Passer au contenu principal

Recommandé pour vous

La BoP ne sera plus publique en 2026 : "Nous voulons éviter toute incompréhension"

WEC
6 Heures d'Imola
La BoP ne sera plus publique en 2026 : "Nous voulons éviter toute incompréhension"

Peugeot tire du positif d'un Prologue "piégeux" à Imola

WEC
Prologue
Peugeot tire du positif d'un Prologue "piégeux" à Imola

Barilla met le paquet (de pâtes) sur la F1

Formule 1
Barilla met le paquet (de pâtes) sur la F1

Pourquoi Acosta se sent impuissant face à Aprilia et Ducati

MotoGP
Pourquoi Acosta se sent impuissant face à Aprilia et Ducati

Domenicali : La F1 "doit trancher" sur les prochains moteurs cette année

Formule 1
Domenicali : La F1 "doit trancher" sur les prochains moteurs cette année

Mercedes et McLaren étaient en piste au Nürburgring cette semaine

Formule 1
Mercedes et McLaren étaient en piste au Nürburgring cette semaine

Zarco épaté par les freinages de Mir : "Je n'arrive pas à faire pareil"

MotoGP
Zarco épaté par les freinages de Mir : "Je n'arrive pas à faire pareil"

Vers une évolution progressive plutôt que brutale du règlement F1 2026

Formule 1
Vers une évolution progressive plutôt que brutale du règlement F1 2026
Analyse

Pourquoi la volte-face de la FIA sur les ailerons flexibles peut se retourner contre elle

La décision de la FIA d'imposer des tests plus stricts sur les ailerons avant tout en retardant leur entrée en vigueur jusqu'au Grand Prix d'Espagne pourrait ne pas avoir les effets escomptés.

Lando Norris, McLaren MCL38

La FIA a revu sa position en imposant des tests plus stricts sur les controversés ailerons flexibles afin d'éviter que le sujet ne suscite encore plus de polémiques au cours de la saison 2025 de Formule 1. Toutefois, en retardant leur introduction, elle s'est assurée que cela restera un sujet de discussion.

Jusqu'à la fin de la saison dernière, Nikolas Tombazis, responsable monoplace à la FIA, affirmait que la fédération était satisfaite des tests de charge statique actuels - malgré leur imperfection - qui permettaient de maintenir sous contrôle les équipes qui exploitent l'aéroélasticité. Cette pratique a été identifiée comme un facteur clé pour assurer l'équilibre des voitures de la génération actuelle, rigides et basées sur l'effet de sol, dans les virages rapides et lents. McLaren a particulièrement bien assimilé cette pratique à partir du package d'évolutions important de Miami.

À la suite de protestations de la concurrence, la FIA a installé des caméras et des stickers supplémentaires à Spa pour mieux observer ce que faisaient les équipes, mais elle a décidé de ne pas prendre d'autres mesures et a déclaré qu'elle n'imposerait pas de tests plus stricts. Ferrari s'est sentie particulièrement lésée, car elle avait fait le choix de ne pas développer sa propre version de ces ailerons avant par crainte d'une intervention de la FIA, lui faisant perdre plusieurs mois avant de concevoir son propre modèle.

Lire aussi :

Après une analyse plus approfondie, la FIA a fait volte-face à la fin de l'année dernière et a informé les équipes qu'elle modifierait finalement bien les tests pour 2025. Les modifications apportées aux tests de l'aileron arrière entreront en vigueur dès le début de la saison à Melbourne, avec un durcissement du contrôle de la déformation de l'aileron avant qui suivra en Espagne, soit lors de la neuvième course de la saison, le 1er juin. Le principal souhait de l'instance dirigeante est de mettre fin aux interminables débats sur le sujet, qui ont dominé la seconde moitié de 2024, et de garantir "des conditions équitables pour tous les concurrents afin de promouvoir des courses équitables et passionnantes".

Le test de l'aileron arrière évolue à partir de la première course à Melbourne, mais il est entendu qu'il s'agit en grande partie d'un exercice de codification de certains des changements que la FIA avait déjà demandé à McLaren et à d'autres équipes de faire dans la foulée de la saga du "mini-DRS" du GP d'Azerbaïdjan, qui avait également suscité la controverse dans le paddock. Le vrai plat de résistance reste la modification du test de l'aileron avant, avec une tolérance à la déformation nettement réduite - d'environ un tiers - sur les points de mesure de la FIA.

Des ailerons avant de la Ferrari SF-24.

Des ailerons avant de la Ferrari SF-24.

Photo de: Erik Junius

Pourquoi retarder le changement pour les ailerons avant ?

