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Formule 1 Présentation Ferrari

Le contrôle plus strict des ailerons n'est "pas un problème" pour Ferrari

Frédéric Vasseur, le directeur de Ferrari, a déclaré que la mise à jour de la directive technique concernant la flexibilité des ailerons des monoplaces, et notamment le renforcement de son contrôle, n'était "pas un problème" pour la Scuderia malgré l'annonce tardive de la FIA.

Les ailerons avant de la Ferrari SF-24

Photo de : Mark Sutton / Motorsport Images

Il y a moins d'un mois, la FIA annonçait qu'elle renforcerait les contrôles concernant la flexibilité des ailerons en 2025, notamment dans le but d'éviter des polémiques autour des limites de ce phénomène comme cela a pu être le cas la saison passée.

L'instance dirigeante a déclaré que les nouveaux tests pour les ailerons arrière entreront en vigueur dès le premier Grand Prix de la saison en Australie. Les contrôles des ailerons avant - bien plus stricts avec une tolérance à la déformation nettement réduite - ne seront introduits que lors du Grand Prix d'Espagne en juin prochain, afin de laisser le temps aux écuries qui avaient déjà développé leurs ailerons dans la continuité de 2024 de les adapter aux nouvelles règles.

Bien que la mise à jour de cette directive technique soit un compromis entre les équipes et la FIA, fruit de longs mois de discussions entre toutes les parties, l'introduction retardée des tests concernant les ailerons avant - qui vise avant tout à rendre la tâche plus facile aux écuries - ne semble pas avoir eu l'effet escompté.

Certains concurrents ayant fait le choix de ne pas se plonger dans le développement de l'aéroélasticité des ailerons, par peur d'être sanctionné par la FIA ou n'ayant tout simplement pas les ressources nécessaires, se sont plaints que ce report bénéficiait surtout aux équipes qui maitrisent le phénomène, comme McLaren ou Mercedes, alors que ce renforcement des contrôles a pour but premier de sanctionner son utilisation.

Ces équipes, qui possèdent des ailerons moins sujets à la déformation aérodynamique, auront logiquement moins de changements à effectuer que les écuries ayant basé leur développement autour de la flexibilité, et auraient donc davantage bénéficié que les contrôles renforcés soient introduits dès le début de la campagne à Melbourne plutôt que neuf courses plus tard.

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En 2024, Ferrari faisait partie de ces concurrents qui avaient choisi de ne pas développer d'aileron avant flexible craignant une intervention de la FIA. En milieu d'année dernière, la fédération avait dans un premier temps annoncé qu'elle n'imposerait pas de tests plus stricts aux équipes, faisant perdre plusieurs mois à la Scuderia avant qu'elle ne conçoive son propre modèle.

Finalement, l'instance est revenue sur ses dires en prenant la décision de renforcer ses contrôles, notamment après les nombreuses polémiques de la saison passée. À l'occasion du premier roulage de la SF-25 ce mercredi à Fiorano, le directeur de Ferrari, Frédéric Vasseur, a déclaré à AutoRacer qu'il voyait cette mise à jour d'un bon œil.

"Pour moi, ce n'est pas un problème, c'est bien d'avoir de la clarté", a-t-il expliqué. "On peut discuter du timing, puisque la règle entrera en vigueur la semaine suivant le Grand Prix de Monaco, mais en fin de compte, je pense que c'est une mesure juste."

"Le pire scénario aurait été de commencer la saison et de recevoir après deux courses une directive technique nous obligeant à changer. Cela aurait été beaucoup plus difficile à gérer, mais aujourd'hui, nous savons tous ce que nous devrons faire, et j'ajouterais qu'une amélioration de l'aileron avant a toujours été dans les plans, maintenant nous savons que nous devrons le faire d'ici le week-end de Barcelone."

Avec Giacomo Rauli

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