Comment Miller a brutalement perdu son guidon KTM

Jack Miller révèle avoir été informé de son éviction de KTM à la dernière minute, sans avoir pu au préalable parler avec d'autres équipes. Admettant sa surprise, il affirme aussi son désir de rester pilote MotoGP.

Jack Miller, Red Bull KTM Factory Racing

Photo de: KTM

Les trois semaines qui viennent de s'écouler n'ont pas été synonymes de pause pour tout le paddock MotoGP. Certes, aucune course ne figurait au programme, la faute au report du GP du Kazakhstan, mais les coulisses ont été bien animées, avec plusieurs annonces majeures sur le marché des transferts.

En quelques jours, KTM, notamment, a validé son quatuor de pilotes. À Brad Binder, déjà confirmé l'an dernier, est venu s'ajouter Pedro Acosta, officialisé au Mugello dans l'équipe d'usine du constructeur autrichien. Puis, c'est le binôme du team Tech3 qui a été révélé moins de deux semaines plus tard, avec le recrutement de Maverick Viñales et Enea Bastianini.

Comme Augusto Fernández, Jack Miller se retrouve donc sans guidon dans le groupe de Mattighofen. On pourrait supposer que l'Australien, sentant le vent tourner, avait pris les devants en lançant des négociations avec la concurrence pour trouver un point de chute. Or, à son arrivée à Assen pour la reprise, ce jeudi, il a révélé en avoir été dissuadé par la direction de KTM.

"J'ai été surpris, car la dernière chose que j'ai entendue c'est 'ne t'embête pas à parler à qui que ce soit parce qu'on veut te garder dans la famille'. Et puis, tu reçois un coup de fil trois heures avant que le communiqué de presse ne soit publié pour te dire que tu n'auras pas de contrat. Alors, oui, j'ai été surpris, c'est le moins que l'on puisse dire. Mais c'est comme ça", relate Jack Miller.

Jack Miller

Jack Miller

Photo de: KTM Images

Vainqueur de quatre Grands Prix MotoGP au cours de sa carrière, Jack Miller est aujourd'hui âgé de 29 ans. Passé par des équipes satellites Honda et Ducati, il a fait partie de l'équipe officielle du constructeur italien jusqu'en 2022, transféré ensuite chez KTM avec, pour la première fois, un contrat biannuel en poche. Il s'est néanmoins trouvé en difficulté avec la RC16 et le patron du programme a pointé la baisse de forme observée chez lui dans le courant de la saison dernière.

"Comme je leur ai dit, je ne suis pas venu dans ce projet pour en ressortir au bout de deux ans", explique l'Australien. "J'ai quitté la moto qui était probablement la plus compétitive de la grille pour venir ici et essayer d'apporter mes connaissances. Et j'ai le sentiment que, l'année dernière, ce que l'on a pu apporter pour améliorer la moto à un certain niveau a été un grand plus."

Pas prêt à devenir pilote essayeur

Maintenant qu'il est sur le marché, Miller n'est pas sans options. Ces dernières semaines lui ont permis d'établir un contact avec Gresini et Honda. Il a également conservé un lien avec le team Pramac, destiné à passer de Ducati à Yamaha la saison prochaine.

"Pour l'instant, ça n'a été que des discussions", explique-t-il. "Il s'agit donc de réfléchir à ce que je veux, d'évaluer ce que le projet a à offrir. Évidemment, aller chez Ducati est très, très intéressant parce que je connais très bien la moto, je connais très bien la structure. Je n'ai aucun doute sur le fait que je peux remonter sur cette moto et figurer dans le top 5 presque instantanément."

"Mais beaucoup de choses changent en MotoGP en vue de 2027, et travailler sur un projet, chercher une maison pour le long terme afin de finir mes dernières bonnes années en MotoGP et de travailler vers un objectif commun − je pensais que c'est ce que l'on avait, mais ça n'était pas le cas… Ça fait partie des choses qu'on doit évaluer. J'ai de l'argent sur mon compte, j'ai beaucoup de chance. Il ne s'agit donc pas de cela. Il s'agit de ce que je veux pour ma carrière."

Bien que devenu père l'an dernier, Miller n'a pas l'intention d'arrêter sa carrière. Il n'est pas prêt non plus à basculer sur un rôle de pilote essayeur. "Pour l'instant, je ne peux même pas me projeter là-dedans parce que je ne me considère pas comme un pilote d'essais", souligne-t-il. "J'aime trop ça, j'aime la course. Je n'aime pas l'aspect test, je le fais parce que j'aime le travail, parce qu'on travaille pour un objectif. Mais le fait de tourner en rond sur une moto ne m'excite pas. Aller en piste et me battre face à 22 autres motos, c'est ce pour quoi je suis ici. Qui sait de quoi l'avenir sera fait, mais tout ce que je veux, c'est courir."

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