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Quartararo percuté par Oliveira : "Je ne l'ai pas vu venir"

Fabio Quartararo ne pouvait rien faire pour éviter l'accrochage avec Miguel Oliveira en course sprint. Le Niçois n'en veut pas au pilote Trackhouse mais estime que les commissaires de course manquent de constance dans leurs décisions.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Fabio Quartararo a vécu un samedi difficile au Mugello. Éliminé en Q1 et contraint à un départ en 15e position, le Français est remonté à la 14e place dans les premiers virages mais, dès le deuxième tour, il a été doublé par Marco Bezzecchi, puis Miguel Oliveira a voulu l'attaquer, mais le pilote Trackhouse a perdu le contrôle de son Aprilia et a emmené Quartararo avec lui.

Le choc a été rude pour le Champion du monde 2021, qui ne pouvait rien faire pour éviter l'accrochage. "Tout va bien", a-t-il rassuré sur Canal+. "Bien sûr, je ne l'ai pas vu venir, il arrivait beaucoup trop vite. Ça peut arriver, on sait très bien qu'on est tous à la limite."

VIDÉO - Le résumé de la course sprint du GP d'Italie

Moins d'une semaine après la polémique entourant Enea Bastianini, qui a volontairement ignoré des pénalités à Barcelone pour les contester, Fabio Quartararo appelle à son tour à un changement du système en MotoGP, faisant le parallèle avec la pénalité qu'il avait reçue au GP des Pays-Bas il y a deux ans.

"Je voulais voir les commissaires, pas pour que Miguel ait une pénalité, mais juste pour réaliser qu'ils ne font pas un bon travail", a lâché Quartararo devant les journalistes. "Je ne suis pas ici pour dire 'Il doit faire un long-lap, une pénalité de trois places...' mais je ne vois aucune bonne action de leur part. Pour moi, Miguel a fait une erreur, ça peut arriver, ça m'est arrivé. À Assen [en 2022], pour l'accrochage avec Aleix [Espargaró] j'ai eu un long-lap. Pour moi, ils ne font pas un bon travail."

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"[Ils ont dit] que c'était un incident de course. Et quand je l'ai fait, c'était un dépassement trop optimiste. Ils jouent un peu avec les règles mais comme je l'ai dit, je ne veux aucune pénalité pour Miguel. Si je jouais le championnat, que ça m'arrivait et que le pilote n'était pas pénalisé, ça ne serait pas la même chose. Maintenant, c'est compliqué, on n'a pas de données pour la course, mais je n'aurais pas marqué de point aujourd'hui. C'est juste une question d'améliorer le fonctionnement du système et on ne fait aucun progrès avec ces gens."

Je voulais leur parler, juste pour qu'on s'explique un peu mais je parle à un mur, pour ne pas dire autre chose.

Les propos de Quartararo vont dans le sens de Johann Zarco, très mécontent de la façon dont son accrochage avec Espargaró a été géré à Jerez. Les pilotes sont démunis face à la situation actuelle. "Ce que j'ai entendu, c'est que beaucoup, beaucoup de mails ont été envoyés", a précisé Quartararo. "Cela fait trois, quatre ou cinq ans. Ils nous demandent 'Que pensez-vous de cet incident, faut-il une pénalité ou pas ?' Je dis 'Merci, c'est très utile' mais au final, je ne veux pas une pénalité parce que Miguel est devant [sur la grille pour dimanche], je m'en fiche. Je pense qu'il faut que ce soit juste pour tout le monde."

"On a tous parlé d'Aleix et Zarco à Jerez. J'étais juste derrière, ce n'était pas un incident de course. Je voulais leur parler, juste pour qu'on s'explique un peu mais je parle à un mur, pour ne pas dire autre chose."

Alors que Zarco s'était montré très critique envers Freddie Spencer, Quartararo peine également à comprendre son approche : "Je suis ressorti plus perdu que quand je suis arrivé ! Mais ce n'est pas mauvais. J'ai l'impression de parler à quelqu'un qui n'a jamais fait de course. C'est triste mais vous savez, il faut des gens plus professionnels."

Une situation difficile chez Yamaha

Plus que cet accrochage avec Oliveira, ce sont en effet les difficultés actuelles de Yamaha, avec une impossibilité de véritablement s'affirmer dans les luttes dans un groupe, qui chagrinent Quartararo : "C'est surtout nous, quand on a des conditions un petit peu compliquées... c'est beaucoup trop compliqué. Quand tout va bien, on roule tout seul et on arrive à faire nos chronos, mais malheureusement, en groupe, avec les conditions qui changent, on est pas au top. Dommage... Plus que le résultat, c'était pour prendre de l'expérience sur cette course. On essaiera de faire mieux demain."

C'est surtout vendredi, en manquant la Q2 pour 0"019, que le week-end de Quartararo s'est joué : "Hier c'était assez frustrant. On sait très bien que le vendredi après-midi, c'est le moment le plus important. En Q1 il y a énormément de potentiel, même si ce sont des pilotes qui ont été hors du top 10. Il faut réussir à faire ce pas sur un tour. Ce week-end c'était un petit peu mieux, mais il va falloir essayer de se qualifier dans les trois premières lignes. Même si c'est la troisième, c'est quand même un grand pas en avant."

Quartararo garde l'espoir de remonter dans le top 10 en course principale : "C'est l'objectif. On sait que c'est compliqué surtout dans les premiers tours, mais il faut rester positif. Sincèrement, sans parler de la course, je pense que ça a été une qualif assez bien, et on essaiera de faire un meilleur départ et de se trouver dans une meilleure position au premier virage."

Avec Basile Davoine

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