Dix-sept ans après : une brève histoire du drapeau noir en F1
Nico Hülkenberg est devenu lors du Grand Prix de São Paulo le premier pilote victime d'une disqualification via drapeau noir depuis 2007. Retour sur une rareté de la F1.
Photo de : David Hutson / Motorsport Images
Rétro : Dans l'Histoire des sports méca
Sur deux ou quatre roues, replongez-vous dans l'Histoire des sports mécaniques, celle qui a écrit la légende des hommes et des machines durant des décennies.
La course du Grand Prix de São Paulo aura fait parler pour beaucoup de raisons, mais l'une de ses particularités les plus étonnantes a été de voir la résurgence du drapeau noir, reçu par Nico Hülkenberg. L'Allemand est en effet le premier pilote exclu d'une course par ce biais depuis 2007.
Dans l'annexe H du Code sportif international de la FIA pour la saison 2024, il est écrit à propos du drapeau noir, en français dans le texte : "Ce drapeau devrait être utilisé pour informer le pilote concerné qu'il doit s'arrêter, la prochaine fois qu'il s'approchera de l'entrée de la voie des stands, à son stand ou à
l'endroit désigné [...] dans le règlement du championnat. Si pour un motif quelconque le pilote ne respecte pas cette instruction, ce drapeau ne devrait pas être présenté pendant plus de quatre tours consécutifs. La décision de présenter ce drapeau est du ressort exclusif des commissaires sportifs, et l'équipe concernée sera immédiatement informée de la décision."
Il s'agit donc bien d'un drapeau de disqualification ou d'exclusion, destiné à stopper définitivement l'épreuve du pilote qui se le voit présenter en raison d'une infraction.
Dans le cas de Hülkenberg, l'infraction est venue de l'aide qu'il a reçue de la part d'un groupe de commissaires de piste après qu'il est parti à la faute au premier virage du circuit d'Interlagos, avant d'avoir la malchance de voir sa Haas se coincer sur une légère crète dans le dégagement, à l'endroit où se trouve une grille d'évacuation des eaux.
En étant remis en course alors même qu'il était dans l'incapacité de repartir par ses propres moyens, il a transgressé l'article 53.2 du Règlement sportif 2024 de la F1 qui dispose : "À l'exception des circonstances décrites à l'article 26.7d [quand il faut retirer une voiture immobilisée sur la grille après le départ] ou à l'article 57.3 [quand, sous drapeau rouge, une voiture ne peut pas revenir au stand car la piste est bloquée], tout pilote dont la voiture s'arrête dans une zone autre que la voie des stands pendant un sprint ou une course et qui reçoit une assistance physique entraînant le retour en piste de la voiture sera disqualifié du sprint ou de la course en question."
17 ans sans drapeau noir
Le drapeau noir d'Interlagos est d'autant plus ressorti qu'il s'agit d'une rareté dans la F1 moderne. Les exclusions ou disqualifications sont le plus souvent prononcées après les séances ou courses, au terme d'une enquête et d'une audience des pilotes/équipes concernés, même dans les cas où des infractions sont évidentes lors de l'inspection technique, comme cela s'est vu avec la disqualification de George Russell à Spa ou encore celles de Lewis Hamilton et Charles Leclerc à Austin l'an passé.
Même s'il a été plutôt rare ces 40 dernières années, le drapeau noir était tout de même brandi plus fréquemment par le passé. Voici une sélection d'épisodes sur le sujet.
GP du Canada 2007 - Massa et Fisichella
Sa précédente utilisation en course remonte à une autre épreuve animée de l'Histoire de la F1 : le Grand Prix du Canada 2007. À l'époque, quand le Safety Car est déployé, la voie des stands est également neutralisée et les pilotes ne peuvent pas y pénétrer sans risquer de pénalité lourde. Ce n'est qu'à partir du moment où le peloton est regroupé que la pitlane rouvre et si un ou plusieurs s'arrêtent, il leur faut attendre que l'intégralité du peloton derrière la voiture de sécurité soit passé (et donc le feu vert en bout de voie des stands) pour pouvoir ressortir.
