Bezzecchi voit Martín et Márquez s'échapper : "Il faut essayer de s'accrocher"
Encore battu par Marc Márquez et Jorge Martín au GP du Japon, Marco Bezzecchi ne s'avoue pas vaincu dans la lutte pour le titre.
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Depuis la pause estivale, Marco Bezzecchi a enfin trouvé la constance qui lui faisait un peu défaut lorsqu'il était l'homme fort du plateau en début de saison. Dommage que cette régularité soit arrivée précisément au moment où Marc Marquez et Jorge Martín ont franchi un cap important.
Même s'il a fini huit fois parmi les trois premiers lors des dix dernières courses, sprints et courses du dimanche confondus, son retard a grimpé à 49 points sur Martinator et à 47 sur le #93. À Motegi, où Bezzecchi a pris la troisième place, ce sont justement Márquez et Martín qui se sont hissés devant lui. Le pilote de Rimini a lui-même admis que, depuis la blessure du Sachsenring, il lui manque un peu de vitesse.
"Selon moi, je n'ai pas perdu en explosivité, [mais] c'est sûr que Jorge et Marc ont bien progressé et, en ce moment, ils sont plus rapides que moi", a-t-il reconnu après de Sky Sport, le diffuseur italien du MotoGP. "Après ma blessure, ce n'est pas trop l'explosivité que je dois retrouver, mais la vitesse dès le début du week-end, quand je prenais la piste et que tout me venait naturellement dès les EL1. Je ne veux pas dire que cela venait facilement parce que ça n'était pas le cas, mais cela me permettait d'être tout de suite à un bon niveau."
"Mais depuis la blessure, il n'y a eu que des week-ends où j'ai dû progresser jour après jour, et [Martín et Márquez] ont été meilleurs que moi, donc je dois essayer de combler cet écart et de rester plus proche, pour saisir les occasions quand elles se présenteront."
Marco Bezzecchi, Aprilia Racing
Foto di: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Même si l'écart devient important, Bezzecchi n'est pas prêt à abdiquer dans la course au titre : "Je ne suis pas très loin, mais c'est vrai que cela fait quelques courses que j'en perds, peu, mais j'en perds à chaque fois. Il faut essayer de s'accrocher, bec et ongles. Travailler pour trouver ce qui me me manque et me dire que je suis encore là. C'est l'objectif."
Après la course, Marco a révélé avoir subi un deuil avant l'entame du week-end, une situation difficile à appréhender en étant loin des siens. Il a voulu transformer sa course en hommage : "Ce n'est pas facile quand tu es là, parce que tu voudrais être utile, mais tu es à l'autre bout du monde. C'est dommage, mais je suis content d'avoir fait ce résultat pour pouvoir lui dédier."
Bezzecchi ravi d'avoir contenu Bastianini
Marco Bezzecchi est convaincu qu'il ne pouvait pas faire mieux en course principale au GP du Japon, après une sixième place décevante lors du sprint, due à un mauvais choix de pneu à l'arrière.
"C'était une semaine comme ça mais je suis content, j'ai donné le maximum, j'ai ramené le maximum à mes yeux. Je tenais à me racheter après [samedi], où quelque chose n'avait quand même pas fonctionné, et je suis content. C'était vraiment un podium arraché à la sueur de mon front, parce qu'Enea était déchaîné aujourd'hui, surtout à la fin : je faisais mieux tour après tour, je faisais toujours mon meilleur temps et, quand je regardais le panneau, je voyais qu'il me reprenait deux dixièmes au tour et je me disais : 'Où est-ce qu'il va ?'. Donc ça a été dur, mais c'était beau."
Marco Bezzecchi, Aprilia Racing
Photo de: Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Dès les premiers tours, Bezzecchi a perdu le contact direct avec Marquez et Martín, avant de retrouver son rythme petit à petit, ce qui a été essentiel pour contenir un Enea Bastianini déchaîné.
"Dans la dernière partie de la course, j'attaquais vraiment, mais j'étais un peu plus en difficulté au début, surtout parce que je n'arrivais pas à être très efficace au freinage. J'attaquais un peu trop les accélérations et, après quelques tours, je me suis rendu compte que j'exagérais peut-être."
"J'ai dû ralentir un instant, mais après quelques tours j'ai commencé à me sentir de mieux en mieux au freinage et cela m'a permis de mettre les gaz d'une façon plus douce, sans avoir besoin de dénaturer quoi que ce soit, parce que j'étais plus à l'aise en entrée de courbe. Pendant quelques tours, j'ai commencé à me rapprocher un peu de Jorge, mais le seul souci, c'est que Bestia volait. Heureusement nous avons réussi à rester devant lui, ce qui était important."
La menace que représentait Bastianini a aidé mais sans progrès côté technique, il n'aurait pas pu le contenir : "C'est sûr qu'avoir Bestia qui me mettait la pression a apporté une motivation supplémentaire, mais si le feeling n'avait pas été meilleur, il aurait certainement été plus difficile d'améliorer les chronos, parce que j'aurais dû prendre de gros risques. Disons que cela a été une combinaison."
Bezzecchi a également expliqué un petit incident avec sa visière pendant la course : "Avec la transpiration, je ne sais pas pourquoi, mais les gouttes coulaient devant moi quand je me relevais au freinage et, à un moment, je ne voyais pratiquement plus rien. Ça ne m'était jamais arrivé, mais on va trouver une solution."
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