Résumé d'étape
Dakar Dakar

Peterhansel et Al Rajhi piégés, Sainz en tête de l'étape "48H Chrono"

Carlos Sainz est virtuellement en tête de l'étape marathon et du classement général du Dakar à mi-parcours du "48H Chrono". Adrien van Beveren s'est emparé du scratch provisoire dans la catégorie Motos.

Avec son format inédit, l'étape marathon "48H Chrono" du Dakar 2024 a déjà bouleversé la hiérarchie. Les concurrents se sont élancés de Shubaytah pour s'enfoncer dans le désert du Quart vide et, même si la distance de spéciale a été légèrement modifiée par les organisateurs en raison des consommations d'essence, il faut tout de même boucler en deux fois 626 km pour les motos, 549 km pour les autos. 

À 16h, heure locale en Arabie saoudite, chacun a dû regagner le campement le plus proche pour une nuit à la belle étoile, avec une ration, et sans assistance. On vous en dit plus ici sur le règlement si vous n'avez pas suivi ! Le chrono est donc en pause jusqu'au petit matin et aucune communication n'est rendue possible entre les pilotes, en dehors de ce qui se passe sur le camp de base où ils se trouvent. 

Al Rajhi sur le toit, Peterhansel coincé

Une chose est d'ores et déjà certaine : au terme de cette 6e étape redoutée, vendredi, la catégorie Autos aura un nouveau leader au classement général. Et pour cause, Yazeed Al Rajhi est parti en tonneaux dès le KM 51 ce matin, endommageant gravement son Toyota Hilux. "Tout se passait bien sur un chott tout plat, nous étions à pleine vitesse et j’ai tapé quelque chose", a expliqué le Saoudien, qui est sorti de la spéciale. 

Yazeed Al Rajhi a perdu toute chance de victoire finale.

Yazeed Al Rajhi a perdu toute chance de victoire finale.

Autre prétendant à la victoire finale, Stéphane Peterhansel a probablement tout perdu également. Le recordman de l'épreuve a été piégé par une crevaison à cause de soucis techniques sur son Audi et ne savait pas, à la mi-journée, comment s'extirper de ce mauvais pas. "On a crevé et le corps du cric hydraulique a lâché", précise-t-il. "Comme on n'a pas de cric manuel, on ne sait pas comment on va pouvoir changer la roue. Le système hydraulique étant endommagé, je n'ai plus de direction assistée et je ne sais pas comment on va s'en sortir."

Lucas Moraes a quant à lui perdu une heure avant de retrouver son chemin, tandis que Guerlain Chicherit a dû lever le pied après un beau début d'étape, victime du "mal des dunes" qui l'avait déjà handicapé sur les éditions précédentes. "C'est comme le lendemain d’une grosse cuite", a-t-il lâché au ravitaillement. 

Parti le premier, Nasser Al-Attiyah paie pour sa part le désavantage d'ouvrir la route, même si ce scénario ne le préoccupait pas la veille. Cependant, après avoir concédé une vingtaine de minutes au fil des premiers points de passage, il est parvenu à stabiliser l'écart (+21'41) avec un Carlos Sainz qui est pour le moment le grand bonhomme de ce marathon. El Matador a tout simplement pointé en tête à chaque waypoint jusqu'à présent, et il compte à ce stade (et au classement le plus complet disponible, au KM 398) 4'30 d'avance sur son coéquipier Mattias Ekström, ce qui va donner le sourire au clan Audi malgré les malheurs de Stéphane Peterhansel. 

Troisième, Sébastien Loeb profite pour le moment de son choix délibéré de perdre du temps hier pour s'élancer seulement 35e. L'Alsacien émarge à 5'19 de la référence établie par Carlos Sainz. Néanmoins, dans l'état actuel des choses, il resterait à plus d'une demi-heure au classement général (très) provisoire où Carlos Sainz serait en tête avec un avantage de 15'58 sur Mattias Ekström.

Nasser Al-Attiyah, Mattias Ekström, Guerlain Chicherit, Martin Prokop, Giniel De Villiers et Carlos Sainz sont les pilotes les plus avancés sur le parcours et vont bivouaquer au point de repos F. 

Motos : Van Beveren à l'aise dans les dunes

Adrien van Beveren mène la spéciale chez les Motos.

Adrien van Beveren mène la spéciale chez les Motos.

Dans la catégorie Motos, cette première moitié d'étape a coûté cher au vainqueur d'hier et sixième du classement général, Pablo Quintanilla. Le Chilien a été victime d'une panne d'essence après quasiment 200 km de spéciale, ce qui lui a fait perdre une heure. "Je faisais pourtant attention à mon essence, et 10 km avant le ravitaillement je suis tombé en panne", déplore-t-il. C’est dur, quand tu as travaillé si dur et si longtemps pour cette course."

Luciano Benavídes, lui, peut témoigner d'un parcours particulièrement physique alors qu'il se démène malgré des ampoules au mains et, surtout, un syndrome des loges. Malgré ses blessures contractées mercredi, Joan Barreda a bel et bien pris le départ mais a perdu près d'une demi-heure. 

La bonne affaire provisoire est à mettre à l'actif d'Adrien van Beveren et Ricky Brabec, tous les deux à la lutte pour le meilleur temps. Le Français a pour le moment l'avantage, avec le scratch provisoire en poche et 1'21 d'avance sur l'Américain qui, en l'état actuel des choses, prendrait les commandes du général. Toby Price est à 1'49 tandis que Ross Branch concède 7'56 et "Nacho" Cornejo près d'un quart d'heure.

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