Felipe Massa (Ferrari) devant Giancarlo Fisichella (Renault) au GP du Canada 2007.
Photo de: Steve Etherington / Motorsport Images
À ce petit jeu, deux pilotes se font piéger lors de l'édition 2007. Felipe Massa (Ferrari) et Giancarlo Fisichella (Renault) sont respectivement en tête et quatrième de l'épreuve quand ils passent par les stands sous Safety Car à la suite de l'accident d'Adrian Sutil (Spyker). Ils en ont le droit, mais leur faute est de repartir de la voie des stands du circuit de Montréal alors que le feu est au rouge. Ils reçoivent logiquement le drapeau noir, le Brésilien reconnaissant n'avoir pas fait attention au feu et l'Italien ayant simplement suivi la Ferrari.
GP du Canada 2005 - Montoya
Deux ans auparavant, sur le même circuit et dans les mêmes circonstances, Juan Pablo Montoya (McLaren) est exclu au drapeau noir de la course, ayant échoué également à respecter le feu rouge à la sortie de la voie des stands sous Safety Car.
Il est d'ailleurs à noter qu'en 2008, c'est dans les mêmes conditions que Lewis Hamilton (McLaren) et Nico Rosberg (Williams) allaient être piégés, le premier percutant Kimi Räikkönen (Ferrari), qui s'était bien arrêté, et le second percutant la McLaren, entraînant l'abandon des deux rivaux pour le titre.
GP des États-Unis 2004 - Montoya
Montoya, encore lui, avait déjà reçu un autre drapeau noir dans sa carrière, lors du GP des États-Unis 2004. Si une grande partie de l'intrigue se joue alors dans les stands, les circonstances sont cette fois bien différentes. Au moment d'entamer le tour de formation, la Williams frappée du numéro 3, cinquième sur la grille, ne démarre pas.
Juan Pablo Montoya (Williams) traverse la piste après avoir souffert d'un problème sur la grille au GP des États-Unis 2004.
Photo de: James Moy
Ni une ni deux, le Colombien sort de sa voiture toujours sur la grille, traverse la piste en courant, grimpe sur le muret séparant le circuit des stands et se précipite vers son garage pour monter dans le "mulet", qui était à l'époque le surnom de la voiture de réserve dont chaque écurie disposait pour l'un de ses pilotes.
Sachant qu'il était le mieux classé des pensionnaires de l'écurie sur la grille, la voiture était réglée pour lui. Il prend donc le départ depuis la voie des stands mais, en course, il est mis sous enquête et finalement disqualifié au drapeau noir pour avoir changé de voiture trop tardivement au moment du départ de la course.
GP d'Autriche 2001 - Trulli
Encore une histoire de feu rouge non respecté à la sortie de la voie des stands pour Jarno Trulli, mais dans des circonstances différentes. Comme trois pilotes avec lui, l'Italien cale sa Jordan sur la grille de départ. Tout ce petit groupe, composé de son équipier Heinz-Harald Frentzen, de la McLaren de Mika Häkkinen et de la Sauber de Nick Heidfeld, est donc pris en charge par les commissaires pour être poussé vers les stands, mais la voiture du Finlandais ne veut pas avancer. Comme le peloton a déjà bouclé son premier tour et qu'elle est toujours bloqué sur la grille, le Safety Car sort pour pouvoir l'évacuer sans risque.
Or, à l'époque, la voie des stands était déjà fermée au moment du passage de la voiture de sécurité et de la file de F1 derrière elle. Or, c'est à ce moment-là que Trulli ignora semble-t-il le feu rouge pour rejoindre la piste, ce qui lui vaudra un drapeau noir quelques tours plus tard.
GP de Grande-Bretagne 1994 - Schumacher
C'est sans doute l'un des exemples les plus célèbres de drapeau noir. Lors du GP de Grande-Bretagne 1994, couru à Silverstone, Michael Schumacher (Benetton), deuxième sur la grille, se rend coupable dans le tour de formation de deux dépassements du poleman, Damon Hill (Williams). Il réitérera cette manœuvre dans le second tour de formation, après le calage de David Coulthard sur la grille. Or, cela est formellement interdit par le règlement et devrait normalement signifier le renvoi de la Benetton en fond de grille. La course ayant toutefois débuté avec Schumacher à sa position, les commissaires décident d'infliger à l'Allemand un stop-and-go de cinq secondes pour cette infraction, ce dont son écurie est informée au 14e tour.
