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Comment les pilotes Audi ont vécu le départ brutal de Wheatley

Nico Hülkenberg et Gabriel Bortoleto n'ont pas réagi de la même manière au départ de leur directeur d'équipe, Jonathan Wheatley, mais tous les deux sont sereins pour la suite du projet Audi en Formule 1.

Nico Hulkenberg, Audi F1 Team

Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images

Drôle de situation chez Audi, où le départ soudain de Jonathan Wheatley - attendu chez Aston Martin - ne semble pas avoir été vécu de la même manière par les deux pilotes. Gabriel Bortoleto n'a pas manifesté de surprise particulière, alors que Nico Hülkenberg semblait ne pas être au courant. 

Interrogé sur l'étonnement qui aurait pu le parcourir en apprenant la nouvelle, le pilote brésilien s'est montré très calme dans le paddock de Suzuka, jeudi, à la veille du Grand Prix du Japon. 

"Sincèrement, non, parce que je pense qu'au sein de l'équipe, nous sommes très clairs sur ce type de choses, donc ça ne m'a pas surpris", assure Gabriel Bortoleto. "Je ne vais pas vous mentir, ça s'est fait très rapidement, puisqu'il nous a rejoint l'an dernier. Mais encore une fois, quand il y a des questions personnelles à régler, c'est la priorité."

Lui aussi questionné, Nico Hülkenberg s'est montré davantage pris de court, même s'il a ensuite laissé comprendre entre les lignes qu'il y avait peut-être de quoi voir venir ce changement en interne. 

"Je l'ai appris en même temps que le reste du monde", préfère en sourire le pilote allemand. "Je l'ai appris jeudi dernier, quand c'est sorti. J'étais au simulateur ce jour-là et ma mère m'a envoyé un article. J'étais entre deux runs, j'ai regardé mon téléphone, et je me suis dit 'Oh, merde !'"

"S'il y a un problème fondamental avec l'un des dirigeants clés de l'équipe, alors il faut agir. Et visiblement, là, il y avait un problème. Je ne connais pas les détails exacts, je n'en pas vraiment discuté en profondeur avec lui pour l'instant. Mais s'il y a un souci, il faut agir et réagir, sinon ce n'est pas bon non plus."

Ce n'est pas comme si on se retrouvait sans direction, sans structure, sans plan.

Jonathan Wheatley n'aura même pas passé un an à son poste.

Jonathan Wheatley n'aura même pas passé un an à son poste.

Photo de: Andy Hone/ LAT Images via Getty Images

Nico Hülkenberg regrette tout de même le départ d'un directeur d'équipe "très impliqué" et "très présent", quand Gabriel Bortoleto souligne que Jonathan Wheatley "a fait du bon travail pour structurer les choses" chez Audi, où les deux pilote ne pressentent pas de tempête à traverser pour autant. 

"Ce n'est pas un contretemps", insiste Nico Hülkenberg. "Une écurie de Formule 1 est composée de nombreuses personnes. Nous avons besoin de personnes solides. Mais avec Mattia [Binotto] qui reste un leader, ce n'est pas comme si on se retrouvait sans direction, sans structure, sans plan."

"Donc même si c'est un changement qui est survenu de manière inattendue, le reste est toujours conforme à ce que nous avions prévu et voulu auparavant. Sur le plan opérationnel, sur un week-end de course, je ne pense pas que ça va changer grand-chose. Les écuries de Formule 1 sont au-dessus d'une seule personne."

Lire aussi :
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