"Maintenant ou jamais" pour Ferrari ? Vasseur répond à l'avertissement de Leclerc
Frédéric Vasseur a été invité à s'exprimer sur les mots de Charles Leclerc, le Monégasque estimant que c'est "maintenant ou jamais" pour Ferrari avec la révolution réglementaire de la F1 en 2026.
Photo de : Ferrari
Au sortir d'un Grand Prix d'Abu Dhabi où il ne cachait pas sa frustration après une nouvelle saison sans lutte pour le titre avec Ferrari, Charles Leclerc a lancé un message clair à la Scuderia avant l'ouverture d'une nouvelle ère réglementaire.
"Aujourd'hui, c'est dur, mais en même temps, toute l'équipe est extrêmement motivée pour l'année prochaine étant donné qu'il y aura un gros changement de règlement et que ça peut être une opportunité de démontrer de quoi est capable Ferrari. C'est maintenant ou jamais", avait-il ainsi asséné.
"J'espère vraiment que nous allons entamer cette nouvelle ère de la meilleure manière possible, parce que c'est important pour les années suivantes. Ce ne sont peut-être pas les trois premiers Grands Prix qui vont déterminer la situation, mais je pense qu'au bout de six ou sept courses, nous aurons une idée des équipes qui domineront les prochaines années."
Un message résolument positif et tourné vers l'espoir de jours meilleurs, mais aussi une forme d'avertissement pour un mastodonte de la F1 qui reste sur 17 saisons sans le moindre titre et dont la forme aura trop grandement fluctué pendant l'ère 2022-2025 pour lui permettre d'être durablement dans la lutte pour la victoire.
Interrogé cette semaine dans le cadre d'une rencontre avec les médias à laquelle participait Motorsport.com, Frédéric Vasseur a été amené à réagir aux mots forts de Leclerc et à la formule "c'est maintenant ou jamais" : "N'accordez pas trop d'attention aux déclarations des pilotes dans le carré des interviews [rire]", a d'abord plaisanté le directeur de Ferrari.
Ce n'est pas parce que quelqu'un va démarrer la saison 2026 en étant aux avant-postes qu'il va la finir en étant devant, ni qu'il sera devant en 2027.
"Non mais, sérieusement, nous savons que c'est une nouvelle ère réglementaire et, bien sûr, si quelqu'un démarre cette nouvelle ère avec une avance d'une seconde, ce sera bien mieux pour les quatre prochaines années, c'est évident. C'est une étape importante et un tournant décisif. Mais je suis aussi vraiment convaincu qu'en 2025, l'image des essais de Bahreïn a presque été celle de la dernière course à Abu Dhabi."
"L'année prochaine, il va y avoir un énorme rythme de développement pendant toute la saison. Ce sera plus proche de 2022 ou de ce genre de saison. Ça veut dire que ce n'est pas parce que quelqu'un va démarrer la saison 2026 en étant aux avant-postes qu'il va la finir en étant devant, ni qu'il sera devant en 2027. Mais, assurément, comme tout le monde, comme chaque équipe, comme chaque pilote, nous préférerions démarrer en bonne forme début 2026."
Pour rappel, en 2022, Ferrari avait justement très bien démarré la saison et Charles Leclerc a un temps occupé la tête du classement pilotes en remportant deux des trois premiers Grands Prix, avant de progressivement perdre pied face à Red Bull, Max Verstappen assurant le titre à quatre manches de la fin de la campagne.
Propos recueillis par Roberto Chinchero
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