Le pilote ne va toutefois pas passer par les stands pour respecter sa pénalité. Au contraire, il va bien s'arrêter au 17e tour mais pour un ravitaillement tout ce qu'il y a de plus normal. En conséquence, il va se voir brandir le drapeau noir peu après le 22e passage, signifiant sa disqualification. Mais l'histoire ne s'arrête pas là : là non plus, l'ordre de se retirer de la course ne sera pas observé, Schumacher assurant après-coup ne pas avoir vu le drapeau.
Michael Schumacher et Benetton vont ignorer le drapeau noir brandi par les officiels (ici à gauche) au GP de Grande-Bretagne 1994.
Photo de: Andre Vor / Sutton Images
Dans les stands, son écurie parlemente avec les commissaires et invoque une mésentente concernant la première pénalité infligée, croyant qu'il s'agissait simplement d'ajouter cinq secondes à son temps de course. Or, à l'époque, non seulement de telles pénalités étaient bien plus lourdes dans ces circonstances (plutôt de l'ordre de la minute) mais le règlement disposait que l'ajout d'une sanction au temps de course ne pouvait se faire que dans les 12 derniers tours d'une épreuve.
La direction de course décide alors étonnamment de retirer le drapeau noir et Schumacher va finalement observer sa pénalité de stop-and-go au 27e tour, plus d'une douzaine de tours après en avoir été informé. Il terminera deuxième de l'épreuve.
L'affaire ne va toutefois pas en rester là : après la course, les commissaires se penchent sur son cas. En dépit de son comportement face au drapeau noir qui lui a été présenté, Schumacher conserve sa place mais reçoit une amende de 25 000 dollars et un avertissement. Toutefois, la FIA va ensuite se saisir plus sérieusement du dossier via le Conseil mondial du sport automobile.
Cette fois, les explications de Schumacher et de Benetton, dirigé par Flavio Briatore, concernant toute la séquence ne passent pas. Et les sanctions pleuvent : non seulement Schumacher est finalement bien déclassé du GP de Grande-Bretagne pour son ignorance répétée du stop-and-go/drapeau noir et Benetton est sanctionné de 500 000 dollars d'amende, mais surtout l'Allemand est suspendu pour deux courses.
Benetton fera appel de cette décision, ce qui permettra à Schumacher de disputer les trois GP faisant suite à Silverstone, mais cet appel sera rejeté quelques semaines plus tard, obligeant donc l'Allemand à manquer les courses de Monza et d'Estoril.
GP du Portugal 1989 - Mansell
Là aussi, c'est un cas très connu. Lors du GP du Portugal 1989, Nigel Mansell (Ferrari) mène l'épreuve lorsqu'il plonge dans la voie des stands au 40e tour. Mais le Britannique se manque et ne s'arrête pas à temps. Qu'à cela ne tienne, il effectue alors une marche arrière pour replacer sa F1 dans l'emplacement où il était attendu. Problème : les marches arrière dans la pitlane sont formellement interdites.
Alors qu'il est sous le coup d'un drapeau noir depuis plusieurs tours, Nigel Mansell accroche Ayrton Senna au GP du Portugal 1989.
Photo de: Ercole Colombo
Au 46e tour, alors qu'il a entamé une remontée à toute allure sur Ayrton Senna, Mansell est logiquement disqualifié par la direction de course qui lui présente le drapeau noir. Mais le Britannique va totalement ignorer l'ordre de se retirer et continuer d'attaquer jusqu'à ce qu'au 49e tour, en tentant de passer le Brésilien au premier virage, un accrochage ait lieu entre les deux hommes. Les deux voitures endommagées, ils doivent tous deux abandonner.
