Russell propose deux voitures par écurie lors des tests hivernaux
Afin de doubler le temps de piste des pilotes sans pour autant multiplier les coûts par deux, George Russell propose de permettre aux écuries de faire rouler deux monoplaces lors des essais hivernaux.
Cette année, les écuries de Formule 1 vont devoir se contenter de trois journées d'essais hivernaux à Bahreïn – une et demie par pilote – du 23 au 25 février. Les 20 athlètes du Championnat du monde vont donc avoir un temps très limité pour se familiariser avec leur nouvelle monoplace, autant qu'en 2021 – lorsque les châssis étaient gelés en raison de la crise du COVID-19 – et moitié moins qu'en 2022, théâtre d'une révolution technique.
Certains n'en sont pas ravis, à l'image de George Russell, président de l'Association des Pilotes de Grand Prix (GPDA). "Personnellement, je ne pense pas que trois jours, ça suffise, car il faut se rappeler que du point de vue d'un pilote, c'est une journée et demi par pilote", souligne le Britannique.
"Nous avons eu la chance de faire [le shakedown à Silverstone] la semaine dernière, mais autrement, nous devrions nous contenter de ça après douze semaines sans monter dans la voiture entre Abu Dhabi et Bahreïn. Vous imaginez Rafael Nadal passer douze semaines sans taper dans une balle, puis se lancer directement à Roland-Garros avec une journée et demie d'entraînement ? Vous savez, c'est juste impossible !"
La réduction des essais est évidemment une question de coûts tout en allégeant le programme à l'aube d'un calendrier toujours plus chargé (les 23 Grands Prix de 2023 sont un record), mais Russell voit en une seconde monoplace un moyen d'accroître le temps de piste sans multiplier les coûts – même si construire deux châssis à ce stade de l'année est toujours un défi pour les écuries.
"Je comprends et reconnais pourquoi nous faisons [seulement trois jours]. Je pense que trois jours avec deux voitures, ce serait probablement positif. Et je pense que ce serait probablement le meilleur compromis vis-à-vis de toutes les raisons pour lesquelles nous essayons de limiter ça. Pour l'instant, une journée et demie par pilote, je trouve que c'est trop peu."
Fernando Alonso a fait des commentaires similaires la semaine dernière, déclarant qu'il ne serait à 100% "ni à Bahreïn, ni à Djeddah"… même si la blessure de Lance Stroll à vélo pourrait accroître son temps de piste aux côtés du réserviste Felipe Drugovich.
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