Russell : "J'ai fermé la porte parce que c'était mon droit"
Vainqueur du sprint au Grand Prix du Canada, George Russell s'est défendu d'avoir "fait quoi que ce soit de mal" en résistant âprement à son coéquipier Kimi Antonelli.
Photo de : Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
La défense musclée de George Russell face à son coéquipier Kimi Antonelli lors du sprint du Grand Prix du Canada a mis en colère le leader du championnat, mais les commissaires n'ont pas bronché. Alors que Toto Wolff va s'attacher à faire rapidement retomber la tension entre ses pilotes et assure qu'il n'y a pas le feu chez Mercedes, le clan allemand sait toutefois que l'avertissement est sans doute à prendre au sérieux.
George Russell, lui, assure avoir couru face à son jeune coéquipier comme il l'aurait fait contre n'importe quel autre adversaire. Il estime par ailleurs que la tentative de dépassement d'Antonelli par l'extérieur était peut-être ambitieuse, menant inévitablement aux frictions vues à Montréal.
"C'était simplement une belle bataille, disputée mais correcte, et évidemment j'ai défendu à l'entrée du virage 1", résume le Britannique. "On ne se fait jamais dépasser par l'extérieur dans ce virage, donc je savais que c'était plutôt sûr. Mais bravo à Kimi d'avoir tenté le coup, et je respecte ça. Évidemment, nous nous en sommes sortis sans dégâts."
"De mon côté, je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit de mal et je n'ai pas fait l'objet d'une enquête. Donc j'imagine que la direction de course et les commissaires ont pensé la même chose, mais je dois revoir cela. Il est clair qu'entre équipiers nous courons de manière dure mais correcte, sans contact, et c'est toujours l'objectif. Je n'ai pas couru contre Kimi plus durement que je ne l'aurais fait contre Lando [Norris] dans la même situation."
"De mon côté, depuis le karting quand nous étions enfants, nous savons qu'un dépassement par l'extérieur comporte une certaine part de risque", rappelle-t-il. "Il y a des dépassements incroyables quand ça passe, mais les chances de réussite restent assez faibles. Donc il n'y avait qu'une seule trajectoire que j'allais prendre, et j'allais fermer la porte, parce que c'était mon droit de le faire."
Interrogé sur la vive réaction de son coéquipier, qui a même dû être calmé par Toto Wolff à la radio, George Russell n'a pas remis d'huile sur le feu, se montrant même assez compréhensif.
"Comme je l'ai dit, respect à lui d'avoir tenté le coup", insiste-t-il. "Les émotions sont toujours très fortes pour nous tous dans le cockpit, mais je suis sûr que nous en discuterons tous les deux ensuite."
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