Quartararo perturbé par la chute de Márquez : "J'avais la chair de poule"
Fabio Quartararo reconnaît avoir eu du mal à reprendre sa concentration après avoir vu la chute d'Álex Márquez au GP de Catalogne. Plusieurs pilotes ont évité de revoir les images durant le drapeau rouge.
Photo de : Loic Venance / AFP via Getty Images
Les images des chutes d'Álex Márquez et de Johann Zarco à Barcelone ont énormément choqué dimanche à Barcelone, et les principaux acteurs du championnat ne sont pas épargnés par ces émotions. On sait les pilotes capables de se rencontrer et de faire abstraction une fois la visière baissée, mais ils ont été nombreux à exprimer leurs difficultés à le faire dans ce Grand Prix.
Pecco Bagnaia et Luca Marini ont dit à quel point ils avaient été marqués par la blessure de Johann Zarco, tandis que Jorge Martín et Pedro Acosta font partie de ceux qui se sont interrogés sur la nécessité de relancer l'épreuve après chacun des deux accidents. Pendant un drapeau rouge, chacun appréhende la situation à sa manière.
"J'arrive à rester concentré là-dessus", a confié Fabio Quartararo à Canal+ après l'arrivée. Mais le Français a lui aussi été choqué par ce qu'il a vu. "Ce n'est pas facile de repartir après être passé sous le pont au virage 10 et d'avoir vu Álex au sol", a-t-il reconnu sur le site officiel du MotoGP.
Fabio Quartararo est vite arrivé dans la zone de la chute d'Álex Márquez.
Photo de: DANIEL BALLARIN / AFP via Getty Images
Face à de telles situations, Fabio Quartararo préfère éviter de regarder les images durant un drapeau rouge, mais dimanche, il a été l'un des premiers à arriver sur les lieux de la chute d'Álex Márquez.
Le Français entrait dans la ligne droite suivant le virage 9 pendant que le pilote Gresini tombait, et il a eu le temps de ralentir et de voir la scène. Il reconnaît que remonter sur sa moto n'était pas évident.
"C'est le deuxième [départ] qui a été difficile", a décrit Quartararo face à la presse écrite, dont Motorsport.com. "Je ne regarde pas vraiment les images quand ça arrive, j'essaie d'éviter de regarder. Mais en arrivant au virage 10, en voyant Álex au sol comme ça, on ne veut pas vraiment repartir... J'avais la chair de poule, j'ai tout vu, les pièces, les pneus et la moto qui volaient. Ce n'était pas facile, mais ça fait partie de notre travail de le faire."
"J'espère, je souhaite une convalescence rapide à tous les pilotes blessés, Johann et Álex", a-t-il ajouté. "Pas une journée facile."
Moreira et Bezzecchi sont restés dans leur bulle
Diogo Moreira, le coéquipier de Johann Zarco chez LCR, a également préféré rester autant éloigné que possible des replays pendant les drapeaux rouges. "C'était un dimanche difficile, pas que pour moi mais pour tous les pilotes", a reconnu le pilote LCR. "Quand on voit de telles chutes, c'est dur de rester concentré sur la course. J'étais calme parce que je n'ai pas regardé les images, je n'ai pas vu les chutes. Je pense que c'était mieux comme ça."
Marco Bezzecchi a également voulu rester dans sa bulle et ne pas regarder les images avant de remonter sur sa moto. Le leader du championnat remercie d'ailleurs le championnat d'avoir évité la multiplication des replays, ce qui avait suscité des critiques pour de précédents incidents.
"Ce n'était pas facile", a reconnu Bezzecchi. "Je dois remercier mon équipe parce que je pense qu'ils ont très bien géré la situation dans le virage. Dans ce chaos, ils ont réussi à créer une zone de confort pour moi."
Marco Bezzecchi n'a pas voulu revoir les images pendant les drapeaux rouges.
Photo de: Gold and Goose Photography / Getty Images
"Ce n'était pas facile pour moi, comme toujours, mais ils m'ont apporté toute l'aide possible et je ne peux pas les remercier suffisamment. Heureusement, sur la moto c'est comme une zone de confort pour nous, pour les pilotes."
"C'était une grosse chute mais ils n'ont pas trop montré les images, parce que c'est arrivé parfois, et c'était mieux de faire comme ça. Après, j'ai juste essayé de faire de mon mieux."
Quant à la nécessité de relancer la course, Bezzecchi ne veut entrer dans aucune polémique : "Vu mes difficultés, ça m'aurait aussi allé si on avait annulé la course, mais je ne veux pas entrer dans ce genre de commentaires. Ce n'est pas mon travail de décider si on roule ou pas. Mon travail est de rouler."
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