Bezzecchi toujours marqué par sa grosse chute d'Assen : "Je suis très loin d'être à 100%"
Les quelques jours qui ont suivi sa lourde chute à Assen se sont déroulés dans la douleur pour Marco Bezzecchi, qui avoue être loin d'être à 100% de ses capacités pour le GP d'Allemagne de ce week-end.
Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
Alors qu'il est maintenant l'heure d'entrer dans un nouveau week-end de course, Marco Bezzecchi porte les séquelles de la lourde chute par laquelle il a conclu le Grand Prix précédent, il y a une dizaine de jours.
L'Italien était parti à la faute à grande vitesse pendant la course, réalisant une série de cabrioles dans les graviers avant de s'arrêter contre une protection de bord de piste. Un accident qui l'avait laissé prostré et surtout souffrant de fortes douleurs un peu partout.
Bien que les examens médicaux aient exclu toute fracture, il a connu des lendemains compliqués et se présente cette semaine en Allemagne incertain de ce qu'il sera en mesure de produire, au point d'annoncer qu'il ne nourrira pas les mêmes objectifs que d'habitude et cherchera surtout à avancer très progressivement.
Le pilote Aprilia s'en est expliqué ce jeudi face à la presse internationale, parmi laquelle figurait Motorsport.com.
Comment te sens-tu ?
Ça n'a pas été une semaine facile du tout. Évidemment, la chute d'Assen a été violente. Heureusement, je n'ai pas de fractures, mais j'ai très mal dans tout le corps. Ça n'a pas été des journées faciles, donc je suis vraiment très heureux d'être ici.
Où as-tu mal exactement ?
Partout. À part les bras, tout le reste me fait mal, on va dire ça comme ça. Parce que j'ai tapé la tête, les pieds, la tête, les pieds… Mon corps était comme un accordéon !
Marco Bezzecchi veut vivre ce nouveau Grand Prix au jour le jour.
Photo de : Gold and Goose Photography / Getty Images
As-tu compris quelle a été la cause de la chute ?
Oui, j'étais juste un petit peu trop rapide et, quand j'ai touché les gaz, j'ai perdu l'avant. C'était une erreur banale, mais dans un virage très rapide, et c'est pour ça que la chute a pris plus d'ampleur.
Il semble aussi que les chutes à Assen ont été aggravées par les graviers…
Franchement, dans mon cas, je pense qu'avec un autre type de gravier, ça aurait été pareil, parce que la vitesse était énorme. Au final, je suis tombé à 200 km/h. Dans mon cas, le type de gravier n'a pas vraiment d'importance, c'est plutôt la vitesse qui a fait la différence. Pour moi, ça n'était donc pas un gros problème.
Est-ce que c'est un peu mieux de ne pas avoir la pression d'être en tête du championnat dans un moment comme celui-ci ?
Non ! Dans une situation normale, bien sûr, la pression et l'approche à avoir peuvent changer. Mais dans mon cas, actuellement, ce n'est pas une situation normale, parce que, physiquement, je suis très loin d'être à 100%. Donc, mon objectif actuellement n'est pas le même que dans un week-end normal, où j'espérerais réaliser une bonne performance, me battre pour le podium ou la victoire.
Dans mon cas, je vais voir les choses au jour le jour, voire séance par séance, parce que je n'ai pas pu essayer la moto, je n'ai pas pu m'entraîner chez moi. Vraiment, je n'ai pratiquement rien pu faire à part passer des examens médicaux. Donc, au final, ce n'est pas dans mes pensées pour le moment.
Tout ce qui m'importe, c'est d'essayer de monter sur la moto demain matin, en commençant par les EL1, et j'espère que je me sentirai bien. Je vais devoir gérer globalement mon énergie, tout gérer pendant tout le week-end, et on va commencer dès demain matin.
Quand tu dis que tu vas avancer séance après séance, est-ce que ça signifie que tu serais prêt à déclarer forfait en cours de week-end si ton corps ne suit pas ?
Je verrai. J'espère que non, mais on ne sait jamais. J'espère évidemment que non. J'adorerais terminer la première moitié de saison avec un bon résultat, mais pour le moment ça n'est pas l'objectif. L'objectif est de voir comment je me sens demain, puis demain soir on se reparlera et je vous dirai ce à quoi je m'attends pour samedi, et ainsi de suite jusqu'à dimanche.
Qu'as-tu pensé quand tu t'es repris après Assen et que tu as vu le classement du championnat ? As-tu eu uniquement des pensées négatives, ou bien est-ce que tu t'es dit qu'au fond, il n'y avait pas mort d'homme et qu'un autre allait hériter de la pression du leader ?
En gros, je me suis dit qu'il n'y avait pas mort d'homme. Ça ne m'a jamais tellement obsédé. Évidemment, c'est toujours mieux de se voir premier plutôt que deuxième, troisième ou quatrième, c'est évident. Je me suis dit qu'heureusement, ça s'était bien passé, et ma première pensée a immédiatement été qu'il fallait se mettre la tête dans le guidon parce que je voulais remonter à moto tout de suite.
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires