Pressions des pneus : pas de disqualification pour le moment

Le contrôle de pression des pneus en MotoGP sera effectif à Silverstone. Pour le moment, les équipes encourront des pénalités de temps, avec un avertissement à la première infraction, sans risquer la disqualification.

Des pneus Michelin

Le MotoGP confirme la mise en place d'un système de contrôle de la pression des pneus à partir du Grand Prix de Grande-Bretagne. Organisée la semaine prochaine à Silverstone, cette épreuve marquera la reprise du championnat après plus d'un mois de pause et l'entrée dans une période très dense prévoyant 12 Grands Prix jusque fin novembre. Elle coïncidera avec une retouche du programme des week-ends et donc l'introduction de cette règle décriée visant à harmoniser les pressions des pneus en MotoGP.

Cela fait plusieurs mois désormais que le sujet était sur la table. Testé lors des rendez-vous de la première partie du championnat et plusieurs fois repoussé, ce contrôle fera finalement partie du quotidien des équipes à partir de Silverstone, neuvième des 20 Grands Prix de la saison.

"À la suite d'une requête de la part du directeur technique du MotoGP, les commissaires MotoGP de la FIM ont confirmé que le système serait désormais en place à la fois pour le sprint et pour la course Grand Prix MotoGP, à partir du GP de Grande-Bretagne", indique le site officiel du championnat.

Jusqu'à présent, une pression était recommandée aux équipes, mais elle devient désormais obligatoire. Si un pilote est contrôlé en dessous de la pression pneumatique requise, il fera face à des sanctions. En l'occurrence, celles-ci seront graduelles, épargnant, pour le moment, toute disqualification.

"Les infractions techniques entraînent normalement une disqualification de la séance ou de la course", explique le site officiel MotoGP, "mais étant donné que le système est nouveau dans la catégorie MotoGP et qu'il est intégré en milieu de saison, les commissaires se sont accordés sur des pénalités graduelles."

Pénalités prévues en cas de pression pneumatique non conforme :

  • Première infraction : avertissement
  • Deuxième infraction : pénalité de 3 secondes
  • Troisième infraction : pénalité de 6 secondes
  • Quatrième infraction : pénalité de 12 secondes

L'objectif des officiels est d'aller jusqu'à la disqualification une fois que les équipes MotoGP se seront familiarisées avec ce nouveau contrôle, mais elles ne risqueront pour le moment et "jusqu'à nouvel ordre" qu'une pénalité de temps, avec un avertissement prévu à la première infraction.

Le système de contrôle de la pression pneumatique est désormais unifié, les équipes n'ayant plus à recourir à leurs propres capteurs. La pression minimale à respecter s'applique pendant un pourcentage minimum de la course, qu'il s'agisse de celle du samedi ou du dimanche. Elle varie entre le pneu avant (1,9 bar) et le pneu arrière (1,7 bar), et elle est susceptible d'être différente d'une piste à l'autre.

Certains pilotes ont exprimé leur opposition à cette règle à l'approche de sa mise en place ou leur inquiétude en termes de sécurité. Beaucoup se plaignent en effet de difficultés à dépasser, parfois mises sur le compte d'une pression trop élevée du pneu avant lorsque la température de celui-ci grimpe dans le sillage d'un autre pilote, et craignent donc que cela n'empire.

Lire aussi :

Rejoignez la communauté Motorsport

Commentez cet article

Voir aussi :

Article précédent Quand Agostini faillit se laisser tenter par la F1 avec Ferrari
Article suivant L'aérodynamique, plus gros point faible que le moteur chez Yamaha

Meilleurs commentaires

Abonnez-vous gratuitement

  • Accédez rapidement à vos articles favoris

  • Gérez les alertes sur les infos de dernière minute et vos pilotes préférés

  • Donnez votre avis en commentant l'article

Motorsport Prime

Découvrez du contenu premium
S'abonner

Édition

France France