La FIA a précisé que les changements sont échelonnés afin que les équipes qui prévoyaient de reconduire leurs designs 2024 ne soient pas contraintes de se débarrasser de leurs ailerons et d'en développer de nouveaux pour le début de la saison.

Selon les informations de Motorsport.com, les tests plus stricts étaient initialement tous prévus pour le début de la saison, mais il y a eu un lobbying important de la part de certaines écuries qui avaient déjà développé des ailerons flexibles pour retarder l'introduction du nouveau test, d'abord jusqu'à Imola, puis jusqu'à Barcelone.

Les rumeurs selon lesquelles des équipes comme Red Bull auraient été prises au dépourvu, ou furieuses, à la suite de ces changements, ne sont pas fondées, car ces modifications ont fait l'objet de longues discussions, de sorte que les équipes savaient qu'elles allaient être introduites et avaient assez de temps pour y réagir.

Certaines petites structures qui n'ont pas encore d'ailerons avant flexibles ont l'impression que ce report donne l'avantage à celles qui sont à la pointe d'une pratique dont la FIA considère clairement qu'il faut la réprimer.

Mais le malaise persiste quant à l'échelonnement de leur mise en œuvre, le durcissement complet concernant l'aileron avant n'intervenant qu'après neuf courses au cours d'une campagne comptant 24 épreuves. D'un côté, cela permet aux équipes d'intégrer l'intervention de la FIA dans leur cycle de développement de début de saison, un circuit comme Barcelone étant souvent choisi pour le lancement de packages importants d'évolutions.

Mais d'un autre côté, certaines petites structures qui n'ont pas encore d'ailerons avant flexibles ont l'impression que ce report donne l'avantage à celles qui sont à la pointe d'une pratique dont la FIA considère clairement qu'il faut la réprimer. Et si le fait de ne pas obliger les équipes à effectuer des changements dès la première course peut être considéré comme un moyen de leur faciliter la tâche en leur évitant de remiser au placard des éléments déjà conçus, certains concurrents du milieu de peloton auront d'ores et déjà moins de changements à effectuer que des écuries comme McLaren et Mercedes, et auraient donc davantage bénéficié d'une telle mesure si elle avait été mise en œuvre dès le départ.

L'autre aspect est la perspective imminente de la révolution réglementaire de 2026, qui oblige déjà les équipes à diviser leurs ressources et leur attention. Devoir modifier les ailerons avant d'ici juin pourrait être une distraction malvenue et coûteuse pour les constructeurs qui voulaient pleinement passer à la vitesse supérieure pour 2026 à un stade précoce.

Le départ du GP de Hongrie 2024.

Le départ du GP de Hongrie 2024.

Photo de: Steve Etherington / Motorsport Images

Quel impact pour les équipes et le titre 2025 ?

Cela dépend à qui vous posez la question, mais une source haut placée au sein d'une équipe a qualifié le changement de "sérieux" et a été catégorique sur le fait que les équipes concernées - qui, avec McLaren et Mercedes, incluraient également des constructeurs comme Aston Martin et Alpine - devront apporter des changements significatifs pour s'y conformer, non seulement au niveau de l'aileron avant, mais également au niveau du très important plancher, car le design de l'aileron a un impact sur tout ce qui se trouve en aval.

Compte tenu du regain de performance qui l'a fait passer du milieu de grille au titre de champion du monde, beaucoup d'attention sera focalisée sur la manière dont McLaren entamera la saison 2025 et sur la façon dont elle pourra ensuite réagir au changement qui surviendra à partir de l'Espagne, l'équipe souhaitant défendre avec succès son titre sans compromettre ses ambitions pour 2026.

Lire aussi :

Mais ce que la solution actuelle fera, c'est garantir que 2025 sera un championnat à deux vitesses et que les ailerons avant flexibles resteront un sujet de discussion, précisément le contraire de ce que la FIA imaginait. Et bien qu'il ne soit pas rare que des directives techniques soient introduites en cours de saison pour modifier la réglementation, dans le cas présent, cela aurait pu être évité soit en prenant des mesures plus tôt, soit en laissant le problème se régler au cours de la dernière année de la réglementation actuelle.

En fin de compte, le résultat final de plusieurs mois de discussions est un compromis. Et comme c'est souvent le cas en F1, un compromis n'est pas conçu pour satisfaire tout le monde. Il est conçu pour faire le moins de mécontents possible.

Article précédent Sauber lance une base en Angleterre avant l'arrivée d'Audi en F1
Article suivant Pourquoi Haas n'utilisera pas la soufflerie Toyota malgré leur alliance

Meilleurs commentaires