Pour son comportement en piste et son ignorance du drapeau noir, qu'il assurera ne pas avoir vu, Mansell sera pénalisé de 50 000 dollars d'amende et d'une course de suspension.
GP du Brésil 1988 - Senna
Ce drapeau noir pour Ayrton Senna lors de l'épreuve de Jacarepagua est en fait la copie conforme de l'incident qui concernera Montoya à Indianapolis 16 ans plus tard. Victime d'un problème de boîte de vitesses sur la grille, le Brésilien quitte précipitamment sa voiture pour aller s'installer dans le mulet et partir des stands.
Ayrton Senna se précipite vers son garage après son problème sur la grille au GP du Brésil 1988.
Photo de: Ercole Colombo
Mais là encore, un changement aussi tardif n'était pas permis une fois la procédure lancée. Après être remonté jusqu'à la deuxième place, il sera finalement disqualifié au 31e tour et s'arrêtera au stand le tour suivant.
GP d'Italie 1986 - Prost
L'histoire est la même que pour Montoya et Senna : victime d'un problème au moment où débute le tour de formation, Alain Prost court vers les stands pour prendre le mulet de sa McLaren. C'est interdit, et il sera donc disqualifié au 27e tour, avant d'abandonner sur problème moteur au tour suivant.
GP d'Australie 1985 - De Angelis
Lui aussi victime d'un problème sur la grille de départ du GP d'Australie, Elio de Angelis parviendra à démarrer après un certain temps. Toutefois, au lieu de rester en queue de peloton, il va doubler plusieurs concurrents pour replacer sa Lotus en dixième position sur la grille, ce qui est formellement interdit. Il sera disqualifié au 17e tour.
Comme Juan Pablo Montoya, Elio de Angelis a reçu deux drapeaux noirs dans sa carrière.
Photo de: Motorsport Images
GP de Las Vegas 1981 - Villeneuve
Lors de la finale de la saison 1981, sur le tracé du (parking du) Caesars Palace de Las Vegas, Gilles Villeneuve s'élance depuis la troisième place sur la grille. Mais le Canadien va se positionner très à gauche de sa position de départ, tellement à gauche qu'une partie de sa Ferrari déborde nettement de la ligne matérialisant son emplacement.
Cela n'échappe pas à la direction de course qui ne tarde pas à le disqualifier même si, après avoir longtemps tenu la troisième place, il abandonnera au 23e tour en raison d'un problème technique.
GP de Grande-Bretagne 1981 - De Angelis
Le premier des deux drapeaux noirs de la carrière de De Angelis est survenu lors du GP de Grande-Bretagne 1981. Au 12e tour, Nelson Piquet est victime d'une violente sortie de piste dans Becketts. Le Brésilien s'extrait de sa Brabham mais est légèrement blessé à la jambe gauche et pris en charge par les services du circuit. Le drapeau jaune est brandi dans la zone pendant plusieurs tours.
La voiture accidentée de Nelson Piquet (Brabham) au GP de Grande-Bretagne 1981.
Photo de: LAT Photographic
C'est alors que De Angelis va se rendre coupable d'un dépassement sur la Ligier de Jacques Laffite à cet endroit. Une douzaine de boucles plus tard, il se verra présenter le drapeau noir et s'arrêtera en début de voie des stands. Dans une scène captée par les caméras de télévision et restée célèbre, l'Italien se dresse dans son cockpit, furieux, en pointant de façon théâtrale un doigt accusateur vers le directeur de l'épreuve, Robert Langford, avant de regagner à pied son stand.
Interrogé par la BBC en direct, Colin Chapman, le mythique directeur de l'écurie Lotus, contestera cette décision : "Je n'ai jamais eu connaissance de quelque chose comme ça en sport automobile. Apparemment, il a reçu le drapeau noir car ils estiment qu'il n'a pas respecté le drapeau jaune, il y a une dizaine de tours. Normalement, c'est une remontrance. Ils ralentissent la voiture, ils lui parlent, ils lui disent qu'il a été un vilain garçon et le laissent repartir. Ils ne l'excluent pas d'une course. C'est fou."
