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MotoGP GP de Catalogne

Le nouveau show Márquez : "C'était totalement inattendu !"

En difficulté avec les pneus dans les premiers tours, Marc Márquez ne pensait pas être en mesure de s'offrir à nouveau une deuxième place en course sprint au GP de Catalogne.

Marc Marquez, Gresini Racing

Comme au Mans, Marc Márquez n'a pas réussi à entrer en Q2 et comme au Mans, l'Espagnol a réussi une spectaculaire remontée en course sprint à Barcelone. Le scénario a pourtant été légèrement différent : en France, il avait surtout payé des erreurs le vendredi et en Q1 alors que sur ses terres, il a éprouvé de grandes difficultés dans les tours rapides, ce qui l'a contraint à s'élancer en 14e position, un cran plus bas qu'il y a deux semaines.

Déjà huitième après le premier tour, malgré un contact avec Jack Miller au deuxième virage qui a arraché la partie gauche de son aileron avant, Márquez a doublé Enea Bastianini et Jorge Martín dans les premiers tours, et profité des chutes de Raúl Fernández et Brad Binder. Après un long duel avec Pedro Acosta, le pilote Gresini était quatrième à l'entame du dernier tour. Il a coup sur coup doublé son jeune compatriote et bénéficié d'une énième chute, pour Pecco Bagnaia, ce qui lui a offert la deuxième place... comme au Mans il y a deux semaines.

"C'était totalement inattendu", a reconnu Márquez, interrogé par le site officiel du MotoGP. "C'est difficile à comprendre, surtout parce que je n'ai pas eu le rythme de tout le week-end. Ce matin, le rythme n'était déjà pas mauvais mais hier, je n'étais pas au niveau pendant les essais, je n'tais pas au niveau en Q1, mais je l'étais en course sprint. C'est dur à comprendre parce que je roulais sans [un élément] aérodynamique, je pilotais bien même si les chronos n'ont pas beaucoup évolué. On verra ce que l'on pourra faire demain mais je suis super content d'avoir fait ce genre de course sur un circuit où j'ai beaucoup de mal."

Des difficultés dans les premiers tours

En tout début d'épreuve, Márquez avait du mal à rester dans la roue de Bastianini et il était loin d'imaginer décrocher une médaille. "Dans les deux premiers tours, mes sensations étaient très mauvaises, j'avais l'impression que j'allais perdre l'avant", a-t-il assuré face aux journalistes venus recueillir ses impressions. "Dans les deux premiers tours, j'avais même un peu de mal à suivre Bastianini devant moi. Au troisième tour, j'ai commencé à sentir le potentiel et j'ai commencé à attaquer les autres."

Marc Marquez, Gresini Racing

Marc Márquez

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Comment expliquer ce revirement de situation ? Márquez est surtout en délicatesse avec des gommes totalement neuves, et il parvient ensuite à rivaliser avec les pilotes les plus rapides : "C'est juste qu'après deux ou trois tours sur les pneus, je me sens mieux. On doit comprendre pourquoi. Au Mans, c'était un peu la même sensation, et encore ici. Quand le pneu est totalement neuf, j'ai du mal."

"J'avais déjà du mal pendant la pré-saison, après, il semble que j'ai un peu réussi à compenser dans les premières courses, et j'ai à nouveau du mal en pneus neufs. C'est une chose sur laquelle on doit vraiment travailler parce que si on part sur les deux ou trois premières lignes, c'est une autre course. En partant 14e, on est très pénalisés pour la stratégie de course. Pour le moment, on arrive à sauver ça, mais ça fait trop de courses [que cela dure]."

Márquez juge des progrès nécessaires, surtout pour arriver à faire un tour rapide dès le vendredi après-midi et assurer ainsi une place en Q2, afin d'avoir la certitude de s'élancer sur les quatre premières lignes : "En course, si on a du mal pendant trois tours, il en reste 20, mais je n'aime pas cette sensation parce qu'en qualifications, il faut avoir le potentiel, sinon on ne peut rien faire. C'est ce qu'il faut améliorer. On doit vraiment améliorer nos vendredis parce qu'avec le chrono d'aujourd'hui, je serais parti en troisième ligne, ce qui est acceptable sur un circuit où j'ai du mal. On verra si on pourra améliorer ça à l'avenir."

"Hier après après-midi, j'étais super proche du top 10, à moins d'un dixième, mais la différence entre pneus usés et pneus neufs était plus faible que pour les autres", a-t-il souligné. "C'était la même chose en Q1. J'ai suivi Álex parce qu'hier, il m'a dit 'Si tu veux me suivre en Q1, fais-le parce que je n'ai rien à perdre et si tu passes en Q2, ce sera plus important pour l'équipe'. Même avec ça, on n'a pas pu y entrer."

Marc Marquez, Gresini Racing

Marc Márquez entouré par son équipe après sa deuxième place lors du sprint

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Márquez sait que sa position lointaine sur la grille de départ sera un gros désavantage dimanche : "En rythme de course, j'ai fini par comprendre comment piloter cette moto parce que c'était un gros changement. C'est trop tard, parce que demain on part 14e, mais avec le pneu medium à l'arrière, on verra ce que l'on pourra gérer."

Si on veut se battre pour le championnat, il faut améliorer le time attack, ces tours rapides, et partir toujours en première ou en deuxième ligne.

Malgré les doutes affichés par Márquez, il a été le meilleur représentant de Ducati à l'arrivée lors du sprint, le tout avec une position de départ lointaine, une moto endommagée et dans son millésime 2023, donc en théorie moins performante que les quatre GP24 engagées. Est-il devenu le meilleur pilote de la marque ?

"Aujourd'hui oui, en course sprint, mais Martín et Bagnaia restent plus rapides que moi", a répondu un Márquez toujours aussi prudent sur ses chances. "Ils sont plus constants. Aujourd'hui, ce sera intéressant de faire des analyses avec Gigi [Dall'Igna, directeur général de Ducati Corse] parce que sans un aileron, je pilotais bien et je me sentais bien sur la moto. L'équilibre de la moto était différent mais l'un de mes points forts est de m'adapter à la situation. Je sens que j'ai encore une marge de progrès pour progresser, surtout dans ce tour rapide. Mais en rythme de course, on est très proches de Martín et Bagnaia."

Interrogé sur sa capacité à jouer le titre, Márquez a une nouvelle fois cherché à limiter les attentes placées en lui : "Pas pour le moment. Si on veut se battre pour le championnat, il faut améliorer le time attack, ces tours rapides, et partir toujours en première ou en deuxième ligne. Une troisième ligne est acceptable mais on ne peut pas partir en 14e place deux courses d'affilée. on va essayer de progresser parce que si on améliore le time attack, on aura plus de chances."

Au championnat, Márquez est pourtant devenu le premier rival de Martín, à 37 points du pilote Pramac.

Lire aussi :

VIDÉO - Le résumé de la course sprint du GP de Catalogne

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