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Formule 1 GP de Belgique

Albon plus rapide sous la pluie tant ses pneus surchauffaient

Alexander Albon a vécu la situation insolite d'une telle surchauffe de ses gommes que les quelques gouttes de pluie tombées à la mi-course lui ont fait du bien.

Alex Albon, Williams FW45, Yuki Tsunoda, AlphaTauri AT04

Williams avait de grandes attentes à Spa-Francorchamps compte tenu de la vitesse de pointe de sa FW45, mais est rentré bredouille du Grand Prix de Belgique. Lors d'un week-end perturbé par de nombreuses averses, Alexander Albon a atteint la SQ2 puis la 12e place du sprint, mais lors de la principale séance qualificative, il a été éliminé dès la Q1.

La course du dimanche a bien commencé pour le pilote Williams, qui s'est propulsé de la quinzième à la dixième position au premier tour, avant de dépasser Lance Stroll, Lando Norris et un Carlos Sainz en difficulté avec une monoplace endommagée, pour se hisser au septième rang. La vitesse de pointe du bolide bleu faisait des merveilles en ligne droite, jusqu'à causer des cauchemars à Pierre Gasly, mais la faible traînée n'a pas suffi à compenser un cruel manque d'appui en performance pure ; Albon s'est classé 14e après avoir dû changer de pneus à trois reprises.

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"Toute la course a été délicate, en raison du peu d'appui que nous avons", explique l'Anglo-Thaïlandais. "De certaines manières, c'est assez fun ! Et d'autres manières, surtout quand on passe dans le deuxième secteur, ce n'est plus si fun. Et ça dégrade énormément les pneus. On l'a déjà vu en pneus pluie, on a prédit beaucoup de dégradation pour nous. Mais le niveau de dégradation que nous avons eu, surtout sur ce pneu medium, est une sorte d'avertissement."

Pierre Gasly, Alpine A523, devant Alexander Albon, Williams FW45

Alexander Albon (Williams) derrière Pierre Gasly (Alpine)

"Il fallait que je mette presque trop le pneu à contribution pour rester devant. Et c'est un cercle vicieux, parce que du coup, il y a plus de dégradation. Ce n'est pas comme le Canada, l'Autriche ou Silverstone, où je sentais que je pouvais gérer le pneu dans quelques virages. Ici, c'était comme si [les concurrents] étaient dans ma boîte de vitesses en permanence. Alors il fallait que je continue à attaquer."

À noter que la faible averse survenue aux alentours de la mi-course s'est avérée bénéfique à Albon : "Ce qui est intéressant à mes yeux, c'est que quand il a commencé à pleuvoir, ça a rafraîchi mes pneus. Et ça m'a donné plus d'adhérence que je n'en avais sur le sec. Alors en fait, je les ai rattrapés à nouveau, j'ai même gagné en rythme, ce qui montre à quel point ça surchauffait."

Williams va en tout cas devoir tirer les leçons de ce week-end spadois afin d'exploiter au mieux un autre Grand Prix où la vitesse de pointe de la FW45 lui sera fort utile. "C'est frustrant, car c'est un week-end où on pensait faire mieux. Il faut s'assurer de comprendre pourquoi on avait tant de difficultés ce week-end. En fin de compte, le niveau d'appui sera similaire à Monza, et ce sera vraiment notre autre meilleure chance de marquer des points", conclut Albon.

Propos recueillis par Adam Cooper

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