Ben Sulayem espère des F1 plus légères de 150 kg grâce au V8
Mohammed Ben Sulayem estime que le retour au V8 permettra de rapprocher les monoplaces d'un poids de 630 kg, en réduisant énormément la place accordée à l'électrique.
Photo de : Clive Rose / Formula 1 via Getty Images
La génération de groupes propulseurs lancée cette année, qui accorde une place équivalente au moteur thermique et à l'énergie électrique, n'a que six courses à son actif mais elle est déjà condamnée. La part de l'électrique a été jugée trop forte par plusieurs acteurs du championnat, qui ont décidé de la réduire en deux temps, en 2026 et 2027.
La FIA affiche depuis de longs mois une volonté d'aller plus loin. Début 2025, Mohammed Ben Sulayem, le président de la fédération, militait déjà pour un retour au V10 à la place du V6 actuel. Un compromis a finalement été trouvé en faveur du V8, qui devrait revenir en compétition en 2031 au plus tard.
Parmi les arguments avancés par Mohammed Ben Sulayem figure le poids des monoplaces. La barre des 800 kg avait été atteinte en 2025 et le règlement 2026 a permis d'abaisser le poids minimum à 768 kg, même si plusieurs équipes restent au-dessus, mais on reste loin des à peine plus de 600 kg des années 2000.
Ben Sulayem pense que le retour à un V8 avec une part d'électrification bien plus faible permettra de gagner énormément de poids, jusqu'à atteindre 630 kg. "Le V8 doit arriver", a-t-il déclaré à Canal+. "Mais pourquoi ? Il faut un business durable, il faut un amour durable pour le championnat."
Mohammed Ben Sulayem fait du poids des F1 un élément majeur.
Photo de: Sam Bagnall / Sutton Images via Getty Images
"Regardez : quel est le pire sur les voitures aujourd'hui ? De la complexité, plus de dépenses et aussi de grosses voitures. Des voitures grosses et lourdes, ça veut dire quoi ? Que ce n'est pas sûr. On a ajouté 50 kg pour la sécurité mais j'aimerais voir une voiture entière de moins de 650 kg. Mon objectif est de 630 kg."
Un meilleur son à moindre coût
Mohammed Ben Sulayem veut rapprocher la F1 de ce qu'elle était avant l'arrivée des V6 turbo en 2014, avec une technologie plus simple, des investissements réduits pour les motoristes et un retour à des monoplaces au bruit plus spectaculaire.
"On aura la puissance du moteur thermique, avec peut-être 760 chevaux et 10% d'électrification. Cela apportera le son. Cela sera beaucoup moins cher et ce sera beaucoup moins coûteux en recherche et développement. Le moteur sera beaucoup plus léger, agréable, et il y aura le son pour les spectateurs."
"On ne peut pas aller de l'avant sans avoir tous ces éléments. Ce serait une erreur. Il faut donner ça aux supporters. C'est pour les équipes, la stabilité financière des courses. Et on roule avec quoi ? Un carburant durable. Je ne peux pas voir comment ce serait une erreur."
Lando Norris (McLaren)
Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images
Ben Sulayem a maintenant besoin du soutien des constructeurs. La fédération est libre d'imposer la motorisation pour 2031 mais si elle veut le faire dès 2030, il lui faut le soutien de quatre des six motoristes actuels. Mais MBS aimerait accélérer le calendrier.
"La FIA a le pouvoir pour ce qui est après 2031. La consultation avec les équipes est importante, surtout avec les fournisseurs de groupes propulseurs. S'ils le veulent dans un an, nous serons heureux de le faire. Ce sera plus simple et moins cher à produire."
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