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Bilans Saison 2018
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Bilan 2018 - Vandoorne s'est noyé chez McLaren

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Bilan 2018 - Vandoorne s'est noyé chez McLaren
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30 déc. 2018 à 08:00

Qu'est-il arrivé au prodige qui faisait ses débuts chez McLaren il y a deux ans ? Stoffel Vandoorne a probablement connu la saison la plus difficile de sa carrière en sport automobile, ne parvenant pas à sortir la tête de l'eau au volant d'une monoplace peu compétitive et face à un redoutable coéquipier.

Après un premier Grand Prix prometteur à Bahreïn en 2016, où il avait marqué un point en remplaçant Fernando Alonso au pied levé, Stoffel Vandoorne avait réalisé une campagne de rookie somme toute honorable en 2017, bien que logiquement en deçà des performances accomplies par le double Champion du monde à ses côtés.

Cette année, Vandoorne n'a tout simplement pas vu le jour. À commencer par l'exercice des qualifications, où il a subi l'humiliation d'être le premier pilote à être vaincu par son coéquipier sur l'intégralité des séances de l'année depuis Nelson Piquet Jr en 2008 (par Fernando Alonso déjà !), encaissant un 21-0 historique – et même un 26-0 en incluant les cinq dernières manches de la campagne précédente.

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Sur 2018, l'écart moyen entre les deux hommes est de 0"392, avec un déficit oscillant entre 0"009 (Montréal) et 0"909 (Silverstone) pour Vandoorne. Ce dernier a conclu (pour l'heure) sa carrière en Formule 1 par 14 éliminations consécutives en Q1.

Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33
Stoffel Vandoorne, McLaren MCL33 sparks

Dans ces circonstances, il est forcément difficile de briller en course. Vandoorne a néanmoins marqué huit points lors des quatre premiers Grands Prix, profitant notamment de l'abandon des Haas en Australie et des nombreux rebondissements de Bakou, où il était dernier à quatre tours du but et s'est classé neuvième !

Le problème pour le Champion GP2 2015 est qu'Alonso était toujours devant lors de ces premières manches de l'année, et la situation n'a fait que s'accentuer. En Espagne, à Monaco et au Canada, Vandoorne était relégué à plus de 25 secondes de son coéquipier lorsque l'une ou l'autre des McLaren a été contrainte à l'abandon par un problème technique en fin de course, souvent lié à la boîte de vitesses.

Alonso a continué d'engranger les points, mais son coéquipier âgé de 26 ans a subi un accrochage au premier tour en Autriche et était constamment à moins de quatre secondes de son coéquipier en Hongrie lorsqu'il a été trahi par sa boîte pour la troisième (et dernière) fois de l'année : la neuvième place était alors à sa portée.

Par la suite, la MCL33 a quelque peu perdu en performance, à tel point qu'Alonso n'est plus entré dans les points qu'une fois, à Singapour, justement lors d'une course conclue par Vandoorne à 70 secondes de son chef de file – un gouffre, même s'il convient de préciser que l'ibère a longtemps eu le champ libre à la septième place, tandis que le Belge était dans le peloton.

Le natif de Courtrai a sauvé l'honneur à Mexico, où une performance solide lui a permis d'accrocher le neuvième rang, mais en dehors de cette exception, il ne s'est jamais montré clairement plus rapide qu'Alonso et n'a passé que quatre tours dans le top 10 lors des neuf courses qui ont suivi la trêve estivale...

Un tel scénario est étonnant venant de celui qui a dominé le GP2 plus que n'importe quel pilote lorsqu'il a remporté le titre avec 16 podiums en 21 courses. Vandoorne l'assure, il n'a pas oublié comment piloter, mais il s'est souvent plaint du comportement de sa McLaren, à tel point qu'il a alterné entre deux châssis à la recherche de réponses.

Au fil de la saison, la parole s'est libérée comme le veut la coutume pour un pilote qui sent qu'il va perdre son volant – et ce malgré l'arrivée à la tête de l'équipe de Gil de Ferran... le père de sa compagne ! Longtemps sous la pression des performances impressionnantes du nouveau phénomène de McLaren Lando Norris, qui va finalement le remplacer l'an prochain, Vandoorne le déplore : "Vous ne voyez pas tout ce qui se passe en coulisses, toute la politique. Je ne peux pas tout dire, mais vous pouvez imaginer certaines choses."

Stoffel Vandoorne, McLaren
Stoffel Vandoorne, HWA Racelab, VFE-05

Quoi qu'il en soit, Vandoorne n'a pas mis longtemps à retomber sur ses pattes, puisqu'il a fait ses débuts en Formule E avec la nouvelle équipe HWA Racelab, aux côtés d'un autre rookie, Gary Paffett. Autant dire qu'il y a énormément à apprendre, mais le timing est parfait avec l'arrivée de la nouvelle monoplace – la Gen2 – et les performances sur un tour étaient plutôt prometteuses à Riyad. Vandoorne sera également présent sur le simulateur de Mercedes AMG F1, cela en espérant avoir un baquet lorsque la marque à l'étoile prendra la suite de HWA en FE, dans un an. De quoi relancer une carrière qui paraissait jadis si prometteuse ?

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Séries Formule 1
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Auteur Benjamin Vinel