Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

Sans gestion d'énergie, Verstappen s'est enfin senti lui-même à Monaco

Formule 1
GP de Monaco
Sans gestion d'énergie, Verstappen s'est enfin senti lui-même à Monaco

L'invincibilité de Ferrari à l'épreuve de la pression aux 24H du Mans

WEC
24 Heures du Mans
L'invincibilité de Ferrari à l'épreuve de la pression aux 24H du Mans

Bezzecchi "chanceux" d'être troisième avec une Aprilia endommagée

MotoGP
GP de Hongrie
Bezzecchi "chanceux" d'être troisième avec une Aprilia endommagée

Leclerc toujours en souffrance au freinage et battu par Hamilton dans son jardin

Formule 1
GP de Monaco
Leclerc toujours en souffrance au freinage et battu par Hamilton dans son jardin

Quartararo en grande difficulté sur la Yamaha : "J'ai beaucoup de mal"

MotoGP
GP de Hongrie
Quartararo en grande difficulté sur la Yamaha : "J'ai beaucoup de mal"

Russell totalement perdu face à Antonelli : "Quelque chose ne va pas dans mon pilotage"

Formule 1
GP de Monaco
Russell totalement perdu face à Antonelli : "Quelque chose ne va pas dans mon pilotage"

Hadjar cinquième malgré un déficit de confiance : "Honnêtement, j'ai été la chercher"

Formule 1
GP de Monaco
Hadjar cinquième malgré un déficit de confiance : "Honnêtement, j'ai été la chercher"

En quatre virages, Acosta a compris qu'il ne suivrait pas Márquez

MotoGP
GP de Hongrie
En quatre virages, Acosta a compris qu'il ne suivrait pas Márquez

Nakagami a eu peur en voyant Márquez tomber

Aux premières loges du cinquième accident de Marc Márquez pendant le week-end du Sachsenring, Takaaki Nakagami n'en menait pas large lorsqu'il a dû prendre le départ de la course comme seul pilote Honda rescapé, au guidon d'une moto qui semble plus traître que jamais.

Chute de Marc Marquez, Repsol Honda Team

Takaaki Nakagami a avoué s'être fait peur en voyant Marc Márquez chuter lourdement dimanche, lors du warm-up du Grand Prix d'Allemagne MotoGP. Il se trouvait derrière le pilote espagnol lorsque celui-ci a été soudainement catapulté dans les airs par sa Honda, avant de retomber lourdement dans le dégagement du virage 7.

"J'étais derrière lui et je n'ai rien pu voir de mal dans son pilotage", a expliqué Nakagami au site officiel du MotoGP. "Sa vitesse était bonne et, de derrière, j'ai vu qu'il n'a rien fait de mal. Mais il a complètement perdu l'arrière, la moto n'a pas arrêté ce patinage et il a subi un énorme highside."

"J'ai eu peur parce qu'on utilise la même moto", a-t-il ajouté. "J'ai moi-même eu cette même sensation de perte plusieurs fois pendant la séance, et aussi pendant la course. C'est difficile à gérer parce que la moto bouge tout le temps, elle manque de grip. Il faut qu'on trouve des solutions pour que la moto soit plus sûre."

Si le virage 7 où Márquez a subi sa cinquième chute du week-end peut être considéré comme piégeux, car en descente, Nakagami explique avoir lui-même ressenti les mêmes alertes avec des pertes de l'arrière "dans de nombreux virages". Et de lister : "Entre les virages 5, 6, 7, 8, dans le virage 11 aussi... Il y a beaucoup de virages où c'était vraiment piégeux. En entrée, l'arrière ne génère pas de grip et il est donc facile de partir en highside. Quand on touche les gaz, il n'y a pas de grip et donc la moto ne cesse de patiner."

Souffrant de douleurs diverses et d'une petite fracture à un pouce, mais aussi de toute évidence d'un gros coup au moral, Márquez a renoncé à disputer la course dans la foulée bien que les médecins l'aient déclaré physiquement apte. Nakagami s'est donc retrouvé seul sur la grille pour représenter Honda, sachant que Joan Mir et Álex Rins étaient déjà convalescents. Lui-même souvent malmené par sa moto, le pilote LCR n'en menait pas large.

"Je pense que le week-end n'aurait pas pu être pire. Normalement on est quatre pilotes, quatre motos, et aujourd'hui j'étais le seul en piste avec Honda", a-t-il regretté. "C'était très dur et triste", a-t-il admis. "Personne ne s'attendait à ça. C'est un moment difficile pour le HRC, je n'ai jamais vu un moment aussi difficile pendant ma carrière."

 

Arrivé 14e à 25 secondes du vainqueur, Nakagami s'est essentiellement efforcé de voir le bout des trente tours de course. "C'est dur à dire mais le week-end a été très… On n'a pu trouver aucune solution, on est assez loin de là où l'on veut être, l'écart est énorme. Je n'ai pas pu mieux piloter. J'étais lent mais la limite est là. J'ai eu la sensation que l'avant n'arrêtait pas de se dérober, l'arrière est très instable, la moto n'arrête pas de bouger, de secouer, et c'était très difficile de continuer à pousser."

"J'ai dû relâcher, je voulais au moins voir le drapeau à damier, c'était le plus important pour moi et aussi pour Honda actuellement parce que si je tombe et que je me blesse, il ne reste plus personne sur la grille pour Honda ! Au moins, je peux leur donner des données pour aider au développement."

Pas d'amélioration avec le châssis Kalex

Takaaki Nakagami disposait ce week-end du châssis conçu par Kalex, qu'il a comparé avec sa pièce pendant les essais vendredi. Mais les mauvaises conditions météo et sa chute font qu'il n'a finalement bouclé que quelques tours avec ce châssis, sans remarquer de grandes différences, et il a donc décidé de conserver sa version standard pour les courses. Un choix de sécurité à ses yeux, avant de reprendre les comparaisons à Assen.

Mais pour le Japonais, cette nouvelle pièce n'apporte de toute façon pas le regain de confiance dont ont besoin les pilotes Honda. "Marc utilise le Kalex et il est tombé", expliquait-il dimanche. "Hier j'ai parlé avec lui quand on était avec le kiné et, même si ce sont différents châssis, il a les mêmes sensations, il n'a pas confiance, avec le grip arrière et l'avant qui se dérobe."

Comme Márquez, Nakagami attend désormais la pause estivale et les cinq semaines de travail qu'elle permettra dans les ateliers de Honda, avec l'espoir qu'une amélioration notable sera possible à la reprise, début août. "Ils ont compris où se situe le problème et où ils ont besoin de progresser", a-t-il indiqué. "On n'a malheureusement pas le temps avant Assen mais on pense qu'ils vont apporter quelque chose après la pause estivale."

"Je souhaite aux trois pilotes un rapide rétablissement, d'être forts. On traverse un moment très, très difficile mais au moins je me sens bien. C'est difficile mais j'essaye de ne pas baisser les bras et je crois que le HRC a des idées pour progresser, pour changer la moto et qu'on devienne plus compétitifs. Je ne veux pas me battre pour des 15e places. Tout ce que je peux faire, c'est continuer à pousser, ne pas prendre de gros risques mais essayer d'être concentré et compétitif."

Lire aussi :

Article précédent Bagnaia : "Je ne veux pas de consignes d'équipe"
Article suivant Débâcle pour Aprilia : "Il ne s'agit pas de malchance"

Meilleurs commentaires

Dernières actus