GP d'Allemagne 1977 - Heyer
Ce cas est très certainement le plus étrange dans toute l'Histoire. Célèbre pilote de tourisme allemand, Hans Heyer est engagé par l'écurie ATS pour le GP d'Allemagne. Mais il ne parvient pas à se qualifier pour la course, échouant à quatre dixièmes de la 24e et dernière place disponible sur la grille.
Toujours dans les parages le dimanche en qualité de troisième réserviste si des problèmes surviennent sur d'autres voitures, Heyer va finalement, grâce à la roublardise de son patron Günter Schmid, réussir à surprendre les officiels et à s'élancer pour la course depuis la voie des stands !
Au GP d'Allemagne 1977, le départ confus donnera l'occasion à Hans Heyer de s'immiscer dans la course.
Photo de: Motorsport Images
En effet, la procédure de départ est confuse : le système de feux a été endommagé avant la course et c'est au drapeau allemand qu'il faut donc donner le signal de départ (a priori, il s'agit du dernier Grand Prix lancé sans feux dans l'Histoire). La situation n'est pas claire et les hésitations dans le peloton entraînent un accrochage entre l'Ensign de Clay Regazzoni, la Shadow d'Alan Jones et la Surtees de Vern Schuppan. C'est à ce moment-là que Heyer en profite pour quitter la voie des stands et rejoindre le peloton.
Sa course "pirate" ne durera toutefois que neuf tours, après quoi un problème de boîte de vitesses l'obligera à mettre pied à terre, non sans avoir évidemment reçu un drapeau noir. Il est bien entendu dans l'Histoire le seul pilote non qualifié pour une course à en avoir ensuite été disqualifié tout en ayant abandonné pendant celle-ci.
GP du Canada 1969 - Pease
Al Pease est, dans l'Histoire, le seul pilote à avoir reçu un drapeau noir pour avoir été trop lent, tout en faisant montre d'un pilotage erratique à l'origine de plusieurs incidents. Cette situation s'est produite lors du GP du Canada 1969 où Pease, surtout connu pour ses succès nationaux, s'engagera après avoir pris part aux deux éditions présentes en tant qu'invité.
Al Pease est le seul pilote disqualifié pour avoir été trop lent.
Photo de: Motorsport Images
Armé d'une très modeste Eagle Mk1 datant de 1966, Pease se qualifie 17e... à 11 secondes de la pole ! La règle des 107% n'existe pas encore, donc il prend le départ malgré tout, sachant qu'il était tout de même plus rapide que trois autres pilotes derrière lui !
Toutefois, en course, rapidement, c'est une catastrophe : outre son rythme, Pease se retrouve impliqué dans une série d'incidents, notamment avec les leaders qui ne cessent de lui prendre des tours. L'écurie Tyrrell, qui a failli voir Jackie Stewart être éliminé par une de ses manoeuvres hasardeuses, proteste et au 46e tour de course, le drapeau noir est brandi pour Pease, définitivement jugé trop lent. Il faut dire que, dans le même temps, lui n'avait bouclé que... 22 tours.
L'autre utilisation du drapeau noir
Il faut rappeler, pour être complet, que le drapeau noir était aussi utilisé, à une époque, pour signaler aux pilotes que la course était interrompue. Il s'agissait aussi de cas plutôt rares, mais dans de telles circonstances, le drapeau noir était brandi par les commissaires de piste et n'était évidemment accompagné d'aucun numéro de pilote. Il devait inviter les concurrents à ralentir car la course était arrêtée, notamment en cas d'accident.
Après l'annulation du départ du GP de Belgique 1983 à la suite de plusieurs problèmes, le drapeau noir est brandi par les commissaires.
Photo de: Motorsport Images
Aujourd'hui en F1 et dans la plupart des championnats internationaux, ce rôle est dévolu exclusivement au drapeau rouge, qui est désigné comme suit dans le CSI : "Ce drapeau devrait être agité sur la ligne de départ quand il aura été décidé d’arrêter une séance d’essais ou la course. Simultanément, à chaque poste de commissaires autour du circuit devrait également être agité un drapeau rouge."
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