. "Je ne crois pas, je pense que c'est très, très serré. A mon avis, Ferrari aurait dû être en pole à Bahreïn."
"Et quand vous vous penchez sur le rythme de course, je pense que Bahreïn est un circuit où, quand vous commencez à vous battre, la course devient très différente. On peut voir que Ferrari est très proche de nous. Mercedes et McLaren aussi. Ça dépendra beaucoup de chaque circuit. C'est donc très serré."
Avec Jonathan Noble
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