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Vasseur : "Ça fait beaucoup pour un seul week-end"

Après son week-end mémorable à Monaco, l'équipe Ferrari est tombée de haut à Montréal avec un double abandon. Pour Frédéric Vasseur, le patron de la Scuderia, le coup est dur à encaisser.

Charles Leclerc, Scuderia Ferrari

L'écurie Ferrari était sur un petit nuage après le Grand Prix de Monaco. Avec la victoire très attendue de Charles Leclerc à domicile, accompagnée de la troisième place de Carlos Sainz, la Scuderia avait frappé fort et s'affirmait comme l'une des trois écuries de pointe du plateau. En signant son premier succès depuis le Grand Prix d'Autriche 2022, Leclerc se hissait également à la deuxième place du championnat pilote, et ses 28 points de retard sur le leader Max Verstappen ne semblaient désormais plus insurmontables.

Mais, deux semaines plus tard à peine, le tableau est bien différent. À Montréal, les deux Ferrari ont sombré et la Scuderia repart du Québec avec un zéro pointé, sans aucun point marqué. C'est même un double abandon qu'a enregistré l'écurie italienne, concluant un week-end où tout est allé de travers. Lors des qualifications, Leclerc et Sainz n'ont pu passer le cap de la Q2 et les deux hommes ont dû se contenter de lointaines 11e et 12e places sur la grille de départ.

En course, le pilote monégasque a d'abord rapidement confronté à un problème moteur qui lui faisait perdre plus d'une seconde en ligne droite. Après un moteur réinitialisé lors d'un arrêt stand qui l'a fait ressortir dernier à plus de 30 secondes du reste des pilotes, Leclerc a tenté le coup de la stratégie décalée, avant de renoncer définitivement. Quant à Sainz, il était noyé dans le peloton dans les premiers tours, incapable de remonter les positions, jusqu'à un tête-à-queue conclu par un contact avec la Williams d'Alex Albon, qui l'a forcé à jeter l'éponge également.

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Pour Frédéric Vasseur, le résultat du Grand Prix du Canada constitue bien évidemment une douche froide, après l'embellie de Monaco. Le Français est revenu sur les problèmes ayant affecté ses pilotes.

"Les raisons sont multiples sur Charles", a-t-il confié au micro de Canal+. "Déjà, on a perdu le contrôle moteur, on perdait 80 Kw pendant dix tours. On était obligés de s'arrêter trente secondes, d'arrêter le moteur, de le relancer : la course était perdue. Carlos a un contact où il endommage son aileron avant, le fond plat, et il a fini par sortir."

"Oui c'est un peu dur, on est un peu choqués, il faut que l'on se réveille pour la prochaine."

"Ça fait beaucoup pour un seul week-end. Mais à la limite, il vaut peut-être mieux mettre tout sur un seul week-end et avoir des week-ends un peu plus propre après. Mais oui c'est un peu dur, on est un peu choqués, il faut que l'on se réveille pour la prochaine. Le côté positif c'est que le rythme de Charles, même avec le problème moteur était plutôt bon. Il tenait bien le peloton avec 80 Kw de moins. C'est plutôt bien au niveau de la performance, mais ne marquer aucun point sur un week-end comme ça c'est un peu dur."

Charles Leclerc a dû composer avec un problème moteur sur sa Ferrari avant de jeter l'éponge.

Charles Leclerc a dû composer avec un problème moteur sur sa Ferrari avant de jeter l'éponge.

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

Ce score vierge pour Ferrari constitue une première depuis le Grand Prix d'Australie de l'année dernière, où Leclerc avait été contraint à l'abandon, alors que Sainz avait dû se contenter de la 12e place. Mais le temps est déjà à l'action pour Vasseur, qui veut analyser au plus vite les différents éléments ayant affecté les performances de la Scuderia sur le circuit Gilles-Villeneuve.  

"Le plus important est de prendre les problèmes les uns après les autres, de savoir ce qui s'est passé et de voir ce que l'on peut faire de notre côté", insiste-t-il. "Sur la partie moteur [de Leclerc], il faut comprendre d'où vient la panne. Après, pour Charles, au niveau de la course, je pense qu'il n'a pas grand-chose à se reprocher. On a pris des paris plus qu'osés, mais vu où on en était, en ayant perdu une minute dans les stands, il fallait le faire."

"Pour Carlos c'est un peu plus à débriefer car le rythme n'était pas magique. Il faut voir s'il était bloqué par le trafic. Après, quand on a pris le contact, on a perdu à peu près 20 points d'aéro, c'est à-dire sept ou huit dixièmes, c'était aussi plié."

L'écurie Ferrari a quinze jours devant elle pour redresser la barre au prochain Grand Prix d'Espagne, à Barcelone.

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